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252 milliards de dollars de manque à gagner pour le transport aérien

L’Association du transport aérien international (IATA) a mis à jour son analyse des impacts de la pandémie de COVID-19 sur les revenus de l’industrie mondiale du transport aérien. Elle table, à ce stade, sur une baisse de 44% des revenus par rapport à 2019.

25.03.2020

La carte des restrictions mises en place par les états face au covid-19. En noir, les pays dont les frontières sont fermées, en grenat, les pays dont l'accès est interdit à certaines nationalités. © IATA

L’attitude d’IATA face à l’immobilisation de la flotte mondiale des avions de ligne est symptomatique de l’état de la planète. Il y a encore quelques semaines, IATA comme le reste du monde, baignait dans une insouciance contagieuse. Bien sur, un jour les mots ne suffiraient plus pour enrayer le réchauffement climatique, mais pour l’heure, les taux d’intérêt étaient bas, les perspectives de croissance encore bonnes et les terriens avaient la bougeotte. Il fallait continuer d’investir.

Preuve à l’appui, le 11 décembre 2019, Alexandre de Juniac, le directeur général d’IATA annonçait des bénéficies de plus de 29 milliards de dollars pour 2020. Guillaume Faury, le PDG d’Airbus était sur son nuage. A leur décharge, à l’époque la plupart des secteurs de l’économie mondiale voyaient pas ce qui pourrait empêcher les prévisions de se réaliser. Tout cela paraît bien lointain aujourd’hui. Trois mois.

Personne ne pouvait imaginer une attaque de l’ampleur du covid-19. Aucun économiste de pouvait prévoir un tel retournement de situation. Et c’est donc en cela qu’il ne faut pas jeter la pierre à IATA qui vient une nouvelle fois d’annoncer des chiffres catastrophiques pour l’année en cours. Pire que le pire scénario envisagé le 5 mars. Une éternité. Trois semaines.

Désormais, IATA estime que les revenus du secteur passagers pourraient plonger de 252 milliards $, soit une basse de 44 % par rapport aux chiffres de 2019. Cela s’appuie sur un scénario selon lequel les restrictions de voyage pourraient durer trois mois, après quoi on observerait une reprise graduelle de l’économie plus tard cette année. Que d’hypothèses !

Une chose est sûre en revanche, « L’industrie aérienne affronte sa plus grave crise. En quelques semaines, notre ancien scénario du pire semble devenu clément comparativement à nos plus récentes évaluations. », affirme Alexandre de Juniac qui a calculé un besoin de 200 milliards de dollars des compagnies aériennes pour traverser la crise. Un besoin d’autant plus élevé qu’IATA est désormais convaincue que « La reprise de la demande de voyages aériens cette année sera freinée par la récession mondiale affectant les emplois et la confiance. »

IATA prévoit une activité en repli de 46% en Europe et un manque à gagner de 76 milliards de dollars pour les compagnies aériennes européennes. A ce jour évidemment…

Gil Roy

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

14 commentaires

  • JoJo

    « Personne ne pouvait imaginer une attaque de l’ampleur du covid-19. Aucun économiste de pouvait prévoir un tel retournement de situation.  »
    Bizarrement, il y a des pays qui sont mieux préparé que d’autre.
    Bizarrement, il y a des pays qui s’en sorte mieux que d’autre.
    Alors, c’est un peu simpliste de dire que « personne » ne pouvait prévoir. Et notre situation met en exergue la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui, et montre bien la problématique d’une vision très cours terme des économistes. Et surtout l’asservissement total et sans contraintes de nos politiques aux dire des économistes… Les crises de l’épidémie de l’EBOLA, H1N1 ou SRAS n’ont en rien servi de leçon pour être mieux préparés. Et pourtant ils étaient bien des signe annonciateur d’une pandémie mondiale diffusée par le transport aérien… Triste monde dans lequel nous vivons.

  • Edrobal

    Quel enfumage ! On mélange allégrement bénéfice et chiffre d’affaire pour mieux tendre la sébile. En attendant, l’IATA et ses membres violent les lois en ne remboursant pas les clients lésés. On leur propose en compensation et illégalement des avoirs à des conditions qui les rendent pratiquement inutilisables. Et quand les clients sont des petites agences de voyages, on les mène à la faillite.

