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Les Assises de l’aviation ou le risque d’un colloque à charge

Dans la deuxième quinzaine de septembre 2021, plusieurs associations ouvertement hostiles au transport aérien organisent des rencontres sous le titre "Assises de l'aviation". Gilles Rosenberger, ingénieur aéronautique impliqué depuis de nombreuses années dans la transition énergétique de l'aviation, s'interroge ici et interpèle la communauté aéronautique à propos de cette initiative militante.

10.09.2021
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Du 17 au 26 septembre 2021 vont se tenir les Assises de l'aviation, d’abord à Toulouse puis à Paris.  Elles sont organisées par le collectif « Pensons l’Aéronautique pour Demain », notamment associé ici à la CGT, ATTAC France, divers collectifs contre les nuisances aériennes et d’autres dédiés à l’éducation populaire.

Les organisateurs ont ainsi reçu le support de Greenpeace, the Shift Project, Résistance Climatique, SupAero Decarbo (à ne pas confondre avec l’Ecole SupAero, dont certain...

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A propos de Gilles Rosenberger

chez Aerobuzz.fr
Gilles Rosenberger se définit comme ingénieur, pilote (aile delta, planeur et avion monomoteur) et entrepreneur. Il a construit son expérience et son expertise dans des sociétés telles que Socata, Aircelle, Safran, GECI-Skylander, Thales, Airbus-Voltair et Faraday Aerospace, Son implication dans le projet eFan d'Airbus lui permet de découvrir la propulsion électrique et à l’arrêt du programme, il fonde en 2018, avec 5 autres spécialistes issus de Safran, Boeing, Valeo, Faraday Aerospace, une start up dédiée à la propulsion électrique et hybride pour aéronefs certifiés. La société disparaitra dans les tourbillons de la covid et pour continuer à développer sa vision d’une aviation décarbonée, il rejoint Time To Fly, une société de conseil dédiée à une aviation sure et durable.

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38 commentaires

  • Roméo Mike

    Cet événement me semble animer par une volonté de fournir une vision non individualiste et démocratique (contrairement à ce que j’ai pu lire) d’un sujet qui s’applique à l’ensemble de la société, puisque ce sont des tables rondes et non des vidéos YouTube, puisque des chercheu.r.se.s s’expriment et non uniquement des acteurs économico-industriels, et puisque les industriels ont apparemment été invités. S’ils ont refusé, je vois ça comme un manque de courage et surtout de responsabilité, je ne les excuses pas comme certains l’ont fait. Si certains employés passionnés du secteur aéro (comme c’est mon cas) ressentent des craintes à ce que notre secteur soit questionné -comme tous les autres secteurs doivent l’être- dont la vision d’une mobilité toujours guidée par le profit et non la nécessité, le développement de technologies ultra moderne et dépendante de hautes spécialisations, etc, j’invite à conscientiser la réaction de défense en présence et à la regarder pleinement: s’il y a de la peur, c’est probablement lié à un besoin de sécurité et face à cela il peut être utile de dissocier emploi et forme actuelle du secteur (car il y aura de l’emploi pour transformer l’aéro quel que soit son devenir).
    Si c’est plus de la colère, c’est peut-être l’affect qui est en jeu, qui rends intense la sensation de perdre une partie de soi, et à quoi on a envie de s’accrocher? Est-ce que cela fait naître un besoin de défense, et donc d’argumentaire ? En regardant cette crainte et/ou cette colère, on peut dissocier sa passion de sa raison, à un moment donné, et accepter que les efforts fournis actuellement dans ce domaine, bien que déjà énormes, ne permettent pas de garantir le respect des accords de Paris. C’est justement parce que le secteur annonce faire les plus gros efforts et avoir trouvé des solutions qu’il faut en parler. Il ne s’agit alors pas de parler uniquement d’avion, il s’agit de parler de société. L’humain a la capacité de s’adapter, s’il s’écoute ET s’il écoute les autres. C’est l’intelligence collective qui a permis à l’aviation de décoller, c’est celle-là même qui lui permettra de s’adapter aux conditions climatiques et de prendre un nouveau cap…

