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Premier vol de l’eVTOL de Boeing

Boeing a effectué, le 22 janvier 2019, le premier vol de son véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers. Les essais menés avec ce prototype de véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux ont pour but d’améliorer la sécurité et la technologie de la mobilité aérienne urbaine.

24.01.2019

En un an, Boeing est passé d’un projet conceptuel d'un eVTOL, à un prototype volant. © Boeing

Ce premier vol d’essai du prototype de véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers (Passenger Air Vehicle, PAV) a eu lieu à Manassas, dans l’État de Virginie. Boeing NeXt, qui conduit les initiatives de mobilité aérienne urbaine du Groupe, a fait appel à la société Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing, pour concevoir et mettre au point le véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux (electric Vertical Take Off and Landing, eVTOL), et poursuivra les essais dans le but d’améliorer le niveau de sécurité et de fiabilité du transport aérien autonome accessible à la demande.

Au cours du vol, le prototype de ce véhicule aérien autonome a décollé, effectué un vol stationnaire et atterri sous contrôle, ce qui a permis de tester ses fonctions autonomes et les systèmes de contrôle au sol. Les prochains vols testeront le vol vers l’avant porté par l’aile, ainsi que la transition entre le mode vertical et le mode de vol vers l’avant. Cette transition représente généralement le défi technologique le plus important pour tout projet d’avion à décollage et atterrissage verticaux volant à grande vitesse, souligne Boeing. « En un an, nous sommes passés d’un projet conceptuel à un prototype volant », a déclaréGreg Hyslop, Directeur de la technologie (CTO) de Boeing.

Premier vol de l’eVTOL d’Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing. © Boeing

Équipé d’un système de propulsion électrique, le prototype de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers est conçu pour voler de façon totalement autonome du décollage à l’atterrissage, avec une autonomie pouvant dépasser 80 kilomètres (50 miles, soit 80,47 km). Mesurant 9,14 mètres de long sur 8,53 mètres de large, ce véhicule dispose d’une cellule perfectionnée qui intègre les systèmes de propulsion et de voilure permettant d’accomplir des vols stationnaires et vers l’avant avec une efficience maximale.

« C’est une véritable révolution, et ce, grâce à l’autonomie », a déclaré John Langford, PDG d’Aurora Flight Sciences. « L’autonomie certifiable rendra possible une mobilité urbaine silencieuse, propre et sûre. »

Premier vol de l’eVTOL d’Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing. © Boeing

Ce vol d’essai représente la dernière étape en date du programme Boeing NeXt. La Division collabore avec les organismes de réglementation et les partenaires industriels pour piloter l’introduction responsable d’un nouvel écosystème de mobilité et assurer un avenir où les véhicules aériens avec et sans pilote pourront coexister en toute sécurité.

En plus de ce véhicule aérien autonome dédié au transport de passagers, le portefeuille de produits de Boeing NeXt comprend un appareil électrique et sans pilote de transport de fret capable de transporter jusqu’à 226 kg (500 livres), ainsi que d’autres plateformes de mobilité urbaine, régionale et mondiale. Après avoir réalisé son premier vol en intérieur en 2018, le véhicule autonome de transport de fret effectuera des essais en vol en extérieur courant 2019.

Pour sa part, le groupe Airbus via sa branche Hélicoptères doit faire voler son prototype d’eVTOL début 2019.

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23 commentaires

  • Gégé la pendule

    Aie,aie, panique à bord et dans tous les espaces aériens !!vivement demain…

  • Martial DAUPHIN

    John Langford, PDG d’Aurora Flight Sciences déclare dans l’article « L’autonomie certifiable rendra possible une mobilité urbaine silencieuse, propre et sûre. »
    Un farceur je suppose !
    Lorsque l’on constate le bruit d’un paramoteur électrique en vol on à déjà une idée du silence de son véhicule multi rotors.
    De plus à ce jour environ 80% de l’énergie électrique est d’origine fossile.
    Enfin une batterie n’a rien de propre dans sa fabrication et son recyclage.
    Un Hummer a un bilan carbone total,c’est-à-dire l’énergie utilisée pour créer le véhicule, de la conception à son élimination, en passant par son utilisation et son entretien, inférieure à celui d’une Prius c’est ainsi.

    • Floctn

      Alors le 4×4 Hummer qui pollue moins que la Prius j’ai du mal…
      Calcul ne serais-ce que 20 litres au 100kms sur 200000 kms –> 40 000 litres (soit 30 Tonnes de pétrole juste en « pure » consommation).
      A savoir que sur ces 30 Tonnes –> 0 recyclage possible.
      (Pétrole–> Energie Renouvelable? Oui mais il faut des millions d’années)
      Batterie = Recyclage
      Pétrole = Gaspillage

  • BOUR

    Bonjour
    Comment sera gérée l’occupation de l’espace aérien ? Je n’arrive toujours pas à saisir, comment ces machines s’intégreront dans la circulation aérienne VFR.
    Merci de m’expliquer !
    Cordialement
    Michel BOUR

