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Airbus décroche la Lune

L'Agence Spatiale Européenne (ESA) a attribué à Airbus le contrat d’étude CLTV (Cis-Lunar Transfer Vehicle) pour un croiseur lunaire, le « Moon Cruiser ».

30.01.2021

Airbus est chargé du futur véhicule logistique polyvalent et autonome Moon Cuiser pour soutenir les futures missions lunaires © Airbus

Le croiseur lunaire « Moon Cruiser » est un véhicule logistique polyvalent et autonome qui fournira, par exemple, un soutien à la NASA et à l’ESA dans la mise en œuvre des futures missions lunaires Artemis. Le vaisseau spatial sera basé sur des technologies existantes et éprouvées et pourra compléter le polyvalent alunisseur logistique lourd européen (EL3).

Le croiseur sera en capacité de transporter du fret ou du carburant pour le ravitaillement en orbite lunaire et vers la future station orbitale lunaire (Gateway) qui permettra une présence permanente sur la Lune et une exploration au-delà. Il sera utiisé également pour le transfert d’un grand module lunaire en orbite lunaire basseLe CLTV est nécessaire pour piloter un alunisseur ou un lanceur entre la Gateway et l’orbite lunaire basse, pour effectuer des missions d’alunissage et décollage avec des capacités plus importantes et étendues. La polyvalence de CLTV lui permettra également de soutenir des missions d’infrastructure orbitale post-ISS en orbite terrestre basse ainsi que des missions dans le domaine des services aux satellites géostationnaires.

La conception du CLTV permet d’effectuer plusieurs types de missions avec un seul véhicule et est compatible avec différents lanceurs. La solution d’Airbus est un concept mature, polyvalent et modulaire qui s’inspire du large éventail de missions et de véhicules de vol habité et d’exploration spatiale construits par Airbus pour l’ESA, notamment le module de service européen d’Orion (ESM), ainsi que les cinq missions réussies des véhicules de transfert automatique (ATV), transportant au total environ 30 tonnes de fret dans l’espace.

Le CLTV peut être lancé par Ariane 6, et il pourrait transporter un module de plus de 4,5 tonnes jusqu’à la Gateway. L’ESA pourrait déployer le CLTV dans la seconde moitié de la décennie, pour une « croisière » en trajectoire directe vers la Lune. L’objectif est de valider le concept du CLTV jusqu’à la phase suivante (B2/C/D) lors du prochain Conseil ministériel en 2022, avec un lancement prévu en 2027.

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11 commentaires

  • Arminius

    Voilà l’expression du coté viral de l’humanité. D’un coté nous détruisons la planète qui nous a vu naître, d’un autre nous commençons à vouloir exporter ce modèle létal pour la vie sur d’autres planètes. Il y a déjà des résidus de l’activité humaine un peu partout dans l’espace, sur la lune, maintenant sur mars. faut-il vraiment poursuivre cette folie au moment ou le modèle économique qui la finance est en perdition ?

    • Jean-Mi

      Donc, doit-on rester sur cette planète et nous en contenter ? Rétreindre notre curiosité naturelle, celle des animaux, qui veut que l’on explore son environnement, que l’on connaisse son monde ? Ça serait une première dans l’histoire des hommes et des animaux depuis l’apparition de la première bactérie…

  • PlasticPlane

    Bonsoir Pilotaillon curieux,
    Et si, pour cette fois, au lieu de diverger vers la politique, nous le faisions vers l’œnologie…
    Dans le reste de la France 🙂 les vins de Savoie ne jouissent pas d’une réputation à la hauteur qu’il méritent certainement.
    Vous pouvez nous dire deux mots de ce Marestel que vous semblez goûter ?
    Merci !