  • P. D.

    Bravo…
    moi rien à foutre que l’aviation commerciale soit en difficulté…. elle a grandement contribué à la pandémie…. en continuant ses norias de liners tout azimut…
    à l’avenir j’espère que les français se contenteront de se faire bronzer en France et non aux Maldives… etc.. il faudra peut-être remettre en cause notre modèle de société…

    • michael tolini

      Je suis comme beaucoup de gens du secteur aeronautique une victime colaterale de cette crise mais je partage votre point de vue sur la revision indispensable de notre mode de consomation.
      Les chiffres evoques dand l’article donnent le tournis et les grands dirigeants de ce monde pensent que soutenir les grands du secteur aeronautique est une priorite. Pas tous les sous traitants (qui sont des variables d’ajustement en temps normal) n’auront pas cette chance et beaucoup ne remettront pas de cette crise car ils n’ont pas la chance inique de partager (avec les contribuables) les deboires quand tout va mal.

  • Paf et Pif !

    Je propose également le déplacement de ma contribution sur un précedent sujet concernant un éventuel « shut down mondial » de part la FNAIM, ou personne n’a réagi ni commenté, sauf un.
    Sans rentrer dans les détails du manque à gagner pour le transport aérien mondial, une observation quand ce fichu covid s’avanouira dans la nature comme il est arrivé.
    Le savoir faire des compagnies aériennes Françaises en incluant leurs modèles de travail : leurs resultats financiers leur permettent t’elles de survivre simplement au delà d’une petite baisse d’activité ?
    Je ne le crois plus.
    Pratiquement toutes financent des pertes annuelles récurentes.
    Il n’y que très peu d’airlines en France, sous AoC Francais, qui publient des resultats positifs. Pour celles-ci la discretion s’impose dans un contexte social Français très sensible. Encore que les subventions et défiscalisations sur investissements viennent interférer sur les chiffres publiés sur Infogreffe, pour ceux qui les publient.
    Le modèle de travail Français n’est pas adapté aux lois du marché aérien depuis plus de deux décennies. EasyJet et Ryanair l’avaient compris depuis longtemps. Volotea en est encore un bel d’exemple de réussite sous AoC Français.
    C’est bien beau le modèle social et les acquis sociaux, mais ce n’est pas cela qui donne à manger dans les assiettes tous les mois.
    C’est l’emploi qui donne à manger. La preuve est bien là en ce moment : chacun chez soit et plus rien ne se produit, au delà du « télétravail », qui ne durera qu’un temps car on ne produit pas des patates par internet !
    Dans le cas présent, beaucoup sont contents d’être chez eux à tailler leurs rosiers ou à construire leurs avion dans leur garage ou bien à astiquer leur 911 en touchant leur salaire « du » (sauf qu’ils n’ont pas travaillés), par un employeur qui se pas comment il assurera les salaires le mois prochain, puisque ses salariés n’ont rien produit.
    Dans cette situation et dans un avenir très proche : plus de salaires, plus d’assurance chomage, plus de protection médicale, plus de sous-sous pour payer les traites de l’appartement dans le 7eme ni de flouz pour payer la résidence secondaire ou bien les appartement acquis sous une loi defiscalisante derob-truc ou autre !
    Il serait bien tant qu’en France nous retroussions nos manches et considérions un chef d’entreprise, un créateur d’entreprise, un patron, comme un BIENFAITEUR plutot qu’une cible à abattre ! Par ailleurs en cette période de déconfiture les imposteurs constestataires syndicalistes ont disparus…pschiiiiiit ! Comme ces êtres nuisibles s’engraissent sur le dos de bête, mais que la bête est à terre, plus d’os à ronger donc.
    Les « carabiZtouilles » de qui nous connaissons » çela » suffit. Au sortir de cette rcise sanitaire et économique unissons nous sous les couleurs de notre pays pour faire face à ce malheur et redevennons les être humains déterminés que nous étions au sortir de la libération afin de rebatir cette France que nous aimons, que nos prédéceseurs ont construits pour nous, pour nos enfants et au delà.