  • EBERHARD Bertrand

    Ce qui est sûr c’est que l’aviation civile est la seule activité – je dis bien la SEULE – que certains écolos (je dis certains car je me considère comme tel) veulent interdire ou contingenter. Personne ne parle d’interdire ou de contingenter la consommation de viandes, internet, la clim (liste non exhaustive)…. Quand on connait la part respective des émissions de ces différents secteurs, c’est quelque peu suspect….
    Proche actuellement des rivages méditerranéens, je croirai à la bonne foi de ces Torquemada du CO2 lorsque je les entendrai exiger l’interdiction de toutes ces activités motorisées débiles qui, chaque été, nous cassent les oreilles et nous polluent… Ce qui ne m’empêchera pas de continuer à les combattre car l’avenir « à la chinoise » qu’ils nous réservent n’est pas mon souhait!

    • bdd13

      Vous manquer cruellement d’information.
      Il est bien question de contigenter les autres secteurs :
      -elevage bovin : a réserver sur les hauts pâturages, là où on n’a plus de terres arables. Ce qui doit contribuer à diviser le cheptel par deux.
      – Internet : je vous renvoie aux travaux du Shift, et aux débats sur la 5G.
      – Climatisation : une recommandation est la NON utilisation en-dessous de 30°.

      Vous faîtes une fixation avec des oeillères, et une mauvaise foi certaine.
      Lisez bien le post de Roméo Mike, très pertinent. Cordialement

      • Garcia

        Et donc, vous seriez prêt à contingenter la population mondiale…? bien entendu, on attend, de votre part, une réponse en toute « bonne foi »….
        C’est marrant, ce sujet n’est jamais abordé, dans aucun des commentaires….. ce qui montre bien le caractère dogmatique de ce genre de débat.

      • EBERHARD Bertrand

        Je me suis sans doute mal exprimé; lorsque j’écris « personne ne parle », je me réfère à ce qui a une audience minima dans les grands médias et donc une influence notable sur l’esprit public (en démocratie c’est ça qui est important…). Je n’ignore pas les idées qui sont promues par quelques « think tank » décroissants en la matière mais elles restent très confidentielles contrairement aux propositions anti-aviation qui sont reprises partout: cf les « travaux » de la convention citoyenne, la com de Greenpeace (que j’admire par ailleurs sur certains sujets…), les propositions de loi des Verts ou des Insoumis…etc. Même le gouvernement et son ministre des transports reprennent parfois ces clichés! Non moins cordialement.

  • Claude Lelaie

    Ces écolos regardent leur nombril. Ils feraient mieux d’aller s’occuper des centrales à charbon en Pologne, Chine…, globalement plus polluantes que nos avions. Pas sûr qu’il soient bien reçus!
    Par ailleurs, de tout temps dans l’histoire de la Terre, il y a eu des variations très importantes de température sans que l’homme soit présent. Alors soyons modestes, sommes-nous capables de faire évoluer ces paramètres?

    • bdd13

      Là, il vous manque une information de base.
      Effectivement, la Terre a connu plus chaud, mais à une époque où l’homme n’existait pas.
      Je ne pense pas que votre simple idée puisse faire le poids face à des milliers de scientifiques qui s’accordent de façon indépendante à valider l’influence humaine sur le réchauffement en cours (cf dernier rapport du GIEC).
      C’est malheureux de lire encore de tels propos.

      • Jean-Mi

        Il y a eu plus chaud, plus froid, à une époque ou l’homme n’existait pas. Oui, mais avec des variations de l’environnement lentes et sur de longues périodes (hors gros phénomènes volcaniques), donc avec le temps pour la nature de s’adapter ou de remplacer par autre chose d’adapté.
        Dans notre cas, il est démontré que c’est l’homme qui a foutu le bazar depuis le milieu du 19ème siècle avec « l’invention » des industries lourdes, lié par exemple à l’invention de la machine à vapeur.
        Donc, en 150 ans, on a mis autant de bazar que la nature le fait d’habitude en plusieurs milliers d’années. Peut-on corriger le tir ? C’est la question que pose modestement Mr Lelaie.

  • Norbert

    Merci Jean-Mi ,
    j’apprécie vos interventions, et je suis en complet en accord avec vous, je n’ai malheureusement pas votre facilité d’élocution. Pour moi l’aviation est essentiel à notre monde actuel , habitant sur un petit cailloux au milieu de l’océan indien l’avion est quasiment notre seul porte de sortie

  • Le goas michel

    La croissance illimité du trafic aérien dans un contexte d urgence climatique ou chaque % de co2 compte doit être stoppée et raisonnée.
    Des vols Paris Madrid à 5€ ht c est absurde. Tout comme des vols en parallèle de plusieurs compagnies à moitié vide c’est aberrant. Le trafic doit être régule pour offrir des désertes des territoires sans gabegie écologique.
    La part de 2% du TA ne comprend pas tout : construction et de deconstruction des matériels, construction des aeroports et infrastructure, Catering, formation des personnels……
    Passionné et ayant travaillé 42 ans dans l’aéronautique je pense qu il est temps de reconvertir une partie du personnel vers d’autre secteurs d’avenir

    • Jean-Mi

      Personne ne dit le contraire. La croissance illimitée n’est qu’une croyance des boursicoteurs…
      Paris-Madrid à 5€ HT en avion est du même ordre de Paris-Marseille à 8€ en train. Mais pour le prix et les impacts écologiques des infrastructures et des moyens de transport, là aussi, y’a pas photo. Parce que 750 km de ligne ferroviaire quasi intégralement en haute vitesse, ça coûte un bras et ça impacte très lourdement l’environnement, pour sa construction (10 ou 15 ans de travaux), son exploitation, et son éventuel démontage un jour. Pour ce qui est formation du personnel et des opérateurs, vu leur nombre et leurs qualifications, pas sur que ce soit si peu cher que ça…
      Avec là aussi des trains qui circulent parfois bien peu remplis… Et qui sont tout aussi bruyants qu’un avion qui passe. Sauf que les TGV passent plus souvent, et plus près.
      Quant au boeuf qui grandit à Charolles, voyage en camion vers l’espagne pour être abattu, puis revoyage vers la belgique pour être découpé, puis vers la hollande pour être transformé en steack haché,et enfin en angleterre pour être emballé avant d’être vendu au super U de Paray le Monial, je crois qu’il y a là aussi des choses à faire…
      Alors je ne sais quels sont vos secteurs d’avenir, mais je suis curieux de l’apprendre.
      Chaque moyen de transport a ses inconvénients mais aussi ses points forts, en fonction de ce que l’on fait. Il n’est pas question d’en tuer l’un au profit de l’autre, mais d’optimiser.
      N’est-ce pas ce que l’on appelle l’écologie responsable ?

  • bdd13

    Comme le dit très justement Bill Gates (dans son dernier livre qui explique sa prise de conscience du tsunami climatique qui se présente), il faut arriver à zéro émission nette. Qu’on soit à 2, 5 , 10 ou 30%, il n’y a pas à tortiller, il va falloir y arriver. Donc, l’objectif est le même pour tout le monde.
    Le zéro net sous-entend qu’il reste une poire pour la soif (captage du CO2, technique non maîtrisée, aléatoire, nécessitant des fonds d’investissement colossaux). Mais admettons, qu’une part non négligeable de captage permettent d’arriver à 20%, c’est à dire qu’il faut baisser nos émissions brutes de 80% (je suis hyper optimiste).
    Tous les secteurs demanderont à bénéficier des 20%, et notamment ceux qui techniquement n’arriveront pas à baisser leurs émissions de 80%.
    Il va donc y avoir du monde à la bagarre pour s’octroyer cette part de tolérance, et les concurrents ne seront pas des moindres : la Santé, la Défense, la Sécurité Civile, l’énergie, le bâtiment, et bien sûr le transport, qui risque fort de ne pas peser très lourd, en tout cas sur le volet « touristique » de son utilisation.
    Il paraît donc opportun que la communauté de l’aviation mette toutes ses forces et son imagination pour atteindre pas loin de 0% d’émission.
    Les dialogues de sourds n’arriveront pas à résoudre cette équation particulièrement ardue…

