Le Cirrus Vision Jet SF50 immatriculé N129KA, impliqué dans l’incident du 2 juin 2026, à Athens. © Cirrus Aircraft
Un pilote de Cirrus Vision Jet SF50 a réussi un atterrissage d’urgence après une panne moteur survenue à 11 000 ft d’altitude. Il a choisi de ne pas déployer le parachute balistique et a rejoint l’aéroport d’Athens, en Géorgie (USA), en vol plané.
L’incident s’est produit le 2 juin 2026 à bord d’un Cirrus Vision Jet SF50 G2+ immatriculé N129KA, construit en 2024, qui totalisait 256 heures de vol. Selon les données de suivi de vol, l’appareil avait décollé de l’aéroport régional du comté de Greene, à Greensboro (Géorgie), lorsqu’une panne du turboréacteur Williams FJ33-5A est survenue au cours de la montée.

D’après les informations relayées par l’Aviation Safety Network de la Flight Safety Foundation, le Vision Jet aurait subi une « panne moteur non contenue » alors qu’il évoluait à environ 11 000 ft (3 350 m). Malgré la présence du système de parachute de cellule CAPS (Cirrus Airframe Parachute System), le pilote a choisi de planer jusqu’à l’aéroport d’Athens-Ben Epps Airport (KAHN), où il y a effectué un atterrissage d’urgence. Si les causes de la défaillance moteur sont, pour l’heure, inconnues, des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent d’importants dégâts au niveau de la turbine.

Si le parachute balistique constitue l’une des caractéristiques phares du Vision Jet, les pilotes sont également formés aux procédures de panne moteur lors de leur qualification de type. En effet, les séances sur simulateur incluent notamment des exercices de vol plané et d’atterrissage sans propulsion.
Avec une finesse annoncée de 14,7:1, le SF50 offre d’excellentes performances de plané, et même nettement supérieures à celles, par exemple, d’un Cessna 172, dont la finesse est de 9:1. Cette capacité a probablement contribué au succès de l’atterrissage réalisé à Athens.