    • Jean-Mi

      J’imagine de la même manière que les voitures autonomes s’insèrent aujourd’hui dans la circulation routière humaine : par des capteurs intégrés qui analysent en continu l’environnement et s’y adaptent via des « lois » de pilotage.
      Pour un machin volant, ça veut dire transpondeur obligatoire pour être vu, mais aussi pour les autres objets volant autour (donc transpondeurs obligatoires pour tous !), mais aussi des systèmes de « super TCAS » autonomes dans les « Evtol » qui évitent les obstacles naturels (bâtiments, collines, arbres, grues) et aussi les obstacles mouvants (autres objets volants, camion dans la trajectoire, personne passant, oiseaux, etc…) de la même manière qu’une voiture autonome s’arrête quand quelqu’un traverse la rue…
      C’est de loin la partie la plus complexe du concept d’un machin autonome, qu’il terrestre ou volant.
      Si dans un futur proche on arrive à maitriser cette technologie sur une voiture, alors les drones autonomes deviennent viables.
      Construire et faire voler le machin est de très loin la partie la plus simple : on trouve très facilement dans le commerce des drones de loisir modélistes et pro pour par cher qui sont parfaitement capables de voler seuls sur un plan de vol préétabli et modifiable en direct via une liaison sol… Leurs capteurs leurs permettent même d’éviter le sol et les murs en s’arrêtant, mais pas en changeant seul de trajectoire. Il faut juste s’assurer que l’espace de vol est dégagé, et youpi !
      L’intégration à l’espace VFR : là est le challenge !

  • Arès

    Et quid des radars fixes?. Seront-ils sustentés en stationnaire, par de jolis petits moteurs électriques, eux aussi?, afin de réprimander le voyou des airs?

  • Fildru

    Si on veut rendre viables les véhicules électriques terre ou air , il faudra des stations service adaptées ; les marins ayant le sel de la mer , batterie éternelle !
    Donc ces stations pourraient être equipees de bras automatiques qui retirent la batterie à plat du vehicule pour en insérer une nouvellement chargée . Cela prendrait quelques minutes comme quand on joue du pistolet tuyau et paye ainsi que les sadwiches bonbons etc … Surprenant qu ‘ Elon Musk n’ y aie pas pense’ dans sa super usine du désert ! Eux ont de la place au USA , mais nous coincés devons trouver des engins compacts , avec des rotors serre’s contre l habitacle , autrement c’ est la piste !
    Autant aller dans un tagazou sympa pas trop cher . 1970 pub FNA : Si vous pilotez votre voiture , vous pouvez conduire un avion …!

  • Indésiré 06

    Tout ce que je vois c’est qu’on n’a plus besoin de pilotes.
    Bientôt on chassera les derniers indésirables du ciel, qui seront priés d’aller faire du vélo ou des mots croisés.

  • Philippe

    C’est moche et inutile. Comment croire que ça pourra s’intégrer dans la circulation aérienne avec son autonomie ridicule, l’esprit étroit de nos législateurs et la peur légitime du public…

  • BALLI

    Alors désolé Mr Boeing, mais grossière erreur de conception, les drones passagers avec moteurs électriques au raz des pâquerettes n’auront AUCUN avenir, pour de simples raisons de méfiance et dangerosité EVIDENTE, imaginez un gosse ou un chien qui s’échappe dans les parages ou même un adulte qui s’entrave avec son lacet de chaussure à proximité!…
    Même pour des raisons techniques, à prouver, cette configuration est vouée à l’échec commercial, GARANTI… On nous a déjà fait le coup durant des décennies avec ces ridicules avions de tourisme à ailes basses, d’accès acrobatique, les verrières couinantes, la tronche au soleil et masquant la visibilité du sol aux 3/4 (d’où le succès mérité des Cessna, eux très confortables!…), j’espère qu’on ne va pas réitérer les mêmes inepties pour ces futurs drones privés 100% automatisés, qui vont révolutionner les décennies à venir…

  • stanloc

    Pour moi, s’occuper de « mobilité aérienne urbaine » en commençant par faire des essais de prototypes, est prendre le problème par le côté le plus « facile ». En effet que deviendront ces travaux lorsqu’il va falloir intégrer ces « véhicules » dans un environnement urbain et dans le trafic d’un aéroport si « par hasard » il prenait l’idée de vouloir transporter des passagers depuis le centre ville vers des aéroports. Il y a environ une soixantaine d’années ? le Bréguet 941 avait démontré sa parfaite capacité à transporter depuis Issy-les-Moulineaux jusqu’à Orly (Roissy CDG n’existait pas) quelques dizaines de passagers en quelques minutes sauf que son intégration dans le trafic IFR d’Orly causait une perte de temps rédhibitoire. Et que va t’il en être de la nuisance sonore, visuelle de ces « engins » virevoltant dans le ciel de nos villes ? J’ai entendu dire que les hélicoptères des VIP étaient très mal perçus dans certains coins. J’ai aussi entendu dire que les hélicoptères (même ceux du SAMU) avaient des contraintes de vol draconiennes pour leur survol sur Paris.
    Est ce que Madame le Maire de Paris qui veut chasser les voitures loin du centre ville acceptera des « engins bruyants et dangereux par leurs hélices » pour les remplacer même si la pollution par des gaz nocifs est fortement diminuée en conséquence ?
    A la vitesse où la réglementation peut évoluer si nécessaire, cela laisse BEAUCOUP de temps aux constructeurs pour réussir leurs prototypes.

