Accueil » Exclusif : « En 25 ans de carrière chez Airbus, je pense que je n’ai pas perdu mon temps ».

Exclusif : « En 25 ans de carrière chez Airbus, je pense que je n’ai pas perdu mon temps ».

A l’occasion de la visite du président Macron en Chine, nous avons rencontré Fabrice Brégier, en tête à tête. A quelques jours de son départ d’Airbus, après 25 années de carrière au sein du groupe européen, le directeur de la division Avions commerciaux d’Airbus a accepté de passer en revue les grands dossiers du moment : la stratégie d’Airbus en Chine, le rapprochement avec Bombardier (C-Series), le renouveau de l’A321, les problèmes de motorisation de l’A320neo, la mévente de l’A350-1000, l’avenir de l’A380.

9.01.2018

Après 25 ans au sein du groupe Airbus, dont cinq comme CEO de MBDA, quatre comme CEO d’Eurocopter et onze en tant que COO, CEO ou Président d’Airbus Commercial Aircraft, Fabrice Brégier quittera Airbus en février 2018. © F. Lancelot / Airbus

C’est un homme détendu et souriant que nous avons rencontré à Pékin. Les dés sont jetés. D’ici mi-février 2018, Fabrice Brégier aura quitté Airbus. Il parle néanmoins des différents programmes d’avions avec toujours la même force de conviction. Plus encore, quand il évoque les projets et les grandes échéances, il continue d'utiliser le « nous ». Se reprenant parfois en ponctuant sa phrase d’un «  si je peux me permettre de donner un avis pour le management d’Airbus sur 2018 ». Il est...

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

6 commentaires

  • squara philippe

    C’est un capitaine d’industrie et c’est très rare ,il faudrait que nos grandes écoles en produisent plus car ce sont eux qui crées la richesse en France.

  • toubab971

    un grand bonhomme et un énorme gâchis ! encore une fois ce sont les politiques qui gagnent et les besogneux qui trinquent. Boeing peut se réjouir. Tout ça pour que Enders puisse faire un an de plus. C’est affligeant.

  • Etienne Latter

    Une entrevue riche et rondement menée. Bravo ! Les informations ne manquent pas.

  • mikeul

    Interview intéressant et rare d’un homme qui de l’avis de ses collaborateurs proches est très exigeant mais humain ; ils regrettent son départ mais il semblerait que la paix -provisoire à mon sens- entre les deux pays que séparent le Rhin soit à ce prix
    Une remarque néanmoins : je pense qu’il aurait été intéressant d’avoir la position  » libérée » de Fabrice Brégier sur le possible « sur effectif » de l’engineering à Airbus en l’absence proche de nouveaux programmes . Peut on basculer ce personnel rare et compétent sur des activités plus amont afin d’amplifier , consolider sous l’angle systèmes de systèmes les différentes voies de recherche ( hybridation de la propulsion , structure additive, installation propulsive , aérodynamique de plateforme…) qui aujourd’hui sont limitées aux offices type ONERA, DLR , Cleansky , motoristes … : il me semble que c’est une question centrale

  • PIERRE

     » le renouveau de l’A321, les problèmes de motorisation de l’A320neo, la mévente de l’A350-1000, l’avenir de l’A380″.
    A par ça tout va bien chez Airbus…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.