    • Jean-Mi

      Qu’appelez-vous « zéro émission » ? Le fait de ne pas émettre plus de gaz que la nature n’est capable d’en absorber par elle-même ? Ou bien un zéro émission absolu ?
      Parce que ça ne veux pas dire la même chose… Même dans le premier cas, l’effort à faire est colossal. Dans le deuxième cas, c’est une chimère.
      Nous devons tous faire un effort pour nous améliorer. L’aviation est bien placée dans cette course avec des efforts continus depuis des années. Sur le bruit, sur les consommations de carburant (donc sur les émissions), sur les rendements en général (moteur, aéro), etc.
      Pourquoi ne tirer actuellement « QUE » sur l’aviation (flygskam, médiatisation surabondante et ciblée…), alors que cette dernière n’émet que 2% ou 3%, ce qui veut dire que d’autres domaines polluent nettement plus, tout en pouvant « plus facilement » éviter ces pollutions très importantes. Voir mon autre post parlant de relocaliser pour éviter de transporter, emplois à portée de vélo des habitations, circuits courts, etc…

      • bdd13

        Vous devriez relire mon post.
        Je distingue bien ce qui est zéro net du zéro brut, et je n’ai jamais tiré QUE sur l’aviation : il faut arrêter cette fixation, qui prouve que l’actualité hors aéronautique ne vous a pas encore touché.

      • Jean-Mi

        Je partage votre avis, je voulais juste une précision… Bien sûr que nous devons tous faire un effort, et nous le faisons depuis déjà longtemps coté technologies. Reste l’état d’esprit d’ensemble, dans et hors aviation. Pas simple et beaucoup plus long.
        Pour que l’info me touche, oui, j’ai, comme tous, des lacunes, et mon domaine d’activité, c’est l’aviation. Pour le reste, j’ai décidé de couper les chaines d’informations, depuis je déprime beaucoup moins…

    • Arminius

      Malheureusement, il est un peu tard dans la saison et même un zéro émissions de co2 demain ne changerai plus grand chose. Le réchauffement est arrivé au point ou les gaz à effet de serre contenus dans les permafrost ou au fond des océans commencent à se dégager, et quelque soient les efforts de l’humanité le processus enclenché ira au bout (extinction massive) . Mettre en berne l’économie par des actions inconsidérées arrivera juste à nous priver de moyens pour organiser une survie bien compromise.

      • bdd13

        Penser aux générations futures en limitant notre impact me paraît un minimum…
        Il est donc important de faire ces efforts.
        Le tandem limitation/adaptation va nécessairement bouleverser nos façons de vivre. Il va falloir s’y résoudre, et ne pas rester ancrés dans notre confort de vieux c….
        Le coût sera exorbitant, et il vaut mieux nous préparer avec intelligence et anticipation, si le mot peut encore être employé.

    • Jean-Mi

      On pourra aussi modifier le moyen d’estimer l’efficacité d’un moyen de transport en ne prenant pas en compte « que » le CO2 émis (qui n’est qu’un seul paramètre parmi d’autres. Si on veut tuer le diesel, on mesure les particules, si on veut tuer l’essence, on mesure le CO2, si on veut tuer l’air comprimé ou l’électricité on mesure l’autonomie…)
      Par exemple, un paramètre à regarder sortirait de l’équation (énergie consommée pour faire voyager un passager-cargo * durée du voyage) / (quantité de polluants émis).
      Par polluants émis, je dis tous, pas que le CO2…
      Plus le résultat est élevé, meilleure est l’efficacité.
      On aurait alors un classement par efficacité du moyen de transport permettant de comparer l’avion, le bateau, le vélo, le train, la marche à pied même…
      Pour un trajet court, moyen, long…
      Bizarrement, on n’a jamais vu ce genre d’études…

  • Arminius

    Faut-il voir réellement peur d’initiatives comme celles-là ? Déjà qu’une commission parlementaire ne sert pas à grand chose, des assises de l’aviation sans l’aviation peuvent-elles avoir une portée réelle ? Les organisateurs sont les représentants de minorités par très bien vues du grand public qui en a un peu ras le bol des idéologies à l’emporte-pièce. Il se dit qu’avec ce qu’on lui impose déjà comme contraintes « écologiques », il serait temps de mettre le holà. Toute action crée une réaction, pas sûr que les écolos aient bien mesuré l’effet de leurs velléités politiques.