    • Pilotaillon

      Je partage cette approche.
      C’est nettement moins sexy de vendre de le création de valeur (du temps, de l’initiative = des risques, de l’engagement) que de la couverture sociale, dont les entreprises et les indépendants connaissent le coût.
      Ne voyez pas dans mes propos des vélléïtés de tout supprimer.
      Je suggère d’avoir la maturité d’entrer dans un mouvement d’évolution necessaire qui ne butterait plus sur les chappelles assez peu recommandables de certains partenaires sociaux qui sanctuarisent des pans de fonctionnements entiers, couteux et contre productifs qui ne tiennent pas une minute face à la réalité de terrain du travail.
      Il y a autant de malveillance du côté certains salariés que certains patrons qui roulent à 200Km/H sur la fille de gauche !
      Alors le courage Français serait de se « parler vrai » et de sortir des luttes de centrales qui aujourd’hui n’ont plus aucune raison d’exister sous cette forme, en particulier dans les « milieux favorisés », là où on a carément perdu de vu la notions de client, le véritable utilisateur du bien ou du service et qui paie.
      On pourrait alors mieux répartir la valeur… je peux rêver, j’en ai le temps !

    • téo

      « Par ailleurs en cette période de déconfiture les imposteurs contestataires syndicalistes ont disparus…pschiiiiiit ! »
      Intéressante vision de celui qui n’écoute que le bruit de BFM.
      Si il y a bien du gras à enlever de ce système syndicaliste, c’est ce même système qui a tenté, à de nombreuses reprises, de prévenir le gouvernement du manque de lits, du manque de moyen de l’hôpital. Sans doute face à ces appels, des gens comme vous n’ont vu que « les débordements en marge du cortège » au lieu de prendre du recule et se dire que ce capitalisme tendance libérale ne respectait donc plus rien: ni même son système de santé.
      Pour le reste, je trouve amusant que vous vomissiez votre haine comme si vous n’étiez pas concerné par vos propres critiques. Le chômage technique de vos ouvrier provient il de votre large trésorerie, ou de l’état providence?

      « Le modèle de travail Français n’est pas adapté aux lois du marché aérien depuis plus de deux décennies »
      C’est tout à fait vrai! Mais quand en face de l’AOC français on a des compagnies qui ne payent aucune taxes sur le pétrole, qui ne payent aucune charges sociales (système de santé y compris…) et qui ont les moyens d’acheter des commissaire européenne chargée des transports (Violeta Bulc) – le modèle Français n’a pas sa place. Mais à accepter béatement ce jeu là, inutile de prier pour l’éducation, la santé ou autres bienfaits des « couleurs de notre pays » il n’en restera pas grand chose d’équitable ou égalitaire.

