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L’Occitanie, terre d’envol de Concorde

Comme Concorde, Daniel Faget est de Toulouse. Sa passion pour l'aéronautique l'a conduit à devenir spotter. A l'occasion du cinquantième anniversaire du 1er vol de Concorde, le 2 mars 1969, les journaliste d'Aerobuzz.fr se souviennent.

27.02.2019

Avec Aeroscopia et Airitage (Airbus), Concorde s'est vu offrir un magnifique écrin en terre natale. © Airbus

J'avais 19 ans lors de l'année du premier vol du Bel Oiseau Blanc. Depuis quelques années, en 1969, on attendait cet évènement avec impatience pour savoir si cette magnifique réalisation des ingénieurs aéronautiques de l'époque allait voler et bien voler. Je me souviens encore, à Toulouse des essais qui suivirent le premier vol. Je jouais à l'époque au rugby au stade des « Sept Deniers », à vol d'oiseau très proche des pistes de Blagnac, et le soir lors des entraînements nous reconnaissions...

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A propos de Daniel Faget

chez Aerobuzz.fr
Daniel Faget est un passionné par tout ce qui a trait à l'aéronautique et l'espace depuis sa jeunesse. Il a fait sa carrière professionnelle dans le domaine de la formation pour adultes et depuis plus de quinze ans, profitant de sa retraite, réalise des prises de vues au bord des pistes d'aéroports. Il a, avec ses photos, illustré des chroniques du regretté Pierre Sparaco , des ouvrages aéronautiques en France ou à l'étranger et il collabore bénévolement depuis quelques années avec Aerobuzz.fr dans le domaine de l'image.

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3 commentaires

  • Daniel FAGET

    Oui Bernard tu as raison de me faire remarquer mon erreur qui fait penser que je n’ai pas suffisamment retenu les enseignements de tes ouvrages pourtant tellement détaillés. J’ai fait un amalgame un peu rapide entre les débuts de l’aviation postale qu’avait imaginé P.G. Latécoère et ce qu’elle est devenue après avec l’Aéropostale de Marcel Bouilloux-Lafont. De même, une autre erreur aussi qui doit être corrigée car ce n’était pas le Stade des Sept-Deniers (Stade actuel du Stade Toulousain) mais l’ancien Stade Ernest Wallon proche des Ponts-Jumeaux à Toulouse, où, lors des soirées d’entraînement on entendait Concorde pousser ses moteurs. Deux petites fautes qui n’enlèvent pas à Concorde toute l’admiration qu’on peut lui porter et le souvenir toujours ému dans nos mémoire de l’avoir vu voler. D.F.

  • Patrick leroux

    Avec ma femme Véronique, nous habitions à portland, Oregon, USA, en 1970.
    J’avais vu l’année précédente Concorde survoler Paris à basse altitude depuis la Défense jusqu’à Vincennes depuis le toit en terrasse de la faculté des Sciences, Jussieu à l’époque, car j’y préparais ma thèse de Physique.
    Un Américain nous a interpelé un jour que nous faisions une excursion le long du fleuve Columbia, après avoir reconnu notre accent étranger et lui avoir dit que nous étions Français:  » comment avez-vous fait , vous qui n’avez pas d’argent pour faire voler Concorde, alors que nous avons dû abandonner le SST ? »
    On connait la suite : les Américains étant chauvins, ils entreprirent méthodiquement de tout faire pour l’empêcher de voler, puisqu’ ils n’étaient pas arrivés à construire leur supersonique.
    Ayant travaillé en France dans des multinationales américaines, je connais bien leur mentalité. Il ont fait la même chose avec la »carte à puce » qui donne plus de sécurité au motif qu’elle n’était pas inventée par un américain….

  • Merci, ami Daniel,
    Excellent article plein d’émotion ! Cependant, j’espère que Guillemette de Bure ne va pas le lire, car le nom d’Aéropostale revient à son grand-père Marcel Bouilloux-Lafont, et non à Pierre G. Latécoère qui lui avait vendu les Lignes aériennes Latécoère originelles. Et pourtant je sais que tu lis de bons livres sur cette épopée…
    Pour revenir à celle de Concorde, j’avais fait un long article sur Aviasport suite à mon aller-retour Paris-New-York en tant que commandant de bord observateur qui, grâce à l’amabilité de celui en fonction, avait pu amener la « bête » depuis 5.000 pieds en montée jusqu’à près de 60.000 et Mach 2… et cela à la main, sans les services de « George », y compris pour passer le mur du son qui ne se traduisait que par une hésitation de l’aiguille du machmètre. C’était un cadeau de Madame Air France, c’était un cadeau de la vie, de mes collègues. A l’heure où la grande compagnie a gagné un vrai chef d’entreprise au lieu de hauts fonctionnaires trop souvent incompétents et seulement préoccupés par leurs carrières professionnelles, oui il est bon de souligner que le bel oiseau, concocté par de brillants ingénieurs (Servanty en tête) et une brillante équipe d’essai (menée par Turcat, Trubshaw et Perrier), avait été mis en oeuvre sans problème par ses pilotes de ligne. L’accident de Gonesse fut une fatalité comme celui du « Croix du Sud » de Mermoz au début de l’existence d’Air France. Aujourd’hui, avec trois de mes enfants sous l’insigne de l’hippocampe, dont deux pilotes, je continue à vivre toutes les péripéties de la grande dame. Dommage que l’ambiance ne soit plus celle de l’âge d’or du 747 classique quand il faisait le laitier à travers le monde, mais un esprit demeure et je le sens encore quand je monte à bord de ces vaisseaux de l’air qui me conduisent vers les bouts du monde dont je ne peux me passer. Mais pas aussi vite que Concorde, il est vrai ! Amitiés. Bernard

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