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Le démonstrateur d’avion à propulsion hybride distribuée EcoPulse franchit une première étape clé

Prévu pour un premier vol en 2022, l’EcoPulse, un démonstrateur d’avion à propulsion hybride distribuée conçu par Daher, Safran et Airbus avec le soutien du CORAC, a passé avec succès sa revue préliminaire de design (Preliminary Design Review). Cette première étape clé permet de démontrer la faisabilité du projet et de figer l’architecture du démonstrateur.

14.12.2020

Airbus qui intervient actuellement sur la modélisation aérodynamique du démonstrateur Ecopulse, a programmé le passage en soufflerie d’un ensemble Hélice-Nacelle au cours du premier trimestre 2021. © Daher

Le démonstrateur EcoPulse de Daher, Safran et Airbus a été dévoilé au Salon du Bourget 2019. Il s’inscrit comme l’un des projets collaboratifs majeurs de la filière aéronautique française, dans le cadre du plan de relance du gouvernement français présenté en juin 2020.

En posant les bases d’avions légers pour la fin de la décennie, l’EcoPulse permettra de mettre au point des technologies réduisant l’empreinte environnementale des avions commerciaux de demain, contribuant ainsi aux objectifs de décarbonation du...

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

12 commentaires

  • CAVOK

    Bonjour, pour ceux qui n’auraient pas compris cet avion est un démonstrateur, c’est à dire un avion banc d’essais. Airbus s’intéresse à la propulsion distribuée, il semble plutôr pertinent d’effectuer les essais sur avion léger que directement sur A320. Safran veut effectuer des essais de performance de ses nouveaux moteurs, il semble plutôt pertinent d’effectuer les essais sur une plate-forme avec une autonomie substantielle et un mode de propulsion indépendant. Oui, la recherche coûte de l’argent mais c’est ainsi que l’on maintient une avance technologique. Il s’agit de créer un écosystème, comme souvent, on verra sans doute les personnes impliquées dans ce projet occuper des postes à responsabilité dans les prochains projets d’Airbus ou créer leur propre entreprise (tels Jean Botti et son équipe).

    • Pilotaillon, vivant et réaliste

      Merci Cavok, très clair avec des mots simples !
      Espérons que ce Nième commentaire contribue à convaincre les obsédés de « l’argent dépensé pour rien », leur donner à comprendre qu’il faut savoir où investir dans la recherche pour ensuite vendre ce que le marché attendra ou ce que permettront demain les ressources naturelles.
      C’est de l’agriculture : on sème en pensant que les conditions seront favorables pour récolter plus tard.
      Les conditions étant le marché, avec ses clients et ses concurrents et l’environnement.
      Voilà transposé à notre époque ce que l’homme a découvert avec la sédentarisation, lorsqu’il a acquis la connaissance de cultiver un jardin, il y a 17.000 ans il me semble. Il a débuté par ce que l’on savait faire, réunir la graine et le sol fertile. Il a échangé ses armes de chasse pour un râteau et une houe.
      C’est la seule manière de se donner une chance de redistribuer plus tard dans l’écosystème, pour « faire vivre » l’ensemble des partie prenantes, de l’opérateur au cadre de la filière… qui aura su investir avec justesse.
      -« C’était évident de l’avoir fait, mais avoir su le faire avant relève parfois du génie ».
      Cela a été un jour la construction du 747 ou de pousser à l’intégration des commandes de vol électriques… il y en a tant d’autres.
      Tout le monde a sa chance, à condition de sortir de sa routine.
      Bonne année 2021, hors des routines et des révoltes malhabiles !

    • Joel

      Mouais, on en reparlera…

  • Pif

    Pour produire du vent à pogn…, à éventuelles subventions c’est parfait !

  • Motti Albert

    Plus nuls que certains c est dur à réaliser et porter un nom d oiseau en sus
    Nous avons là des négatifs aykafocon

  • Colibri

    Quelqu’un pourrait-il expliquer ou détailler la technologie employée ?
    A quoi servent au point de vue environnemental (à part, peut-être le bruit) les 6 moteurs électriques alimentés par un turbo-générateur (à kérozène) qui apparement entraine également l’hélice principale ?
    Et même, si il y a des batteries (rechargées au nucléaire au sol et au kéro en l’air) je ne vois pas de gains de rendement ou environnemental possible !!
    De plus et contrairement aux voitures il n’y a pas de recupération d’énergie au freinage…
    Une chose par contre est certaine, c’est que c’est une belle pompe à subventions !!

    • precesseur

      Il est vrai que çà manque de détails techniques. Mais qu’est-ce qui vous dit que les moteurs ne peuvent pas être générateurs à la descente, en aérofreins. Par ailleurs l’aile du coup est bien soufflée lors de la croisière, gain en finesse apparente? Quant au roulage au sol… De toute façon je ne pense pas que les ingénieurs de Safran, Airbus se lanceraient dans un truc qui n’aurait aucun intérêt technique avant même d’essayer.
      Euh, à part le nucléaire pour recharger les éventuelles batteries, vous voyez rien d’autre? Moi je suis pro nucléaire çà me va, mais si vous n’êtes que pro pétrole et même pas écolo, restez là où vous en êtes, ainsi vous êtes sur d’avoir raison,
      mais ne découragez pas les autres.

    • Aff le loup

      Ce que permet l’électricité, et ce n’est que mon avis, c’est qu’on peut raisonner sur la facilité à disperser l’énergie là où elle est nécessaire et par un logiciel la gérer à la demande…d’où l’invention des commandes de vol électriques !
      De fait, on conçoit des actuateurs de dimensions réduites et on multiplie autant que de besoin leur implantation…de cela on obtient une redondance pour augmenter la fiabilité mais surtout une électronique associée devrait permettre de moduler les régimes et à mon avis remplacer les surfaces de commandes de vol comme les ailerons et les gouvernes en creant les forces nécessaires par la motorisation plutôt que par l’intermédiaire de la déflection du vent relatif…De mon point de vue, c’est parfaitement compréhensible de concevoir un rotor virtuel multimoteurs pour remplacer le rotor unique d’un hélicoptère en modulant les régimes donc les portances en créant un pas collectif spécifique par moteur induisant le pas cyclique de l’engin…Bref posez les brevets, les etudes ne sont plus de mon âge et c’est cadeau !

    • Icekalt

      Le principe est de réduire la voilure et la dérive donc la traînée pour faire du contrôle avec les moteurs. Même principe que le X22: on souffle la voilure. A noter qu’ecopulse est un banc d’essai volant, pas un futur produit : c’est pour cela qu’il conserve le moteur d’origine.

  • Truc

    On a résolu le problème des batteries…?

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