Accueil » Les aéroports français ont besoin de plus de low cost

Les aéroports français ont besoin de plus de low cost
premium

Après le démarrage de la base d’easyJet à Bordeaux, en mars 2018, et de celle de Volotea, la semaine dernière, et en attendant l’annonçant du choix multiple de Ryanair pour faire son grand retour dans l’hexagone, le trafic low cost s’affirme plus que jamais comme le moteur de la croissance du transport aérien en France. Un moteur qui ne tourne pas à son plein régime parce que trop longtemps bridé par Air France. Le combat d’arrière-garde mené en d’autres temps par la compagnie nationale contre les low cost continue de lui coûter cher aujourd’hui et pèse encore sur les résultats des aéroports français qui peinent à combler leur retard à l’allumage.

23.04.2018

La décision de Ryanair de créer plusieurs bases en France entre fin 2018 et début 2019, symbolise l'échec de la stratégie défensive menée par Air France contre le transport low cost. © Boeing

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

 

Identifiez vous pour voir le contenu !

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

13 commentaires

  • Nicolas

    Nous n’avons en effet pas lu l’article, mais nous avons pu lire le titre, ainsi que le chapeau, qui sont quand même censés refléter le contenu de l’article…

    • Gil Roy
      Gil Roy

      Si tout pouvait être dit en une cinquantaine de mots, pourquoi prendre la peine dès lors de rédiger un article de plus de 1.000 mots ? Mais après tout, le président des USA n’a pas besoin de plus de 280 caractères pour diriger la première puissance mondiale !

  • pedrito

    Argument de poids Monsieur Roy, vous avez raison .
    Mais il semblerait que les abonnés, à leur avis ,  « réorientent »  les raisons du mal du transport aérien français comme je le suggère, à l’instar de BIB 57 avec qui je suis entièrement d’accord.
    Air France n’est pas toute blanche dans cette histoire j’en conviens : elle a négligé avec dédain cette « menace » ( et mes mots sont choisis ) , et je m’appuie sur ce que je lis en en-tête de votre article mais je me suis peut être mal exprimé ou suis allé trop loin dans mon raisonnement évoquant un ou des sujets que vous ne traitez pas dans l’article.
    Je me permets de revenir sur les assises du Transport Aérien :
    tous les français travaillant dans l’aérien civil en attendent beaucoup . Où en sommes nous ? Rien ne filtre ! Avez vous le projet d’écrire un article à ce sujet ?
    Cordialement

    • Gil Roy
      Gil Roy

      Les Assises du transport aérien suscitent beaucoup d’attente de la part de tous les professionnels de l’aéronautique mais aussi des riverains des aéroports. Outre la grand messe du 20 mars 2018, il y a eu pour chacun des cinq domaines, une première réunion du groupe de travail. Une seconde aura lieu en juin, juste avant que les rapporteurs ne rédigent, durant l’été, leurs conclusions, qui seront ou non reprises par le ministre mi-septembre 2018. Entre temps, il y a des colloques. Le prochain a lieu vendredi 27 avril à Lyon-Saint Exupéry et portera sur l’intermodalité.

  • BIB57

    Excellente synthèse de cette tragédie du transport aérien français causée selon moi par 2 raisons majeures:
    – une faute politique, la construction du marché européen en l’absence de toute harmonisation sociale: pénalisante pour la France au plan général, elle s’est révélée fatale à une activité par essence internationale;
    – un manque d’anticipation: les pouvoirs politiques successifs (et non « AF avec la complicité de ») ont cru qu’en tuant systématiquement la concurrence française à cette dernière, ils allaient la protéger! Au lieu de cela ils l’ont confortée dans son immobilisme et quand, sous les coups de boutoir de la Commission et de la Cour de Justice de l’UE, les barrières érigées aux frontières se sont abaissées, ce bel agencement s’est effondré au profit d’entreprises étrangères.

  • lotser68

     » Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent. C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement. » Ce n’est pas moi qui le dit , c’était DARWIN en 1875..et pourtant je faisais partie de ceux qui se sont fait bouffer par notre « meilleure «  »Cie nationale.. On voit où on en est.. 20 ans plus tard..
    Continuons à être les meilleurs…tous seuls..

  • Jean-Mi

    Je trouve un peu trop de relents de « c’était mieux avant » dans les 3 commentaires précédents… Je ne suis pas abonné non plus, mais le chapeau et vos commentaires m’aident à cerner le sujet…

    Air France a voulu défendre son modèle « historique » d’un transport en avion qui serait un luxe, avec les services afférents comme dans un paquebot. 85 ans après la création d’Air France, l’aviation n’est plus un moyen de transport de luxe mais un moyen de transport tout court. Pour le luxe, louez un jet privé SVP. La plupart des passagers, ce qu’ils veulent, c’est aller d’un point A à un point B, rapidement, de manière fiable (à l’heure, sans déroutement, sans perdre de bagage…). Se faire servir un café et un sandwich SNCF sur un vol d’une ou deux heures, on s’en fout. Le low-cost l’a bien compris, et même sur du long courrier. C’est le monde moderne !

