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1/4 – Junkers Ju-52 : Julie entre guerre et paix

On a fait grand cas ces derniers mois de l’escadron franco-allemand équipé de C-130J. Mais si l’on rembobine le film du transport aérien militaire français, on voit passer successivement à l’écran et en marche arrière l’A400M, le C160 Transall, le Nord 2501 Noratlas et même le Junkers Ju-52. Qui aurait cru pendant la seconde guerre mondiale que l’avion en tôle ondulé serait le premier maillon d’une longue coopération franco-allemande dans le domaine du transport militaire ? En voici l’histoire en quatre épisodes, avec pour commencer les aventures du Ju-52, alias AAC-1 Toucan ou encore, plus familièrement, "Julie".

30.07.2018

Le chargement par la porte latérale n’est pas un point fort du Ju-52… Il faut beaucoup d’huile de coude pour faire entre un moteur de rechange dans le fuselage. © Michel Maisonhaute.

Pendant la seconde guerre mondiale, l’Allemagne confie à la France la fabrication du célèbre trimoteur Ju-52 de Junkers. Les Ateliers Aéronautiques de Colombes (AAC, ex usines Amiot nationalisées par le Front Populaire) s’y collent et produisent plusieurs centaines d’appareils.

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

9 commentaires

  • Rafale

    Bonjour Frédéric,
    Il faut aussi savoir que dès juin 1941 Vichy avait réclamé à Berlin la livraison de 50 Ju-52 pour permettre à son aviation d’alimenter en renforts les forces françaises de Syrie alors en pleine confrontation avec les Alliés. Demande refusée…La Luftwaffe, qui venait d’en perdre plusieurs centaines en Crète, avait trop besoin de ses Ju-52 survivants en Russie.

  • BERTRAND

    Toute une époque révolue .Au Sénégal il fallait aller retour pour faire Thiès -Bangui 65h00 de vol …..carnet de vol à l’appui(dans le début des années 50). Quelques années plus tard il fallait entre 10 h et 10h30 !!!!Les temps ont changés,la fatigue ,le « tabassage » en basse altitude ,et des moyens de radio navigation plus que sommaires à l’époque.

  • René LACHARTRE

    Mon premier vol a eu lieu en avril 1945… Dans Ju de la marine entre Alger, Istres et le Bourget j’avais 9 mois! Et chaque fois que j’en vois un j’ai un petit pincement et si…..

  • LBE

    Il faut lire ou relire les mémoires de Guillaume de Fontanges : Les Ailes te portent , le baron raconte ….un monument qui nous transporte au dessus des rizières de l’Annam Tonkin et Cochinchine sans oublier Madagascar en Ju…dans des conditions à peine imaginables aujourd’hui…

  • Nil

    Quel bel hommage pour cet avion légendaire.
    Dès le début de la seconde guerre mondiale il était déjà dépassé, mais pourtant ce fut l’appareil de transport de loin le plus utilisé par les allemands. Pourquoi? tout simplement car il n’y avait pas d’autre avion qui reunissait toutes ces qualités à la fois:
    Robuste, très fiable, sûr, facile à piloter et à entretenir, très économique, tout terrain, atterrissage et décollage court, vole sans rechigner dans toutes les conditions: hiver rude de Russie ou d’Europe du Nord, chaleur torride du desert d’Afrique.
    Appelé « Tante Ju » par les allemands,
    Il était très aimé par les équipages et laissera des bons souvenirs…parfois aussi pour ses petits défauts rigolos, du genre l’huile du moteur qui coule sur le par brise, ce qui force les pilote à l’essuyer en vol!
    Merci pour cet article Frédéric. Etant un grand fan des mythiques Junkers 52 et du Douglas DC3, je l’ai lu avec grand plaisir

  • michael tolini

    Un bout d’histoire meconnu raconte avec talent et passion, merci.

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