  • Yves Morier

    Bonjour Gilles,
    Merci du partage.
    Je suis d’accord avec vous. Il faut écouter et dialoguer. Habitant l’Allemagne, il m’est difficile de m’y rendre mais je vais me renseigner pour une participation virtuelle.
    L’aviation doit changer pour contribuer à la lutte contre le changement climatique.
    Elle fait je crois de gros efforts: carburants durables, propulsion hybride/ électrique, propulsion par hydrogène, meilleures procédures de circulation aérienne, travaux de recherche soutenu par les joint undertakings Clean Sky et Fuel Cells Hydrogen, mobilité aérienne urbaine et régionale, drones, etc.
    Il faut donc présenter au moins un panorama de tous ces travaux et évolutions et des bénéfices que l’on peut en attendre.
    L’aviation est ma passion car l’aviation civile est un outil de paix et de communication entre les peuples et un outil de formation et d’éducation. Elle sauve aussi directement des vies: recherche et sauvetage, évacuations sanitaires. Quel autre moyen aurait sauvé Berlin de la famine en 1948/1949 ou permit très récemment les évacuations à Kaboul? Elle fournit des emplois directs et indirects souvent à haute valeur ajoutée. L’aviation légère est très formatrice pour les jeunes, crée des vocations et fait vivre une économie locale.
    Il faut donc montrer tout cela et en même temps accepter qu’il faut réduire son empreinte CO2.
    Amitiés,
    Yves

  • Pamp le mousse

    …interpèle…Non, interpelle !

  • Bernie Dupray

    avec le titre « moins d’avions, plus d’emplois » on est mal parti, loin de l’équilibre d’un débat justifié. Si c’était « plus d’emplois, moins de carbone »? , et pour le nombre d’avions on verra, peut être en faut-il plus si on diminue d’autres moyens de déplacement plus polluants? non compris que le nombre n’est pas un critère pour les émissions de la planète.
    Tout ça pour promouvoir le développement en Occitanie de la production d’un smartphone durable à 30 euros, en remplacement des avions, qui seront construits ailleurs. N’oublions pas que Airbus n’est pas une entreprise Occitane ni même Française, mais hispano-germanique avec quelques installations en France, mais aussi en Chine, USA, Canada, Espagne, Allemagne…

  • Favereau

    Plus que d’accord avec l’auteur ! n’oublions pas le « tribunal Monsanto » ou une bande d’activistes haineux à reussi à decredibiliser au cours d’un simulacre de procès médiatique (auquel la défense n’était surtout pas représentée ni invitée) une firme comme Monsanto avec des arguments hautements spécieux souvent totalement faux… Mais fortement mis en avant par certains médias populaires et surtout anti capitalistes qui ont fini par être admis comme évidents par une grande partie de l’opinion. Alors oui vous avez raison de sonner le tocsin, l’heure est grave pour l’aviation et les adversaires ne seront pas toujours aussi caricaturaux que la maire de Poitiers !

    • Pilotaillon écolo

      Nous sommes Loin des assises de l’aviation Mr Favereau : comment comparer l’aviation et ce producteur de matières actives pharma et phytopharmaceutiques ?
      Mosanto, en tant que chimiste de l’industrie qui n’était pas obligé de conduire des étude toxicologiques et écotoxicologiques – doit-on pour cela les disculper ? – a sans doute écourté ou simplement intoxiqué des milliers-ions de personnes dans le monde avec ses magnifiques découvertes dans le monde du végétal.
      En plus d’avoir empoisonné, cette firme a cherché à emprisonner ses clients, en simplifiant les cultures avec des couples de génétiques végétales et les produits biocides compatibles pour « se débarrasser » des adventices (= mauvaises herbes)…
      Ils ont développé les semences OGM insensibles à leurs produits de protection des cultures (Glyphosate….), ce qui a eu comme conséquence de capter le maigre revenu des producteurs et nous approvisionner avec du riz pollué !
      Aujourd’hui tous les écologues, pas les écologistes de bureau, vous diront combien l’effet de ces protocoles est désastreux pour les écosystèmes, en particulier dans les pays « moins avancés ».
      Les sols sont durablement imprégnés de produits dont la rémanence est longue, sans compter les recombinaisons avec les complexes argilo-humiques qui rendent les sources simplement impropres à la consommation humaine… par de drôles de molécules inconnues des centres anti poison.
      Dans ces pays, comme en Europe (ou les glacier pour d’autres raisons), la biodiversité, fond à un rythme inimaginable, et nous allons ici en France également en mesurer les conséquences.
      Expliquez nous, comment vous pouvez comparer cette marque que l’on a fait fondre dans une autre bien connue pour sa philanthropie et son éthique au fil de l’histoire (Bayer), avec l’activité aéronautique ?
      Mr Favre Eau, je vous souhaite de l’eau consommable, ou des aliments sans perturbateurs endocriniens, ni substances cancérogènes, le plus longtemps, pour votre santé !
      Pour mémoire, les dioxines sont liposolubles, elles s’accumulent dans les graisses du corps… Et quelques années plus tard le picogramme de trop fait basculer votre équilibre métabolique.