    Qui va au wagon bar dans un TGV sur un Paris-Bordeaux ou un Paris-Marseille ? Pas grand monde ! C’est cher, pas bon, et on a pas le temps ! Même dans un train corail en décembre dernier le wagon bar n’a même pas pu ouvrir sur un trajet de 6 heures dut à des problèmes divers ! Autant fermer ces wagons bar vu que 90% des gens emmènent leur bouteille d’eau et un truc à grignoter perso !

    Le low-cost a bien compris ça.

  • Pilotaillon du 21eme siècle

    Je pense aux pompistes installés le long de le N6 et N7 à l’arrivée à la fois de l’autoroute et des pompes à essence près des grandes surfaces…
    Auojourd’hui les installation les mieux placées sont transformées en boulangeries ou fleuristeries….
    Dire « Arrière garde » a parfois du sens, en dépit des peurs que cela suscite, mais je crédite facilement la Gil’s team de bienveillance.
    Nous sommes forcément les meilleurs en France, surtout à penser que tout se joue dans un affrontement, une révolution, ou tout est cassé au final (pour faire le deuil). On peut alors reconstruire dans la bonne humeur en se disant qu’on avait raison.
    Alors continuons, dans la fronchouillardise !
    Bravo ! Nous sommes les meilleurs !

  • Namanet

    « Combat d’arrière garde »: rien que ça.
    Il est vrai que l’idée d’une cotisation globale pour la sécurité sociale, c’est dépassé. Pourquoi cotiser pour un ensemble de personnes, si mon entreprise ne cotise pas et me laisse payer que pour ma gueule.
    Il est même certain qu’il vaut mieux qu’un maximum de pilote aient un contrat à l’étranger pour soutenir les impôts Français. Cela permet de mieux concentrer les coût du fonctionnement de la France sur les quelques citoyen imposable restants. Il est aussi vrai que maximiser le nombre de passagers enrichie principalement le gestionnaire de plateforme et qu’on se fout pas mal de savoir si une majeur partie de cette manne financière ponctionne directement les régions ou collectivités locales. A y réfléchir M.Roy, vous avez raison, ce sont des combats d’arrière garde et bon sang ce qu’il faut être demeuré pour ne pas tous sauter dans le 100% low cost.

    • Nicolas

      Merci Namanet pour votre commentaire.

      N’étant pas abonné, je n’ai pas pu lire l’article, mais rien que le titre (qui m’a fait sursauter) et le chapeau (qui résume bien, j’imagine, le contenu de l’article), m’ont laissé pantois. Et je me dis que j’ai sans doute raison de ne pas être abonné.

      • Pedrito

        Bonjour je ne suis pas abonné non plus mais le début de l’article me frise sérieusement monsieur Roy.
        Ce n’est pas Air France qui empêche le développement du low cost ( la preuve ) elle s’y oppose car elle n’a pas les atouts des low costs en terme de fiscalité, charges sociales et patronales ( regardez le modèle Ryanair condamnable et condamné à maintes reprises ), redevances aéroportuaires, financement de la sûreté … l’erreur qu’Air France a commise est d’avoir sous-estimé l’efficacite du modèle.
        Pour info, l’activite Passage ( les passagers ) ne représente que 20 % du chiffre d’affaire de Ryanair le reste étant de l’achat/ Revente d’avions et des montages financiers … Et vous nous comparez à ça ??? Ryanair manque cruellement de pilotes , et n’arrête pas l’hémoragie Waouh ! Quelle magnifique modèle celui du moins disant social .
        Vous feriez mieux de regarder ce qu’il passe du côté des Assises du Transport Aérien , ou là , justement, Air France réclame de l’équité.

      • Gil Roy
        Gil Roy

        Ce que je trouve d’extraordinaire, c’est que vous et d’autres lecteurs arrivent à débattre d’un sujet sans l’avoir lu et qu’au passage vous me prêtiez des propos que vous supposez que j’ai tenus… L’article que j’ai rédigé traite notamment de la mise en place des aérogares à services simplifiés. Il présente la part du trafic low cost dans les aéroports français. J’aborde en fait divers aspects.

        Je comprends que vous ne vouliez pas vous abonner. Mais de grace ne me prêtez pas des déclarations que je n’ai pas faites.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *