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Price Induction mis en règlement judiciaire

La société Price Induction créée il y a 17 ans dans le but de proposer un petit réacteur destiné au « personnal jet » n’a pas réussi sa transformation de constructeur autonome en une entreprise de prestation de services intellectuels pour le compte des grands groupes.

13.06.2018

Le moteur DGEN 380 développé par le français Price Induction pour équiper des jets ultra légers personnels. © Price induction

Dans un communiqué de presse daté du 12 juin 2018, la société Price Induction explique que « la « Réorientation » de l’activité de la société voulue et engagée suite à la période de Sauvegarde de 2014 a donné de très bons résultats techniques mais n’a pas réussi sur le plan économique. Les résultats des exercices 2016 et 2017 sont en très forte perte et ont mis en péril la continuité de l’entreprise. » Face à cette situation, le Conseil d’Administration a pris la décision de déclarer l’état de cessation de paiement de la société et de demander le bénéfice d’une procédure de redressement judiciaire auprès du TC de Bayonne qui lui a été accordée en audience le 11 Juin 2018.

La salle de contrôle du banc d'essais WESTT BR de Price Induction

A défaut de trouver des avionneurs, le moteur développé par Price Induction a été mis en oeuvre sur des bancs d’essais vendus à de grandes universités et à des centres de recherche à travers le monde. © Price Induction

C’est à la suite de l’échec des négociations avec le chinois AVIC (fin 2013) que les actionnaires ont décidé d’arrêter le développement du moteur et de « Réorienter » l’entreprise vers une activité de prestation intellectuelle pour le compte des sociétés aéronautiques et principalement des grands groupes, à commencer par Safran, tout en maintenant son activité de vente de banc de test.

Price Induction n’a pas réussi cette mutation et s’est fortement endettée. Les actionnaires financiers (fonds gérés par ACE Mangement) qui possèdent la grande majorité du capital de la société et en assurent le contrôle, ont plusieurs fois recapitalisé la société au cours des quatre ans écoulés. La cinquantaine de salariés espèrent désormais que le redressement judiciaire permettra de trouver un nouveau partenaire industriel.

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