    • Jean-Mi

      Pas simple de certifier une machine « nouvelle » sous tous ses aspects (design, mais aussi et surtout utilisation prévue).
      La réglementation n’a aucune chance d’évoluer si on ne lui démontre pas l’existence d’un nouveau type de machine viable, lié à un besoin exprimé pour ce nouveau type de machine, créant un marché nouveau.
      Il faut donc en passer par la réalisation de ces prototypes et par la démonstration en conditions réelles de ce qu’ils sont et de comment ils marchent (heu non, volent).
      La multiplication des prototypes actuellement, mondialement, et par des grands industriels sérieux (Airbus, Boeing, Bell, en plus des Start-up diverses), prouve bien qu’il se passe quelque chose et qu’une nouvelle aviation est née ! La réglementation va obligatoirement devoir en tenir compte. Ce n’est pas comme si deux illuminés avaient fait voler un prototype dans leur coin (mais c’est comme ça que ça à commencé) et voulait en vendre partout.
      Comme ailleurs, le temps de la réglementation n’est pas celui des inventeurs et des modes. Tant mieux ! La réglementation sur les drones par exemple, faite dans la précipitation d’une mode commerciale, à fait nombre de dégâts sans résoudre aucunement le problème des acheteurs compulsifs contrevenant par ignorance. La mode étant passée, les ventes s’effondrent mais les ennuis restent pour les modélistes licenciés et contrôlés.

    • Plein Badin

      @stanloc Je partage l’analyse d’autant plus qu’elle est argumentée par l’expérience du passé.

    • Jean-Mi

      Quand nos glorieux pionniers Santos-Dumont, Blériot, Farman, ont inventés l’aviation, ils le faisaient pour le sport, pour la science… C’est plus tard que les militaires se sont demandés à quoi ça pouvait servir et plus tard que les civils se sont demandés si on pouvait voyager avec ces aéroplanes…
      C’est alors qu’il a fallu réglementer un peu…
      La réglementation n’existe jamais avant l’objet qu’elle doit réglementer !

      • stanloc

        Beaucoup d’eau est passée sous les ponts de Paris depuis Santos-Dumont, Blériot et les autres et l’écologie n’existait pas et beaucoup des contraintes, misères, que nous connaissons, n’existaient pas. Par exemple maintenant on a des « gilets jaunes » qui manifestent brutalement leur mécontentement et les derniers épisodes de ND des Landes prouvent qu’il vaut mieux mettre tout le monde d’accord avant de se retrouver le « bec dans l’eau » avec des engins futuristes sur les bras et qu’on ne peut pas faire voler -voire les malheurs de mon cher CONCORDE. Déjà l’espacement des engins volant ne sera jamais aussi réduit que celui des engins roulant, donc les capacités d’emport seront ridicules et on travaille là uniquement pour les VIP qui seuls obtiendront des dérogations réglementaires. Ce n’est absolument pas parce que de grandes entreprises PAR LEURS FILIALES s’intéressent à des projets que ces projets verront le jour. Les centres de recherches de ces groupes industriels ont leurs poubelles pleines de projets avortés. J’en ai été témoin. Cela se nomme la veille technologique. Il est SAGE de regarder vers le passé lorsqu’on s’occupe de prospective pour ne pas refaire les mêmes bêtises ou connaître les mêmes fiascos.

  • Bile BAUQUET

    « c’est super mignon et ça claque »
    Tout est dit 🙂

  • Philippe

    Et bien avant de faire certifier tout ca….
    Le malibu du footbaleur n’avait probablement pas assez de moteur mais ce proto en a un peu trop à mon gout

  • Jean-Mi

    Bigre ! Quelle bouille ! Je n’avais pas encore vu à quoi ressemblait le projet Boeing, mais là, je suis épaté ! C’est super mignon et le concept du vrai avion de croisière mâtiné d’un multi rotor pour décollage et posé, ça claque ! Design très réussi et performances (de papier pour le moment) qui deviennent intéressantes (rendement + vitesse bien supérieurs !).
    En attendant des accus donnant 1 heures d’autonomie aux multi rotors, c’est ce concept convertible que je ressent très valable pour aller du centre de Paris au Bourget…

  • Nouvel

    Bonjour,
    Fabrice Morlon écrivait en février 2018: « Airbus a annoncé que Vahana, son eVTOL tout électrique, a effectué son premier vol autonome le 31 janvier 2018, atteignant une hauteur de 5 mètres avant d’atterrir en toute sécurité. Le vol, qui s’est déroulé à Pendleton, dans l’Oregon, a duré 53 secondes. »
    Je reprends la dernière phrase de votre article ci-dessus: « Pour sa part, le groupe Airbus via sa branche Hélicoptères doit faire voler son prototype d’eVTOL début 2019. »
    Où est l’erreur?

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