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Mobilité urbaine : une nouvelle direction chez Airbus

Au terme d’une phase exploratoire de deux ans dans la mobilité urbaine, Airbus passe la vitesse supérieure. L’avionneur vient de créer l’UAM (Urban Air Mobility), une nouvelle entité basée à Munich. A sa tête, un jeune cadre « maison » de 40 ans.

31.05.2018

Le Vahana d'Airbus a effectué son premier vol le 31 janvier 2018 dans l'Oregon. © Airbus

Depuis 2002, Eduardo Dominguez Puerta a joué un rôle majeur dans l’innovation au sein du groupe Airbus. Voilà donc aux yeux de Tom Enders le « candidat idéal » pour piloter cette nouvelle phase de développement sur le marché de la mobilité urbaine des airs.

L’ingénieur a notamment participé à la création de A³,un centre de recherche filiale d’Airbus basé dans la Sillicon Valley et qui planche sur le futur taxi volant électrique (eVTOL) « Vahana ». Le prototype a effectué son premier vol de 53 secondes en début d’année. On est encore loin des certifications et de l’ubérisation du ciel mais l’enjeux est grand, la concurrence aussi.

Face à Airbus, il y a justement l’américain Uber qui vise 2023 pour ses premiers vols commerciaux. Celui qui a fait de la mobilité urbaine un nouvel objectif a récemment annoncé différents partenariats de développement du eVTOL avec de grands constructeurs comme Embraer. Airbus se positionne plutôt bien avec un autre projet de eVTOL, le CityAirbus, développé par Airbus Helicopters ainsi qu’une plateforme de réservation d’hélicoptères à la demande, première du genre dans le monde.

Tous ces projets seront coordonnés par l’UAM pour  faire le lien avec les acteurs externes tels que les clients, partenaires et les autorités de régulations dont principalement l’Union européenne qui prépare une réorganisation de sa sécurité aérienne pour accueillir toutes sortes d’aéronefs aux applications professionnelles, dont le transport…

Jérôme Bonnard

 

3 commentaires

  • Bravo Airbus. Voilà un magnifique projet pour prendre du Crédit d’Impôt Recherche. Une fois que de l’argent public aura été englouti (et avant le commencement de tout prototype, surtout), le projet sera abandonné, comme l’a été l’E-fan2

    • TGVF

      Je vous trouve bien critique à l’égard d’Airbus et, plus largement, du dispositif CIR dont bénéficie les industriels qui font un effort d’innovation. Le CIR est une aide d’Etat qui ne peut couvrir au maximum que 50%¨des coûts réels hors taxes (seul ou globalement avec d’autres subventions à l’innovation): en accord avec les règles OMC/WTO. Les autres 50% doivent être payés en autofinancement par l’entreprise, et la TVA est en plus (théoriquement remboursable pour la recherche). Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux là dedans. Bien sûr, il peut y avoir des abus mais les audits et vérifications ont été multipliés, ce qui représente un coût administratif non négligeable pour les entreprises. Donc le CIR n’a rien d’un arnaque au contribuable comme vous semblez le croire….

    • Stampe

      Bonjour,
      Ce type de crédit serait valable pour des activités en France…
      C’est malheureusement le problème avec Airbus: le management a décidé de tout mettre en Allemagne et aux USA, en tuant le projet E-Fan, qui était vu comme trop peu ambitieux (évidemment puisqu’il servait, lui, à quelque chose de réaliste: former des pilotes).
      Mieux vaut se lancer dans des projets à haute visibilité, même s’ils sont destinés à disparaitre dans le sillage des projets suivants…

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