  • Eloïse

    Bonjour Gilles,
    Merci pour la rédaction de votre article et la mise en visibilité des Assises de l’Aviation.
    L’idée des Assises est de bâtir une contre-proposition à la proposition unique de “l’avion vert”. Beaucoup d’acteurs ici veulent continuer à voir des avions dans le ciel, simplement il va falloir qu’il y en ait moins (hors crise COVID) pour respecter les préconisations du GIEC. Le fait que le secteur est « seulement à 3% » (chiffres à vérifier – à ce propos je recommande la conférence des impacts sur le climat) n’empêche pas que chaque secteur doit faire sa part. De plus, il vaut mieux raisonner en valeur absolues (tonnes de CO2 émises) qu’en pourcentages…
    Pour information, le PAD a essayé d’inviter les pure players de l’aéronautique, qui étaient bien évidemment invités à débattre (en toute bienveillance). Seule Safran a répondu présente. On ne peut pas accuser les organisateurs des Assises de l’Aviation d’un manque de volonté de dialogue…
    Des salariés actuels, anciens et futurs de l’aéronautique seront évidemment présents pour exprimer leur point de vue.
    J’espère sincèrement que nous parviendrons un jour à nous comprendre et à trouver des terrains d’entente.
    Bien cordialement,
    Eloïse des Assises de l’Aviation

    • Raoul Volfoni

      « il va falloir qu’il y en ait moins »
      j’espère Eloïse que vous avez prévu de traduire les compte rendus de vos débats en Chinois et d’aller plaider votre cause à Pekin : http://www.tourmag.com/La-Chine-veut-devenir-une-grande-puissance-de-l-aviation-mondiale_a101230.html
      Car ce serait dommage de vous limiter à vouloir saborder QUE notre propre industrie aéronautique… .

      • Romain Morizot

        L’idée n’est pas de saborder un secteur dans lequel nous travaillons. Au contraire nous souhaitons le rendre compatible avec les accords de Paris et donc le rendre viable sur le long terme.
        Force est de constater que la Chine a pris les devant en prennant de court tout le monde en déclarant vouloir atteindre une certaine neutralité en 2060. Nous vous invitons à venir en discuter ce dimanche notamment à la table ronde sur la régulation du trafic aérien, sujet très important pour éviter un report sur des aéroports adjacents ou une simple délocalisation de l’industrie.

    • Joel

      Il y a un problème majeur chère Eloïse : l’impossibilité pour les Etats de financer un nouvel avion directement : c’est une condition figurant dans les accords de l’OMC sur la commercialisation des aéronefs civils signé le 1ier janvier 1980. https://www.wto.org/french/tratop_f/civair_f/civair_f.htm Ainsi, toute initiative pour faire un nouvel avion superperformant et super vert sera tuée dans l’oeuf, Assises ou pas Assises. Si vous pensez que nous pouvons faire quelque chose ensemble, alors, là vous avez une piste.

