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2018 s’annonce comme une année sombre pour la sécurité de l’aviation générale

En 2018, selon le BEA,la moitié des accidents mortels ont eu lieu lors de montée initiale ou en phase d’atterrissages. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Sur les huit premiers mois de l’année, le BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) a recensé en France, 209 accidents impliquant des avions légers, ULM, planeurs, ballons et hélicoptères, qui ont entrainé 63 décès. Près du double de morts par rapport à un an en arrière.

Rémi Jouty, le directeur du BEA, a établi un décompte au 31 août 2018 : 209 accidents contre 180 sur les huit premiers mois de 2017, dont 39 mortels (25) ayant entrainé 63 morts (32). Il rappelle que 2017 était « en ligne avec les années précédentes ». Autrement dit, l’aviation générale présente en 2018 de mauvais chiffres en termes de sécurité. Il faudra attendre de connaître le nombre d’heures de vol, sans doute en augmentation du fait d’une météo globalement favorable, pour...

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8 commentaires

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  • par Schroeder Philippe

    2018 fut une année de bonne MTO aussi donc beaucoup de vols et ainsi beaucoup d’accidents.

    Répondre
  • Training,training,training….et préparation et attention à chaque phase du vol.

    Répondre
  • par Pascal Littierre-Bihan

    Un témoignage complémentaire : ne pas oublier que les accidents peuvent être la somme de petits incidents insignifiants.
    Et malheureusement, l’excès de confiance peut conduire à ignorer ces « petits incidents » … jusqu’à l’accident.
    Quels remèdes : ce qui a déjà été dit :
    – une préparation du vol rigoureuse (météo, notam, VAC, avion, …)
    – une bonne condition physique et mentale
    – un entrainement régulier
    – et ne pas hésiter à se rapprocher d’un instructeur en cas de doute

    Répondre
  • Hélas, souvent mes amis pilotes oublient de se préparer correctement, découvrent la Météo pendant le vol, ne regardent pas les Notams et oublient de lire en detail les cartes Vac. Je suppose que la première cause sera la panne de carburant et la deuxième le vol dans les nuages (IMC). Sachons renoncer, nous dérouter, utiliser l’assurance de la FFA.
    Enfin la tablette, le merveilleux GPS ne doit pas nous detourner de l’essentiel : préparer, calculer les consommations, REGARDER DEHORS. Bons vol en sécurité. L’accident est hélas toujours possible mais chaque pilote, peut, doit, prendre toutes les mesures pour le rendre impossible.

    Répondre
    • par claudine clostermann

      Un grand bravo pour votre commentaire, il résume tout…la pression des piliers de bar qui ont 10 000H de comptoir et 10H DE VOL et se permettent de dire à des pilotes hésitants pour les conditions météorologiques, mécaniques ou autres… « Tu es un peureux, un trouillard, mais là ça passe sans problème ». Moi, cette situation, je l’ai vécue personnellement et trop souvent…car en plus, j’avais ce nom qui me colle à la peau et, quand je disais NON pour un vol pour X raisons justifiées, la réponse des piliers de bar étaient: « mais Pierre n’aurait jamais annulé évidemment ». Ce n’est pas la même époque, le même contexte, les mêmes objectifs. Alors, je vous rejoins complétement car un être humain a sa dignité et ses limites mais quand on le traite de trouillard, cela peut le forcer à commettre des erreurs….malheureusement souvent mortelles.

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      • Je ne sais pas si vous êtes trouillard ou pas, mais je peux affirmer une chose : ceux qui vous traitaient de « trouillard » sont des connards irresponsables, car la B-A BA en aéronautique (et bien d’autres domaines…) est de connaître ses propres limites, celles de son équipage et de son avion, et de se préserver des marges d’ampleur variable en fonction du contexte (météo, zones, reliefs, trafics, ATC et autres…) rencontré et du degré d’incertitude quant à son évolution pour ne pas avoir à les franchir….
        Pour progresser il faut certes élargir son domaine de compétence et résilience et donc repousser ses limites et aider les autres à repousser les leurs, mais c’est là un autre débat qui doit rester un challenge personnel, mais maîtrisé.

        Répondre
    • Tout est dit dans ce commentaire

      Et pour ajouter a celui de Mme claustermann, je répète souvent qu’il faut honorer la mémoire de Renaud Ecalle qui a démontré que quand ça passe pas, ça passe pas – tout champion du monde qu’il était.

      Répondre

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