    • C. E

      Ah que c est beau ce diatribe final à l’honneur du retroussage de manches de tous ces pauvres français qui ne comprennent rien. Ce que je comprends moi en voyant tout ça (et je suis qu une misérable fonctionnaire qui coûte des sous à la France avec ses privilèges) c est que le modèle économique mis en place tremble parce que son organisation trop mondialiste à mis en danger la planète entière. Qu on se retrousse les manches pour donner du travail oui mais pas en détruisant tout, en relocalisant certaines industries nécessaires à notre indépendance, en respectant l environnement aussi, et en réfléchissant à une économie prospère mais d une autre façon. Combien on nous a seriné que la santé, l école, la justice coûtaient trop cher… On a regroupé des hôpitaux, on a fermé des lits, on a sous payé internes et infirmières… On a crié au loup pour toutes ces dépenses inutiles. Et aujourd hui cette sorte d économie libérale à plein tube que vous défendez ouvre les robinets généreusement pour sauver ses fesses et même d après ce que j ai lu récemment dans un article, (le comble) incite les actionnaires à ne pas être trop gourmands pour sauver des entreprises !! . On parle écologie, réduction des gaz à effet de serre… On tape sur les automobilistes, sur les particuliers et leur chauffage. Mais sur les compagnies aériennes qui polluent la planète à plein tube… Et qui détruisent aussi de l espérance de vie, des économies locales et immobilières (et cela a été chiffré) On en parle pas… Sans parler des gens qui en pleine épidémie sont partis en vacances et ont emporté avec eux leur virus au quatre coins du monde. Voler à tout prix… Quitte à détruire. Comment ces mêmes compagnies, comment ces aéroports comme celui de roissy n ont ils pas les reins assez solides pour passer la crise ? Dans ce modèle économique idéal que vous nous demandez de reconstruire, dites moi comment il est possible qu une pandemie mette à mal l économie de pays…. Pour l absence de malheureux petits masques et équipements… Vous parlez de l après guerre… De retrousser ses manches… Pourquoi ? Vous pensez que les français sont des fénéants… Pour beaucoup ils sont là à ramasser vos ordures, approvisionner vos rayons, transporter les marchandises, être à la caisse pour 1100 euros par mois… Soigner vos aînées, éducateurs. Gardiens de prisons. agriculteurs, Policiers, gendarmes… Et j en oublie sûrement qu ils me pardonnent, sont là pour nous déjà et travaillent dur. Après guerre, puisque vous y faites références, le conseil national de la résistance, alors que le pays est en ruine et à genoux économiquement, a été à l origine des fondements de notre modèle social dont la securite sociale, les retraites, la protection de l enfance et j en passe. Je vous invite à vous y replonger car ce n est certainement pas l option que vous auriez choisis : faire des dépenses pour sauver la nation et protéger son peuple. Oui il y a des choix parfois qui semblent en contradiction avec les intérêts économiques mais qui, sur le long terme, permettent à celle-ci d être pérenne. On a pas mis suffisamment d argent dans les hôpitaux et aujourd hui ce choix contribue à une catastrophe sanitaire qui aura de graves conséquences économiques. Quant aux gens que vous méprisez parce qu ils taillent leur haie ou restent chez eux confinés sans produire (quel cynisme) ils en sont là, chez eux, parce que des mauvais choix ont été fait à plusieurs niveaux et vous n avez pas à les mépriser ainsi. Je ne suis absolument pas contre les patrons au contraire, mais je pense que nos modèles économiques ont montré leurs limites. Et je ne suis pas la seule à penser cela qu il y aura un avant et après coronavirus. Pensez y.

      • Pilotaillon du 21eme siècle

        Mes constatations font état de systèmes représentatifs paritaires dont les actions de sont pas évaluées.
        En faisant simple, personne ne demande de comptes aux représentants qui veillent davantage à leurs pré-carrés qu’aux causes qu’ils devraient défendre…
        Et les « victimes » au premier chef sont les plus vulnérables, ceux qui justement créent la valeur avec leur mains dans les entreprises, peuvent se laissent entrainer dans des combats faussés.
        Mais le monde change doucement mais surement, dont voici une des dernières, et qui donne plutôt le sourire.
        Bonne lecture : https://lessentiel.novethic.fr/blog/l-actu-1/post/le-dernier-message-dhiromichi-mizuno-le-patron-du-gpif-le-plus-grand-fonds-de-pension-de-la-planete-187

      • Un gonfleur d’hélice

        Merci pour votre commentaire. Un peu de bon sens au regard de cette promesse de mondialisation heureuse hors sol.
        Saint Ex : « L’avenir il ne s’agit pas de le prédire mais de le rendre possible »
        Je me permets de recommander
        cet excellent ouvrage de Bruno Latour, « où atterrir », qui met très bien en perspective les implications des dérégulation, de la montée des inégalités, et du changement climatique.

        Et je le cite : « Comment prendre pour « réaliste » un projet de modernisation qui aurait « oublié » depuis deux siècles de prévoir les réactions du globe terraqué aux actions humaines ? Comment accepter que soient « objectives » des théories économiques incapables d’intégrer dans leurs calculs la rareté de ressources dont elles avaient pourtant pour but de prévoir l’épuisement ? Comment parler d’« efficacité » à propos de systèmes techniques qui n’ont pas su intégrer dans leurs plans de quoi durer plus de quelques décennies ? Comment appeler rationaliste » un idéal de civilisation coupable d’une erreur de prévision si magistrale qu’elle interdit à des parents de céder un monde habité à leurs enfants ? »

        OPL A320 depuis une décennie, j’ai toujours rêvé d’exercer ce métier exceptionnel auquel je dois tout. Je reconnais néanmoins que l’aviation a tout perdu de son lustre d’antan, tant elle verse désormais dans le consumérisme.

