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La reprise du transport aérien hypothéquée par l’endettement des compagnies

La dette des compagnies aériennes est en hausse de 28%. Ce niveau élevé va peser sur la relance des compagnies aériennes estime l’IATA.

2.06.2020

L'IATA estime que les mesures d’aide des gouvernements ont permis aux compagnies aériennes d’éviter la faillite, « mais elles ont accentué l’endettement de 120 milliards $.© Lufthansa

L’Association du transport aérien international (IATA) a publié une analyse qui révèle que la dette de l’industrie mondiale du transport aérien pourrait atteindre 550 milliards $ d’ici la fin de l’année. Cela représente une augmentation de 120 milliards $ par rapport à la dette au début de 2020.

Une portion de 67 Md$ de la nouvelle dette est associée aux prêts gouvernementaux (50 Md$), aux impôts différés (5 Md$) et aux garanties de prêt (12 Md$). Une portion de 52 Md$ provient de sources commerciales, notamment les prêts commerciaux (23 Md$), les dettes sur les marchés financiers (18 Md$), les dettes associées aux nouveaux contrats de location-exploitation (5 Md$) et l’accès aux facilités de crédit existantes (6 Md$).

L’aide financière est une bouée de sauvetage pour traverser la pire des crises sans mettre fin aux opérations. Mais durant la période de redémarrage qui suivra plus tard cette année, l’endettement atteindra presque 550 Md$, une augmentation massive de 28 %, alerte IATA.

Au total, les gouvernements ont consenti aux compagnies aériennes une aide financière de 123 milliards $. De ce chiffre, 67 Md$ devront être remboursés. Le reste consiste en subventions salariales (34,8 Md$), en financement par actions (11,5 Md$) et en allègements fiscaux et subventions (9,7 Md$). Tout cela est vital pour les compagnies aériennes qui vont dépenser un montant estimé à 60 Md$ de liquidité au deuxième trimestre seulement.

En résumé, pour les compagnies, le défi réside maintenant dans la reprise avec des comptes plombés par des dettes et des coûts opérationnels qui vont s’envoler du fait du poids des contraintes sanitaires et du nombre réduit des clients.

« Les coûts fixes devront être répartis entre moins de voyageurs. En plus, les compagnies aériennes devront rembourser des dettes massives associées à l’aide financière. », avertit l’IATA.

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Un commentaire

  • lavidurev

    Une aide de 7 milliards d eur au groupe AF-KLM sous forme de pret dans ce cas ne devrait pas autoriser le versement d une prime de 760.000 eur au Dir. Gen. du groupe AF dans ce cas.

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