Accueil » Première rotation d’un moteur d’hélicoptère avec 100 % de carburant durable

Première rotation d’un moteur d’hélicoptère avec 100 % de carburant durable

Safran Helicopter Engines a réalisé le 8 septembre 2021 sur son site de Bordes (Pyrénées-Atlantiques), une première mondiale : la rotation au banc d’un moteur d’hélicoptère avec 100 % de carburant d'aviation durable (SAF).

9.09.2021

Safran Helicopter Engines entame une campagne d’essai avec un moteur d’hélicoptère Makila 2 tournant avec 100 % de carburant d'aviation durable (SAF). © Safran / R.Bertrand

Afin d’évaluer l’impact opérationnel de l’utilisation de carburant durable à 100 % dans un moteur d’hélicoptère, le motoriste va réaliser une campagne d’essai qui s’appuie sur une installation de Safran Tech, le banc « Bearcat » pour Banc d’Essai Avancé pour la Recherche en Combustion et Aérothermique des Turbomachines. Durant cet essai, un Makila 2 a fonctionné alimenté en totalité avec du biocarburant produit par TotalEnergies à partir de résidus et de déchets issus de l’économie circulaire, plus particulièrement des huiles de cuisson usagées.

« Après le premier vol d’un hélicoptère de transport médical avec un carburant contenant 40 % de SAF en juin, et leur introduction progressive pour les essais de nos moteurs, nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape vers l’utilisation de carburant aéronautique issu entièrement de filières renouvelables. Ces essais sont une étape clé dans la réalisation de futurs vols d’essais avec nos partenaires hélicoptéristes. En généralisant l’utilisation des carburants durables chez les opérateurs d’hélicoptères ainsi que sur nos sites, nous réduisons de manière significative les émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie de nos produits », a déclaré Franck Saudo, Président de Safran Helicopter Engines.

Safran Helicopter Engines introduit les biocarburants sur ses bancs d’essais

Tous les moteurs Safran sont certifiés pour fonctionner avec un mélange pour moitié de kérosène et moitié de SAF. « Avec une incorporation de 100 %, ces carburants permettraient de réduire jusqu’à 80 % les émissions de CO2, grâce à un bilan carbone réduit sur l’ensemble de leur cycle de vie.« , affirme le motoriste.

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

6 commentaires

  • Tonton Volant

    Qu’est-ce qu’un « carburant durable », celui qui ne « s’use » pas ? Terme oxymore destiné à faire passer la pilule.
    Total a dû baisser ses prévisions d’importation d’huile de palme pour la raffinerie de Lavéra, baptisée raffinerie « bio » – ces carburants sont AGRO avec tous les dégâts inhérents.

  • stanloc

    Je me sens rajeunir avec ces informations car la société BERLIET fabricant français de véhicules pour l’armée en plus de ses camions, fit fonctionner le moteur diesel de l’un d’eux (un camion tout-carburant) avec toutes sortes de liquides inflammables dont les huiles de table et même la « brillantine » qui était un cosmétique.
    Le gros handicap des tanks allemands durant la seconde guerre mondiale fut leur peu d’autonomie. Au moins nos camions tout-carburant auraient pu s’approvisionner chez les particuliers en réquisitionnant leurs huiles de friture (pendant l’occupation on faisait les frites avec du saindoux) et leur brillantine

  • Fbs

    Il va falloir quand même beaucoup de cas de cholestérol pour disposer d’assez d’huile de friture pour généraliser ce type de carburant 🙂 . C’est mc do qui se frotte les mains – ceci dit, c’est toujours plus intelligent que de la jeter et un pas dans la bonne direction. Il y a largement assez de sources de bio-carburants possibles pour que l’on puisse se passer enfin du jus de dinosaure et que l’on évite de faire cramer la planète – quant a s’envoyer en l’air avec des piles comme certains y croient dur comme fer, je crains que de manière pratique, cela se cantonne aux vibro-masseurs

    • Gilles Rosenberger

      @ Fbs
      Cette affirmation selon laquelle il y a largement assez de ressources de bio-carburants possible reste à être formellement confirmée.
      Pour l’instant cela tient plus du souhait que de la démonstration.
      Hélas !

      • Fbs

        Allez, démonstration vite fait

        L’aviation consomme 10% des carburants utilisés par tous les modes de transports, qui eux, contrairement à l’avion, peuvent fonctionner sur batteries. Si on les fait tous passer à l’électrique, on n’aura plus besoin des 10% d’éthanol qu’il y a dans le super qu’on vous sert à la pompe, et en volume, ça tombe bien, c’est précisément ce dont a besoin l’aviation pour fonctionner

        Donc la quantité de renouvellable, on la produit déjà !

        C’est un peu rapide et caricatural mais l’un dans l’autre on est dans les bons ordres de grandeur

  • Jean-Mi

    Pas mal ! Je n’avais aucun doute, si ça marche avec 40% de SAF, ça ne peux que marcher avec 50% puis 100%.
    Et donc, il faut faire la tournée de combien de Mc Do pour faire le plein d’un seul hélico ? Oups…
    Parce que fournir en carburant un prototype d’essais, ça va, mais quand il va falloir fournir toute une flotte ? Quelles sont les prévisions de volumes ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.