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Le Boeing 737 MAX s’envole vers sa future certification

La FAA et Boeing mènent une série de vols de certification cette semaine pour évaluer les changements proposés par Boeing au système de contrôle automatisé des vols (MCAS) sur le 737 MAX. La FAA prévient qu'il ne s'agit que d'une étape.

1.07.2020

Les essais en vol sont réalisés par des pilotes d'essais de la FAA et de Boeing avec un 737 MAX 7. © Boeing

Les essais en vol sont réalisés avec un 737 MAX 7. Trois jours sont prévus. Le premier était le 29 juin 2020. L’avion a décollé de Boeing Field à Seattle à 9h55 pour la première série de tests. Il s’est posé à Moses Lake dans le centre de l’état de Washington où Boeing possède des moyens d’essais, avant de repartir et de revenir finalement à Boeing Field. Il a totalisé près de quatre heures de vol.

Les vols de certification devraient durer environ trois jours. Ils comprendront un large éventail de manœuvres de vol et de procédures d’urgence pour évaluer si les changements répondent aux normes de certification de la FAA. Les tests sont menés par des pilotes d’essai et des ingénieurs de la FAA et de Boeing.

Le site Flight Radar 24 dédie une page spéciale aux vols de certification du 737 MAX

« Bien que les vols de certification constituent une étape importante, un certain nombre de tâches essentielles restent à accomplir. », insiste la FAA. Autrement dit, Boeing ne doit pas s’attendre à recevoir le feu vert immédiatement après cette série de vols. « La FAA suit un processus complexe et prendra le temps nécessaire pour examiner en profondeur le travail de Boeing. Nous ne lèverons l’ordre d’immobilisation au sol qu’après nous être assurés que l’avion répond aux normes de certification. »

Gil Roy

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

13 commentaires

  • Jean-Baptiste Berger

    @Pisse tollet
    Je ne suis pas marin, mais je vous accorde que les phrases sont un peu longues…
    Bravo d’en être venu à bout quand-même.

  • PlasticPlane

    Étonnant et glaçant que les raccourcis extrémistes et équivoques aient de plus en plus droit de cité sur ce forum aéronautique… Ça finit par poser question sur sa véritable vocation…

    • Jean-Baptiste Berger

      Peut-être que faire partie des 18000 licenciés des employeurs « majeurs » de l’aéronautique (c.à.dire trois fois plus si on décompte les filiales et les sous-traitants) aiderait certains à considérer avec moins de dédain méprisant l’avis de ceux qui refusent de profiter lâchement des conséquences soudaines de cette vacherie d’épidémie pour en remettre une couche sur leur vision onirique d’un monde occidental intellectuel, à l’exemplarité écologique industrielle parfaite (plus d’industrie du tout) mais qui parviendrait donc, selon leurs doctes prévisions, à maintenir tout le reste de la vie sociale en parfaite harmonie….
      Donc, toujours autant de profs (plus, même…) de juges, de médecins, de pompiers, de gendarmes, d’élus politiques, de hauts fonctionnaires, etc. (voir Prévert) ,
      ….et vivant de quoi, SVP ?
      Ah oui, j’oubliais un paramètre : notre modèle sera tellement idyllique que tous les pays du monde vont s’en inspirer et vont donc subventionner notre nouveau confort, l’exemple venant bien-sûr de la jeune Greta qui va dilapider la nouvelle fortune qu’elle est en train d’accumuler en multipliant ses vociférations pour financer la survie de millions de gens sans ressource !
      Autant je lis avec attention les explications de Bdd13, même si je maintiens que son combat est trop ciblé (mais il a l’honnêteté de reconnaitre que s’il ne s’exprime pas sur la surpopulation c’est parce qu’il n’a, pas plus que moi, de solution « clé en main » pour la résoudre, il se cantonne dans un domaine qu’il maitrise) autant je ne m’exprime sur ce qu’écrivent les dogmatiques que pour montrer que ceux qui se croiraient « foutus » en lisant leurs commentaires auraient tort de se croire isolés dans leur position de résistance.
      Là, je reconnais que ça dévie franchement du sujet « le 737 Max »…comme certains finalement !….

  • Jean-Baptiste Berger

    Moi, je serai juste heureux de pouvoir me déplacer en avion dans dix ans….
    Et peu importe que ce soit en 320Neo, en 737max ou en n’importe quoi qui vole.
    Ma crainte est d’être interdit de déplacement par les nouveaux imposteurs qui dirigeront mon pays, condamné à voir les chinois venir en « Comac », les maffieux Russes en Illiouchine et les rois Arabes du pétrole en Boeing 787 faire leurs courses Place Vendôme pendant que je ferai la queue devant une boutique d’alimentation bio avec ma part équitable de tiquets de rationnement !
    (Possible que j’aurais pris le maquis avant d’en arriver là ….)

