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Poursuite de la baisse du trafic passagers en février 2021

L’Association du transport aérien international (IATA) a annoncé que le trafic de passagers a diminué en février 2021, qu’on le compare au trafic d’avant la COVID-19 (février 2019) ou à celui du mois précédent (janvier 2021).

9.04.2021

Les transporteurs d’Europe ont enregistré une diminution de trafic de 89,0 % en février 2021, comparativement à février 2019 (-83,4 % en janvier 2021 par rapport à janvier 2019). © Gatwick Airport

La demande totale de voyages aériens en février 2021 (mesurée en kilomètres-passagers payants, ou RPK) était en baisse de 74,7 % par rapport à février 2019. Ce résultat est pire que le déclin de 72,2 % enregistré en janvier 2021, comparativement à il y a deux ans. Il est la conséquence directe de l’apparition de nouveaux variants du Covid-19.

« Les résultats de février n’annoncent pas une reprise des voyages aériens internationaux.« , Willie Walsh, directeur général de l’IATA 

La demande internationale en février 2021 était inférieure de 88,7 % à celle de février 2019, ce qui marque une nouvelle baisse si on compare au déclin de 85,7 % en glissement annuel observé en janvier. C’est le pire résultat de croissance depuis juillet 2020. Dans toutes les régions, les résultats sont pires qu’en janvier 2021.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont vu le trafic diminuer de 95,2 % par rapport à février 2019, un résultat similaire au déclin de 94,8 % enregistré en janvier 2021 (comparativement à janvier 2019). La région subit encore la pire baisse de trafic pour un huitième mois consécutif. La capacité était en baisse de 87,5 % et le coefficient d’occupation des sièges perdait 50,0 points de pourcentage pour s’établir à 31,1 %, le taux le plus faible parmi toutes les régions.

Les transporteurs d’Europe ont enregistré une diminution de trafic de 89,0 % en février, comparativement à février 2019, un déclin considérablement pire que celui de 83,4 % observé en janvier, par comparaison à janvier 2019. La capacité a diminué de 80,5 % et le coefficient d’occupation a perdu 36,0 points de pourcentage pour s’établir à 46,4 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord ont vu leur trafic diminuer de 83,1 % par rapport à février 2019, une détérioration si on compare au déclin de 79,2 % observé en janvier. La capacité a diminué de 63,9 % et le coefficient d’occupation a perdu 41,9 points de pourcentage pour s’établir à 36,7 %.

« Les gens n’ont pas perdu le désir de voyager. Ils vont le faire, à condition de pouvoir voyager sans menace de quarantaine. »

La demande intérieure totale était en baisse de 51,0 % par rapport au niveau d’avant la crise (février 2019). En janvier, la demande était en baisse de 47,8 % par rapport à la même période en 2019. Cela était largement attribuable à la faiblesse des voyages en Chine, parce que le gouvernement a demandé aux citoyens de rester à la maison durant la période du Nouvel An lunaire.

En Australie, le trafic intérieur était en baisse de 60,5 % en février, par rapport à février 2019, une amélioration importante comparativement au déclin de 77,3 % observé en janvier, par rapport à janvier 2019. Certaines restrictions frontalières entre les États ont été allégées au début de février.

Aux États-Unis, le trafic intérieur a diminué de 56,1 % en février, comparativement au même mois en 2019, ce qui marque une amélioration par rapport au déclin de 58,4 % observé en janvier (par rapport à janvier 2019). L’amélioration est attribuable à la baisse du taux de contagion et à la vaccination accélérée.

« Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis ont statué que les personnes vaccinées pouvaient voyager en sécurité. C’est une bonne nouvelle. De plus, récemment, une recherche menée par Oxera-Edge Health a mis en lumière l’efficacité de tests de COVID-19 rapides, précis et abordables. Ces développements devraient rassurer les gouvernements sur le fait qu’il existe des moyens de gérer efficacement les risques liés à la COVID-19 sans recourir à des mesures de quarantaine qui tuent la demande ou à des tests PCR dispendieux et longs », selon Willie Walsh, directeur général de l’IATA. « Il faut d’urgence faire avancer deux éléments clés nécessaires au redémarrage efficient des voyages. Le premier élément est le développement de normes mondiales relatives aux certificats numériques de test et de vaccination. Le deuxième réside dans l’acceptation par les gouvernements des certificats numériques. »

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