      • Tonton Volant

        Un simple exemple illustrant l’imbécilité de certaines théories économiques et sociales :
        https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/luxfer-l-etat-complice-du-carnage-industriel
        Va-t-on manquer de bouteilles d’oxygène pour les malades du CoViD-19 ? C’est à craindre et c’est pourquoi la CGT demande la réactivation et la nationalisation de l’usine LUXFER à Gerzat (Puy-de-Dôme), la seule entreprise en Europe à fabriquer des bouteilles d’oxygène médical et qui a été fermée sans raison légale, selon l’inspection du travail, par l’actionnaire britannique, en mai 2019, en laissant 138 salariés sur le carreau.
        Depuis, c’est peu de dire que les choses ont changé ! La crise a montré le danger et l’ineptie de la « mondialisation heureuse ». Même les néolibéraux au pouvoir en France appellent à la « relocalisation . Plus fort encore, le Medef appelle à la nationalisation de nos entreprises en difficulté. De quoi redonner espoir aux licenciés de LUXFER ! En plus de leur pétition à signer en ligne https://www.change.org/p/le-minist%C3%A8re-de-l-economie-et-des-finances-sauvez-l-outil-de-travail-et-les-emplois-des-salari%C3%A9s-de-luxfer?recruiter=31396598&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=psf_combo_share_initial&recruited_by_id=708cdbf0-f835-012f-89d1-4040ea65fa16, ils reçoivent des soutiens de partout. Il faudra quelques semaines pour redémarrer, d’où l’urgence pour le pouvoir de mettre en œuvre ses belles idées toutes neuves.

  • P.D.

    L’aveuglement face au péril réel et déjà là du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité, était déjà là. Sans doute parce que le péril arrive plus lentement que le virus. Mais avez-vous vu, lu, ce que prévoyait en 2014 Bill Gates (et de nombreux spécialistes) lors d’un TedX qui circule en ce moment ? Après une analyse rigoureuse des dernières épidémies, il décrit par le menu l’hypothèse d’un virus de type grippal qui fera une pandémie, dont les conséquences seraient mondiales. Des cartes et modèles montrent ce que l’on voit apparaître ces quelques jours dans les médias. Les millions de morts et les conséquences économiques sont décrits. Et il explique comment les états auraient pu, comme ils gèrent leurs armées et les alliances entre elles, constituer les forces et les moyens, dont les stock, qui interviendraient dès le début de l’épidémie, pour tenter de la juguler… En fait c’est décrit parfaitement et nous y sommes… Pourvu que les prédictions de Bill Gates soient démenties, et que cette pandémie permette finalement de mettre en oeuvre ensuite les indispensables moyens pour empêcher, ou lutter avec les bonnes armes contre la prochaine. (Puisqu’on qu’on mettra sans doute en lien ces phénomènes avec les conditions de dégradation de l’environnement qu’on constate partout, lui-même augmenté fortement par une démographie incontrôlée, …).

    • Pilotaillon écolo

      La fondation Bill Gates finance entre autre, des structures comme DNDi qui créent les conditions de déployer des médicaments dans les pays dépourvus de systèmes de santé suffisants pour que les molécules soient administrées sans risques…

  • Pif Paf !

    Bien dans le sujet cette fois ci alors je replace ma contribution dans ce post si vous le voulez bien :
    Pour évoquer une situation qui nous concerne tous et toutes dans le domaine de l’aviation, du transport aérien, du tourisme et de la vie en général.
    Il y a plusieurs semaines, fin janvier, j’ai écris que la situation sanitaire de notre pays, de notre industrie, de nos vies, deviendraient périlleuses du à l’avancée inexorable de ce virus à la bière.
    On m’a ri au nez, moqué. Faisant état d’une petit grippe Chinoise à la Buzyn, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. J’évoque içi les Jean-truc et les autres qui passent leurs temps sur internet. Et bien maintenant qu’en pensez vous, vous les bien penseurs qui savez tout sur tout hein ? Vous avez l’air fins alors que vous êtes confinés dans vos chaumières comme tout le monde en attendant que l’éternuement et la fièvre vous pendent au nez !
    Bon courage et bonne chance à tous et toutes dans ces moments difficiles.

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