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Davantage de SAF pour l’aviation d’affaires en Europe

Selon les associations EBAA et GAMA, il est tout à fait possible d'incorporer davantage de SAF dans les mélanges de carburants que ce qui est préconisé par les réglementations actuelles des pays européens. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

L'Association européenne de l'aviation d'affaires (EBAA) et l'Association des constructeurs de l'aviation générale (GAMA) invitent les opérateurs européens de l'aviation d'affaires ainsi que les aéroports à être plus audacieux en matière d'incorporation de SAF dans les mélanges de carburants pour l'aviation d'affaires. Même si de nombreux défis restent encore à relever.

Dans un rapport conjoint sur l’utilisation du carburant d’aviation durable (SAF, Sustainable Aviation Fuel) en aviation d’affaires, les associations GAMA et EBAA recommandent aux opérateurs de l’aviation d’affaires en Europe d’aller bien au-delà des minimas imposés par la réglementation européenne et celle de certains pays membres de l’union.

Ainsi, en 2022, la France a adopté la règle de 1% de SAF mélangé à du carburant fossile et le programme ReFuelEU de l’union européenne prévoit 2% de SAF en 2025 avec une augmentation progressive à 70% en 2050.

De manière à atteindre l’objectif de zéro émission nette en 2050, le rapport préconise un plan d’action avec « des objectifs ambitieux mais réalisables, en commençant par 5 % d’utilisation de SAF d’ici 2025. » L’objectif est d’augmenter progressivement mais de manière significative la quantité de SAF en passant à 20 % d’ici à 2030, puis à 60 % d’ici à 2040. La feuille de route vise ensuite une utilisation de 80 % en 2045, pour aboutir à 100 % de SAF en 2050.

Face aux difficultés actuelles d’approvisionnement en carburant d’aviation durable et à sa production encore très réduite, le rapport plaide pour la mise en place d’un système de « comptabilisation et de réclamation. » Cette approche permettrait aux opérateurs d’acheter des « crédits » de SAF même lorsque les carburants d’aviation durable ne sont pas accessibles dans leur région. Ainsi, sans toutefois incorporer le SAF dont ils ne disposent pas, les opérateurs pourraient malgré tout revendiquer l’utilisation de SAF qui serait en l’occurrence utilisé par d’autres opérateurs dans des avions ailleurs dans le monde. Selon l’EBAA et la GAMA, ce système coopératif à l’échelle mondiale permettrait de dynamiser et soutenir la production de SAF.

Fabrice Morlon

Pilote professionnel, Fabrice Morlon a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Passionné d'aviation sous toutes ses formes, il a collaboré à plusieurs médias aéronautiques et publié une dizaine d'ouvrages, notamment sur l'aviation militaire.

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