Accueil » Publication de l’enquête du BEA sur un incident grave à Saint-Barthélemy. 

Publication de l’enquête du BEA sur un incident grave à Saint-Barthélemy. 

Le 24 janvier 2014, un biturbopropulseur Twin Otter a percuté l’appareil photo d’un photographe au passage du célèbre col de la Tourmente, en courte finale sur l’aéroport de Saint-Barthélemy. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) vient de publier son rapport d’enquête.

4.01.2021

La compagnie antillaise Winair exploite quatre DHC-6 Twin Otter d'une capacité de 19 sièges. © Winair

Mieux vaut tard que jamais. Il aura donc fallu près de sept ans au BEA pour rendre public son rapport d’enquête et ses conclusions. Les faits ont, en effet, eu lieu, le 24 janvier 2014. Cet après-midi là, le De Havilland DCC-6 Twin Otter effectuait un vol régulier entre l’aéroport international Princess Juliana, sur l’île de Saint-Martin, et l’aérodrome de Saint-Barthélemy. Le commandant de bord aux commandes totalisait environ 9.500 heures de vol dont environ 9.200 sur Twin Otter. Au passage du col, il dit avoir perçu un bruit et ne pas avoir vu de piétons au niveau du col lors de l’approche. 

Saint-Barth est un aérodrome à usage restreint. L’approche finale demande de la précision. L’aérodrome dispose d’une piste 10/28 en dur d’une longueur de 650 m et d’une largeur de 18 m. La piste 10 présente une pente descendante de 2 %. 

« Lors de l’approche pour la piste 10, à 150 m du seuil, les aéronefs survolent en général à moins de dix mètres de hauteur le col de la Tourmente, surplombé lui‑même d’obstacles dont un calvaire répertorié sur la carte VAC (157 ft). », précise le BEA dans son rapport d’enquête.

Même s’il est interdit de stationner dans l’axe de la piste, le long de la route du col, et de s’aventurer à pied, en dessous de la route, il y a souvent des spectateurs et des photographes pour voir passer de très près les avions. C’était le cas, le 24 janvier 2014, quand un photographe professionnel a été projeté à terre au passage de Twin Otter de la compagnie Winair. L’avion a heurté et détruit son appareil photo. « L’enquête n’a permis de déterminer si le piéton avait conscience du danger qu’il encourait malgré la signalisation installée à cet effet. », précise le BEA.

Dans leurs conclusions, les enquêteurs insistent sur la « sur la gestion de la trajectoire verticale par les pilotes au cours d’une phase de pilotage extrêmement complexe. » Ils soulignent aussi que « les risques spécifiques à cette approche sont à mettre en regard de l’importance que représente l’aérodrome pour l’activité économique de l’île, et plus généralement pour son désenclavement. » 

Lire le rapport d’enquête du BEA sur l’incident grave de l’avion De Havilland – DHC-6 Twin Otter  immatriculé PJ-WIS  survenu le 24 janvier 2014  à Saint-Barthélemy (Antilles Françaises).

Retrouvez nous en podcast et vidéo

14 commentaires

  • Meunier

    L approche par le col est bien connue pour requérir une extrême précision pour faire un toucher de roues au bon endroit
    De plus l aérologie n y est pas calme ( col)
    Le photographe connaissait l approche spectaculaire tant le twin est obligé de raser le col et donc ne peut pas ignorer le risque.
    Il s en tire à moindre frais et aurait pu causer un vrai accident en étant complètement percuté. Au préfet de signaler que le couloir est interdit à tout engin où personne.

  • Margerie

    J ais vu cet accident de mes yeux, la personne, un américain était sur la plage au bout de la piste, il prenait une photo de l l’avion, quand une des roues du train d atterissage de l appareil le toucha à la tête, la personne est décédée quelques heures après à St Martin à l l’hôpital, quand à l l’avion il termina sa course dans l’eau. Le col de la tourmente porte bien son nom, je me souviens quand je passait en moto, des avions passaient à deux ou 3 mètres de ta tête, impressionnant. De plus dans les années 90 un avion c est craché dans une maison, tuant tous les occupants. Paix à leurs âmes.

    • JmB

      Pardon mais je ne pense pas qu’il s’agisse du même accident: vous parlez d’un photographe sur la plage qui est décédé, le rapport d’un photographe sur la route du col simplement projeté à terre (blessé léger).
      De plus le rapport précise que le pilote a mentionné le choc par radio pendant son roulage vars le parking. Il n’a donc pas fini dans l’eau.

    • Jean-Mi

      Quand on poste un faux message, faut être crédible. Le rapport d’incident parle d’une personne jetée à terre sur la crète du col et de son appareil photo détruit, seuls dégâts constatés, mais pas du tout sur la plage en bout de piste. Le rapport ne parle pas non plus du fait que l’avion soit sorti de piste. L’équipage à juste signalé à la tour avoir entendu « un bruit » alors qu’ils rentraient au parking normalement.
      S’il y avait eu mort du photographe, cela serait signalé, et le rapport ne serait plus celui d’un incident mais d’un accident.
      Soit vous n’y étiez pas, soit vous avez vu un autre accident.

    • Gratte

      Votre réponse est hors sujet, voir fausse car l’incident c’est passé au col de la tourmente côté ouest de l’aéroport et non sur la plage. Pas de dégâts matériel sauf un appareil photo HD. Le photographe à été toucher sans gravité. Ayer l’honnêteté de reconnaître que vous n’avez pas vu cet incident et que vous ni été même pas. Parler pour ne rien dire c’est improductif. Cordialement.

    • Jean- Bernard

      Le crash qui a eu lieu date du 24 mars 2001 et se situe sur l’autre versant avant le passage du col

  • Aff le loup

    Mr Barnett a raison : 7 ans pour finaliser un « dossier » qui vu l’impact sur le monde aéro avait dû tranquillement prendre la poussière…d’où l’avantage des inventaires de fin d’année…
    Tout cela pour un appareil photo foutu…en photo, se méfier de l’effet « sournois » du téléobjectif…

    Est-ce que l’inconscient a porté plainte pour agression ?

  • Schlaifer

    Bonjour et meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021 !
    petite remarque : dommage que les photos qui illustrent soient des photos d’un Cessna … ce qui ne correspond pas au Twin Otter …

    • Gil Roy
      Gil Roy

      C’est juste une question de droits d’auteur ! Nous n’avons pas trouvé de photo d’un Twin Otter se posant à St Barth libre de droits.

    • Jean-Mi

      Ces photos sont surtout celles utilisées dans le rapport du BEA… qui lui aussi illustre avec des photos libres…

      • Daurat Europe

        Il faudrait faire un concours de photo libre de droit … Mais ne compter pas sur Laetitia pour vous en donner une libre de droit de St-Barth …

  • I know this airport very well and have only two things to say: Seven years to reach this conclusion is irresponsible as even a child could see it is dangerous. A professional photographer always goes that extra bit to get a more spectacular image, and there are signs which are mostly ignored. The photographer knew exactly what he was doing. It’s not unlike the idiots who hang onto the fence at Princesse Juliana airport on St Marteen when the big jets accelerate their engines before take off. A lady was killed there a couple of years ago.

    • Mark LaPlace

      You’re totally correct, signs are posted and if you choose to ignore them this can happened. The approach into St. Barths is very critical on the final approach especially when they’re experiencing the Christmas winds. As a pilot the safe landing of the aircraft and its passengers is most important. Even though this very seldom happens people need to use good judgement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.