Accueil » Flou autour du vol en double

Flou autour du vol en double

Le vol en double est-il à nouveau possible depuis le 11 mai 2020 ? Les textes réglementaires sont ambigus. Les fédérations aéronautiques disent oui. L’autorité reste muette.

14.05.2020

Le port du masque s'impose pour les vols en double. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

« A la situation sanitaire inédite créée par le Covid19 s’ajoute une situation quelque peu confuse sur le plan réglementaire. ». Voilà résumé en termes choisis, par la Fédération française aéronautique, l’imbroglio dans lequel baigne depuis la fin du confinement, l’aviation légère. Au final, il n’est pas dit explicitement que les vols en double sont à nouveau autorisés, mais il n’est pas écrit non plus qu’ils sont interdits. La DGAC interpellée par les fédérations, est, elle aussi, dans l’attente de « précisions ».

En conséquence, la FFPLUM se positionne. Elle précise dans sa lettre d’information spéciale du 13 mai 2020 que « les vols en double sont possibles dans le cadre de la remise en vol », et elle rassure ses adhérents en affirmant qu’elle « défendra les licenciés, pilotes, instructeurs, présidents de clubs, gérants de structures qui seraient mis en cause sur ce point », à conditions toutefois qu’ils aient respecté les dispositions sanitaires, qu’il s’agisse d’un vol local et en aucun cas, d’un vol découverte. De son côté, le Bureau directeur de la FFA qui va dans le même sens que la FFPLUM, insiste sur le fait que « la plus grande prudence s’impose » et rappelle que « le Préfet de département ou de Région peut restreindre ou fermer l’accès à l’aéroclub si la situation sanitaire l’exige. »

A chacun de prendre ses responsabilités. La FFA et la FFPLUM assument les leurs dans l’intérêt du mouvement, et il fallait le souligner.

Gil Roy

 

Afin de vous faire votre propre opinion

 

 

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

9 commentaires

  • pilotaillon

    Schizophrénie qui me déçoit beaucoup. Le ministère des sports a édité des fiches pour la période du 11 mai au 1er juin : autorisation de pratiquer l’aviation de loisir en solo. Les aéroclubs mettent en priorité la sécurité des vols : le vol avec instructeur est alors un passage obligé pour ce faire relâcher après au moins 2 mois d’arrêt. Personnellement je ne demanderai pas à un instructeur de me relâcher pour l’instant. Je peux attendre pour pratiquer mon loisir. Vu la moyenne d’âge des pilotes et des instructeurs c’est juste un principe de précaution. Pensons plutôt a réussir ce déconfinement pour que le maximum de français retrouvent une activité et respectons les gestes barrières.

  • Loïc HOUART

    Pour une fois que notre gouvernement nous demande d’être RESPONSABLES … c’est le moment. Pas d’interdiction , alors laissons à chacun le soin de prendre ses responsabilités pour le plaisir de voler ou pas.

  • charrier

    les guides et autres allégations (même une interprétation d un fonctionnaire) n ont aucun intérêt
    Seul compte les arrêtés ou décrets en cours
    à ce jour rien n empêche le vol avec instructeur (masquê 😀)
    à toussus les ATO pro ou club et les autres volent depuis 2 jours
    happy landings

  • Jean paul Delevoye

    Certains fonctionnaires de la DGAC disent par email que le vol en double (instruction) n’est pas autorisé.
    Donc pas d’instruction pour le moment 🙁

  • Raoul Volfoni

    Il y a vol en double et vol en double,
    voler avec son conjoint ou le co-propriétaire de sa machine et voler avec 10 passagers différents par jour dans le cadre de baptêmes de l’air ne représente pas le même niveau de risque en terme de diffusion du virus.
    Après, la proximité est elle plus importante et le risque plus élevé que d’être chez le coiffeur ou dans une voiture d’auto école ? La réponse passe par des précautions de bon sens à prendre de façon rigoureuse. Encore une fois, montrons que nous sommes responsables et professionnels.

    • Barde

      En l absence d autre document officiel le ministère des sports Dans son communiqué du 11 mai indique :
      1) concernant l Aeronautique jusqu a autorisation de la DGAC, seuls les vols solos sont autorisés .
      2) sur un plan général les activités sportives sont autorisées en plein air et à condition de respecter une distanciation de 1m , 2 conditions non respectées dans un cockpit
      Les. Fédérations suscitées ne sont donc pas habilitées à autoriser la reprise des vols en double

      • Laurent Houtan

        Le communiqué du Ministère des sports s’intitule GUIDE et n’est pas un texte réglementaire, tout comme, non plus, un mail d’un fonctionnaire.

    • McManus

      L’autorité pourrait utilement s’inspirer du dispositif validé pour les auto-écoles, dont l’activité a officiellement été autorisée le 12 mai, sous réserve de respecter les conditions : masque + visière pour le moniteur, masque pour l’élève, désinfection des commandes à la lingette virucide entre chaque élève, aération du véhicule.

    • I want to break free

      Lorsqu’on parle de vol en double, c’est au sens double-commande. Il s’agit donc uniquement de vol en instruction ou de vols à 2 pilotes (si l’un d’eux a perdu sa capacité à être commandant de bord, suite à avis médical).

      Les cas dont vous parlez me paraissent relever de l’emport de passager.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.