    • EBERHARD Bertrand

      2 ou 3% des émissions mais 20 ou 30% de l’espace médiatique consacré à la (nécessaire) lutte contre le changement climatique!
      A l’inverse ici de certains climatosceptiques qui s’ignorent et pour qui il ne faut rien changer, je pense au contraire que la transformation de l’aviation en bouc émissaire est bien commode pour tout un tas de maxi pollueurs dont on parle ainsi moins. Pour s’en tenir aux transports (le temps me manque ici pour parler de la consommation de viande ou de l’isolation des bâtiments qui, chacune, représente près de 10 fois les émissions de l’aérien…..en 2019) on cherchera vainement des mouvements « rester à quai » ou des « Assises de la marine » (étonnant lorsque l’on connait le dynamisme du transport maritime, quasiment pas impacté par le COVID, et la pollution au fioul lourd engendrée par les ports…). Quant à la présence de la SNCF, elle est obscène d’intérêt mercantile; leurs représentants nous parleront-ils des dégâts sur la biodiversité générés par les milliers de kilomètres de tranchées de ciment et d’acier qui balafrent notre beau pays?

    • Jean-Mi

      Bonjour Eloïse, votre discours serait crédible si une grande partie des participants et sponsors à votre colloque n’étaient de puissants opposants à l’aviation, par posture et dogmatisme, et assez globalement obtus à la discussion. C’est certainement pour cette raison que les acteurs de l’aviation ne veulent pas venir s’aligner devant le peloton d’exécution.
      Pour vos arguments, j’ai noté en particulier : « De plus, il vaut mieux raisonner en valeur absolues (tonnes de CO2 émises) qu’en pourcentages… » Je ne suis pas d’accord du tout avec cette assertion. Car les chiffres sont tellement gros qu’il font peurs à tous, au point qu’ils ne veulent plus rien dire, mais font mousser les activistes qui n’ont qu’une vue partielle.
      Il faut aussi regarder la possibilité de faire autrement, ou plutôt de vérifier si il y a une solution viable de faire autrement, qui soit plus efficace.
      Tout moyen de transport pollue. Mais actuellement, et même dans 20 ans, l’avion restera le moyen le plus efficace pour aller loin en polluant peu. Trois kilomètres de bitumes à Roissy, et on peut aller partout dans le monde en quelques heures (sans autre impact sur le paysage que ces 3km de bitume). Faites le en train, il faut des centaines de km de rails, des milliers de tonne de béton, de caténaires, de ballast. En voiture ? Un maillage de routes et d’autoroutes de millions de KM et de millions de tonnes de goudron, sans parler des voitures.
      Besoin d’aller aux états-unis ? Faites le en bateau plutôt qu’en avion, vous polluerez nettement plus et vous mettrez 5 jours à faire le voyage pour la capacité de 4 ou 5 avions. Parce que je ne suis pas Greta, je n’ai pas 20 jours devant moi pour le faire à la voile.
      En même temps, ça tombe bien, je n’ai pas besoin d’aller à New-York… La il y a une piste ! Si les gens n’ont pas besoins de se déplacer, ils n’ont pas besoin de transports.
      Et les gens, on leur fait la pub qu’il faut aller passer ses vacances à l’autre bout du continent pour que ce soit bien. Les gens, on leur explique que c’est normal que les usines ne soient plus en ville ou juste à coté pour y aller en vélo, mais bel et bien à 40km de là, en plein milieux de nulle part. Et que donc les millions de parisiens et banlieusard passent trois heures par jour dans les transports pour aller bosser… En polluant, par le train, le métro, la voiture, le bus…
      Alors, oui, il faut regarder les pourcentages de CO2, mais du reste aussi, pour savoir à qui s’attaquer d’abord, et juger de la pertinence de l’attaque.
      Internet n’est-il pas à 30% dans les émissions de CO2 ? Avec des fermes de serveurs climatisés qui émettent des millions de KW de chaleur dans l’atmosphère ? Tout ça pour stocker les vidéos youtube, tik-tok, instagram… Pour que twitter réagisse instantanément, et que Facebook nous montre Greta en pleine mer sur son voilier ? Ha oui, mais c’est classe ça, et puis c’est la modernité.
      Les paquebots sont également pour une part énorme des émissions, pour transporter depuis la Chine des millions de tonnes de denrées, produits, meubles, télévisions, chaussures, téléphones, ordinateurs, couverts de tables, chaussettes, parquet en bois des Vosges coupé dans les vosges, envoyé se faire transformer en Chine, puis vendu dans les Vosges…. Alors que tous ces produits pourraient être produits en « local » au moins Européen et polluer très largement moins ! (La scierie existe toujours dans les Vosges, mais c’est moins cher que le bois fasse un allez-retour en chine !)
      Alors, comme beaucoup de mes collègues travaillant dans l’aéronautique, et faisant chaque jour des efforts pour rendre nos produits moins polluant, plus efficaces, je crois qu’il y a plus urgent à faire que de s’attaquer à un domaine qui pollue pour 2% à 3%, quand d’autres domaines sont à 15, 20 ou 30%.
      Par exemple expliquer à Anne Hidalgo qu’une voiture qui roule à 30 km/h pollue plus qu’à 50 km/h (sonore, Co2, particules), et que multiplier les bouchons dans une ville multiplie la pollution plutôt que d’empêcher les voitures de venir, parce que mamie doit quand même venir voir le médecin en ville et qu’elle ne peux pas prendre le train en fauteuil roulant. Et parce que le plombier ne vient pas en métro avec sa caisse à outils…
      Bref, sujet passionnant, j’ai encore fait super long. Mince…
      Bon courage à ceux qui vont allez dans ce colloque défendre l’aviation verte véritable ! Pour la conclusion soit « comment on fait évoluer l’aviation » et non « comment on va interdire l’aviation ».

