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La box connectée Safetyn pour voler en toute sécurité

La startup Safetyn présente au salon du Bourget (17-23 juin 2019), son boitier connecté baptisé Safetyn’Box. L'outil permet, via une synthèse d’informations physiques (capteurs dans le cockpit) et physiologiques (capteurs sur le pilote), d’anticiper certaines situations critiques pouvant mener à l’accident.

27.06.2019

Quatre boîtier ont été remis sur le salon qui équiperont, avec 6 autres, 10 avions du rallye Toulouse-St Louis du Sénégal le 21 septembre 2019. © Fabrice Morlon / Aerobuzz

Après avoir présenté le concept en 2017, la startup qui a fait partie de l’Airbus BizLab, expose sur le salon du Bourget son boîtier dédié à la sécurité. En mettant autant l’accent sur les facteurs humains que sur les principes physiques du vol, Safetyn ambitionne d’apporter aux pilotes un outil innovant d’aide à la prise de décision.

Un boîtier d’une dizaine de centimètres, équipé d’une caméra vers l’avant et d’une autre vers l’habitacle, permet d’enregistrer les données issues de capteurs disposés sur le pilote (montre connectée, gant connecté…) de manière à identifier toute situation stressante pour le pilote. En vol, la box est en mesure de déceler une situation à risque et mettre en contact le pilote avec son instructeur par téléphone. Un bouton d’appel d’urgence est positionné sur l’un des angles de la box, permettant un appel manuel. Parmi une douzaine de fonctionnalités, la Safetyn’Box alerte en cas de risque de collision avec le terrain, en cas d’incursion en zone restreinte, assiste le pilote pour sortir d’un virage engagé.

Avant le vol, le boîtier permet de vérifier que le pilote a bien prononcé à voix haute les points les plus importants de sa checklist. S’il manque un point, une alarme retentit avertissant de l’oubli.

Après le vol, les données recueillies par la Safetyn’Box et enregistrées sur une clé USB sont exploitables pour « refaire son vol » et identifier les situations qui ont posé problème. L’outil peut être intégré également dans la formation des pilotes : un bouton permet par exemple à l’instructeur de marquer la situation problématique qui sera revue en briefing au sol.

Des ateliers participatifs et des séances de coaching à partir des données enregistrées par la box seront également proposés par la Safetyn’Academy.

Safetyn, qui accepte les pré-commandes sur le salon du Bourget, commercialisera son boîtier à l’automne 2019. Un abonnement au service de stockage des données en ligne est proposé à 14,90 €. Le tarif est fixé à 1050 €, en pré-commande à 990 euros.

G.F/F.M.

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Un commentaire

  • mcmanus

    Cette start-up réinvente la roue…
    La formation au PPL est probablement imparfaite. Rien n’est moins sûr.
    Les PPL sont a priori formés à la préparation méticuleuse du vol, à l’analyse constante en vol. Les GPS modernes donnent déjà quelques alertes de proximité de relief, quelques alertes de descente sous la hauteur de sécurité de la zone, quelques alertes d’incursion ou de proximité de zone réglementée. On accuse réception de ces alertes, et on réagit.
    Ajouter une béquille supplémentaire redondante que représente ce nouveau boîtier, n’est-ce pas prendre le risque d’ajouter à la charge de travail, ou pire de donner au pilote un sentiment de relâchement d’attention possible (si je fais une erreur, je serai alerté… je continue en diminuant ma vigilance) ?
    Au-delà du principe, c’est un équipement de plus, qui s’ajoute aux GPS portables, aux tablettes numériques, aux détecteurs de traffics, aux GoPros que certains embarquent et fixent en nombre sur la casquette de tableau de bord.
    Quand j’entends le représentant de la start-up indiquer que ce boîtier s’adresse aux pilotes privés avion, aux pilotes de planeurs, aux pilotes ULM, je me demande vraiment s’il a déjà volé en planeur ou en ULM. Allez fixer ce boitier dans un planeur, et on en reparle… A part garder ce machin sur les genoux, je ne vois pas où il peut être installé…
    Selon moi, fausse bonne idée totale.
    Le vol VFR en VMC, c’est depuis toujours et avant tout, regarder dehors. C’est aussi gérer les instruments, désormais nombreux et efficients. Je ne vois pas du tout l’intérêt de rajouter ce boîtier à une activité de pilotage qui réclame déjà attention et rigueur.

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