    • Pilotaillon écolo

      Ces ceps poussent de sur la face ouest de la chaine de l’épine, de l’autre côté du col du Chat, à Jongieux, face opposé de la finale 18 de LFLB, le coté ensoleillé l’après midi.
      C’est vraiment un rare mais ravissant blanc (remarquable sur le guide Hachette) qui donne un autre ton au terroir.
      Mais il n’est pas seul : Le Chignin Bergeron et l’Ayse (Belluard) que l’on trouve également sur de belles tables.
      Avec ou sans tire-fesses on a tout de même des tire-bouchons, les Savoie regroupent 21 étoiles pour 32 restaurants, tout de même.
      Je connais également une référence nationale (discrète) dans le domaine de la conduite bio-dynamique des vignes, qui réside pas très loin… et qui a certainement stimulé certains producteurs locaux vers la sagesse agroécologique. Cela reste entre nous, il m’est arrivé de convoyer vers un centre d’essai, des boutures herbacées de vignes dans un DR400 rouge.
      Avec beaucoup d’expérience (beaucoup = respect !), le producteur météophile évite les sulfites en particulier, ce qui ajoute à la tendresse que l’on peut éprouver durant l’instant, et le lendemain !
      PS : il y a un nid de parapentistes vignerons en combe de Savoie, où le beau temps est préférable aux jours bâchés car taquiner le thermique est vraiment moins héroïque que d’attendre de bonnes conditions au caveau.
      Finalement, tout est bon dans ces vallées, sauf à voler sous le vent avec un JU52 en HB…
      ;o)

      • PlasticPlane

        Excellent 🙂 MERCI !

      • Pilotaillon, vivant et réaliste

        Au fond c’est pas trop difficile de décrocher la Lune en France, quelque soit le terroir, ou le sujet de réunion : il suffit de connaitre l’instructeur habilité à donner les paramètres vers la bonne destination.
        Checklist arrivée sur zone :
        – Ouvrir les yeux et les zoreilles
        – écouter les dernières de la météo locale, vérifier que l’on se présente à la bonne saison (les récoltes)
        – se préparer mentalement à l’exercice car les accents changent selon les terroirs et le décodage n’est pas toujours écris dans le manuel de phraséologie
        – Les 3 vertes :
        1 – Attendre que la porte s’ouvre
        2 – le sourire qui va bien
        3 – subir sans sourciller la suite
        – ne pas oublier de clore à la radio.
        …. Aucune idée du FPL retour, car la machine restera à l’abri, jusqu’à nouvel ordre.

      • Pilotaillon, recrue deuxième classe

        Erratum : 51 étoiles (c’est le Marestel sans doute !) pour 32 restaurants…
        On ne les coupes pas encore en tranche pour les répartir entre bonnes tables, mais avec la crise tout peut arriver.

  • Pilotaillon curieux

    Décision stratégique à mon sens. (de béotien, mais quelqu’un pourrait peut-être nous en dire davantage…)
    Le modèle Airbus se rapproche de plus en plus de celui de Boeing, par la diversification des productions pour, j’imagine, à la fois diluer les risques liés aux cycles conjoncturels et pour prendre, au niveau d’une entité significative, une place au niveau mondial…
    Cela semble naturel, compte tenu des moyens humains et industriels déjà en place.
    L’Europe cultive son indépendance.
    Parmi tous les facteurs, je remercie les US (en retrait à petits pas constant de l’OTAN) et les crises successives qui font prendre conscience aux populations de l’impasse dans laquelle se met un pays qui souhaiterait jouer en solo…
    Il n’y a plus qu’une catégorie (une taille critique) non seulement pour avoir « son mot à dire » dans le concert des nations mais surtout pour disposer des moyens nécessaires à s’adapter aux enjeux climatiques, sanitaires et économiques à venir…
    Pour le prix d’une tournée de Marestel – Huitre, je veux bien prendre rendez-vous dans 10 ans.

    • Guynemer13

      Ah non, certainement pas du Marestel avec des huîtres, crime de lése majesté mais plutôt un Quincy de chez Mardon ou un Menetou salon du Marquis de Maupas ou de chez Clément !

      • Pilotaillon, vivant et réaliste

        Pas de polémique, seul le factuel compte : On comparera les deux solutions, promis, dès qu’on aura su comment ces laborantins (vraiment trop forts) auront su calmer ce Sars-Cov de derrière les fagots de paille de riz !

    • David

      Bonjour Pilotailon,

      Un peu d’histoire, le groupe EADS renommé Airbus, contenait différentes entité dont Airbus (Airbus Avion) et ASTRIUM (aujourd’hui Airbus Défense and Space).
      Airbus DS (ex ASTRIUM) oeuvre dans le spacial depuis des décennies, il est le champion français des satellites devant Thales Alenia Space. Et un des plus grands groupes spacial mondial.
      Donc point de diversification pour Airbus, juste des changements (pas très récent) de noms.

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