  • Laurent Altenburger

    L‘onera avait vu juste en 2010 en décrivant les scénarii politiques de l‘aviation „stay grounded“, „ regulatory push and pull“, etc. Il est clair que le premier aura du mal à percer si nous arrivons dans tous les secteurs à mettre en place les ajustements nécessaires eu egard le budget carbone residuel de 300 GT pour ne pas depasser les 1,5 deg en rechauffement climatique.

    Alors il y a urgence, nous avons 10 ans pour tout faire. Pas plus. Lançons nous tout de suite dans un „regulatory push and pull“ musclé. Chaque tonne, chaque année compte et l‘argument des 2% est bien facile mais injuste. S‘il était valable alors l‘allemagne devrait continuer le charbon ad vitam eternam.

    Les entrepreneurs le demandent et je comprends qu’un gd industriel comme airbus, les grandes compagnies aeriennes freinent des quatre fers vu le risque de „disruption“ et leur incapacité à innover. J‘espere que notre secteur arrivera a recréer ce que le pharmaceutique a reussi face au Covid. La cooperation entre le Goliath Pfizer pour la certification/industrialisation et le David Biontech pour l’innovation semblent paver la voie pour une humanité unie contre le réchauffement climatique.

  • Mages Gaëtan

    Merci pour votre article sur ce sujet. J’ai pu me renseigner un peu sur cet évènement. C’est incroyable de pouvoir nommer cela « assises de l’aviation » au vu des acteurs.
    ça ne dérange personne que la SNCF soit partenaire ?
    je vais essayer d’y aller pour voir.

  • Michael

    A ecouter ces illumines ecolos bobos, il faudrait retourner aux voyages en caleche et a l’eclairage a la bougie. Bon, je m’abstiens d’evoquer les avions electriques ou ceux fontionnant a la poudre de perlimpinpin.

    • Tonton Volant

      Les anti-écolos voulaient, comme ci-dessus, renvoyer également les partisans des produits bio dans les mêmes calèches et éclairages à la bougie : aujourd’hui, même les supermarchés en ont des rayons … et des clients qui viennent en VTSU bien polluants.

  • Joel

    En 2018-2019, on a eu les « Assises nationales du transport aérien » du gouvernement qui a accouché d’une souris https://www.ecologie.gouv.fr/conclusion-des-assises-nationales-du-transport-aerien-presentation-strategie-nationale-du-transport . Mais ça c’était avant le drame… Maintenant, on aura celui des « anti-avions ». Dans ce cas comme dans l’autre, j’ai un doute sur le résultat.

  • Raoul Volfoni

    Bon courage Gilles,
    Quand on voit le titre de cette conférence et qui y participe, on imagine bien la propagande dogmatique, totalitaire et intéressée à venir, probablement aussi impartiale et constructive qu’un discours de Nicolae Ceausescu…. .
    Mesdames Eleonore Mauconduit et Sandrine Rousseau y sont elles attendues en Guest Stars ?

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