  • BACCELLA alias MIKE

    Si j’ai bien compris, le problème du MAX serait une conception aéro volontairement « instable » pour favoriser la manoeuvrabilité associée à une surveillance de sécurité insuffisamment ‘failsafe ». Le progrès impose des compromis mais ne doit pas tolérer un accroissement du risque.
    Cette affaire est une démonstration de l’importance des analyses exhaustives de sécurité préventive . La science de la « maintenabilité » était pourtant une spécialité américaine et il est regrettable qu’elle ait été sacrifiée en entraînant des pertes humaines et une catastrophe financière pour Boeing et ses équipementiers (dont beaucoup sont européens).

    • Jean-Mi

      Hum, non, la compréhension n’est pas la bonne.
      Le 737 Max a juste été conçu pour utiliser le nouveau moteur Leap en changeant un minimum de choses. Point barre.
      Pas de bol, il a fallu le déplacer (le moteur) pour pas qu’il frotte par terre, et cette modification à mis le bazar dans l’aérodynamique de l’avion.
      Donc un patch informatique a été trouvé (le MCAS) qui aurait pu marcher s’il n’avait été bricolé pour pas péter la certification de l’avion…

  • Aff le loup

    Il faut un jour cesser de dire qu’on ne sait pas quel type d’aéronef se rend un service commercial ! Consulter la composition du parc opérateur n’est pas une difficulté insurmontable…Quand on veut savoir, on peut savoir ! Et les opérateurs vont vite se rendre compte que se servir de cet avion pour assoir leur réputation n’est plus si simple !

    • McManus

      J’ai bien écrit « la plupart des passagers ne savent pas dans quels avions ils embarquent ». Je confirme, pour avoir toujours posé la question à mes interlocuteurs qui partent ou reviennent d’un vol commercial, que la plupart sont incapables de répondre à la question. Euh, c’était un gros. Euh, c’était un Airbus, euh non, un Boeing, enfin j’sais pas, c’est pareil. Euh c’était un coucou (quand il s’agit d’un ATR, d’un Dash, d’un biturbopropulseur avec de « vieilles » hélices). Voilà ce que savent dire la plupart des passagers de l’aéronef qui les transporte. Alors je pense que pour le passager lambda, un Boeing 737 Max sera au mieux « un Boeing » ou « un 737 », mais je suis convaincu qu’ils ne différencient pas. Bien sûr, il y a une frange marginale de passagers, comme vous et moi qui nous nous intéressons aux aéronefs, qui saura pour avoir recherché avec précision préalablement au vol. Une frange marginale. Même si l’info est disponible, elle intéresse peu de passagers, et ces passagers n’y attachent que peu d’importance. L’avenir me donnera peut-être tort, peut-être que le 737 Max sera épié sur les sites web des compagnies, voire même refusé par les passagers, s’il est de nouveau exploité massivement en transport public.

      • Streicher

        Combien de fois m’a-t-il fallu consulter la fiche des consignes de sécurité pour savoir à bord de quel appareil j’étais. Lors d’un de mes premiers vols, je me souviens d’avoir posé la question au guichet d’embarquement (où on m’a donné la réponse).

    • Jean-Mi

      Faut pas rêver ! 99% des gens découvrent dans quel avion ils vont voler quand ils montent dedans ! Et la plupart n’en ont que faire… Quand mon patron m’envoie en déplacement en avion, je sais que j’ai « un avion » à prendre à Roissy pour XXX à telle heure, tel jour. Point barre ! En lisant mon billet je sais que ce sera un Boeing machin ou un Airbus truc, mais ça change rien pour moi. Mon vol est à telle heure à tel endroit. D’ailleurs le type d’avion sur le billet est écrit en tout petit et sous forme condensée seulement connue des amateurs éclairés.
      Par gout perso, je creuse un peu plus, mais ça ne change pas mon vol en fait…
      Il est vrai qu’en ce moment, si le 737 max était en service, j’y regarderai un peu plus. Mais je me considère comme quelqu’un d’éclairé, comme beaucoup ici, alors j’y suis plus sensible.

  • Aviarock

    Monterai jamais dans cette casserole mal née! Jusqu’à ce qu’ils passent à la version Max pour concurrencer les Neo Airbus, les 737 étaient de bons avions…
    Les patchs informatiques pour faire voler un machin qui n’est pas un avion, très peu pour moi!
    On va voir ce qu’il en ressortira, mais il aurait fallu à l’époque où ils se sont rendu compte de la nécessité de passer à l’étape Max, reprendre une page blanche et recommencer l’étude d’un vrai avion comme Boeing savait les faire

  • McManus

    Qu’en pensent les pilotes de ligne ? Les spécialistes, ingénieurs aéros ? Ce Boeing 737 Max revolera-t-il un jour de manière courante et banale en exploitation commerciale ? Saura-t-il regagner la confiance des pilotes ? Saura-t-il regagner la confiance des passagers (la plupart ne savent pas dans quel avion ils embarquent, alors il est probable que ça ne soit pas un vrai problème) ? Saura-t-il regagner la confiance des décideurs en compagnies, qui devront l’intégrer ou le réintégrer dans leurs flottes ? Est-ce un dernier tour de piste du 737 Max avant d’être définitivement rangé au hangar (ou au musée des flops dramatiques) ? Ou est-ce le début d’un renouveau et d’une longue carrière sans histoire ?

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