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Aerion ouvre la porte à Potez

L’équipementier français Potez a été choisi par Aerion Supersonic pour la conception des portes du futurs jets d’affaires supersonique AS2.

24.12.2019

Le projet d'avion d'affaires supersonique AS d'Aerion. © Aerion Corporation

C’est un nom emblématique de l’industrie aéronautique française, synonyme d’innovation, qui embarque à bord du projet d’avion supersonique américain. Le supersonique AS2 de 12 sièges doit en principe effectuer son premier vol en 2024. Le programme a reçu en février 2019 le soutien de Boeing. Quelques mois plus tôt, en octobre 2018, un partenariat avec été noué avec le motoriste GE Aviation.

Supersonique : les américains tentent un passage en force

 

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7 commentaires

  • Claude Duvivier

    Un petit air de Kelly Jonhson : F 104

  • Gilles ROSENBERGER
    ROSENBERGER

    Est-ce bien raisonnable ? De développer aujourd’hui un jet d’affaire supersonique ?
    Non pas que la technologie ne le rende pas possible : Concorde est passé par là et depuis 50 ans (le premier vol date de 1969), les outils de simulation et de dimensionnement, les matériaux, … ont fait des progrès immenses.

    Non, parce que le marché et l’économie ne le permet plus !
    Le cout du programme est très élevé et sa base d’amortissement très étroite.
    Ni les équipes civiles de design ni les autorités de certification n’ont d’expérience d’un avion de transport de passagers supersonique ; Son moteur (même développé sur la base du CFM56 … bodybuildé !) n’existe pas. Et le contexte de la certification calamiteuse du 787 Max qui ne vont pas simplifier les choses, ni du côté FAA ni EASA.
    Quel cout de développement ? Regardons quelques comparables : Wikipedia (FR) annonce un cout de développement-certification de 700 Me pour le Falcon 7X de DASSAULT (12-16 places) , un appareil dont le prix catalogue avoisine les 40 M€. Mais l’ASTERION (8-10 places) dont le prix de vente annoncé est de 120 M€ se rapproche plus d’un liner : le prix catalogue de l’A220 (Air France y place 149 sièges) est de l’ordre de 65 M€ et le cout de ce programme avoisinerait les 7 Mds €.
    Alors même si Wikipedia (US) annonce un cout de programme à 4 Mds $ pour l’ASTERION, il me semble lus raisonnable de tabler sur 7-8 Mds €.
    Mais qui va investir de telle sommes ? Pour un retour sur investissement anémique. Boeing a annoncé un « investissement substantiel » … mais c’était en Févier 2019, il y a trèèèès longtemps (…) bien avant le licenciement de son PDG …

    Non, surtout parce que la vision de la société ne le permet plus.
    Que cela nous plaise ou pas (nous, communauté de pilotes et de passionnés d’avions…), Greta Thunberg est passée par là. Et surtout les analyses du GIEC ont montré que TOUS les domaines de nos économies doivent réduire leur empreinte environnementale. Et il n’est pas question de dire que l’aviation n’émet que 2.4 % du CO2 mondial tandis que d’autres font pire … pour imaginer que bruler des tonnes de Fuel et donc démettre des tonnes de CO2 pour gagner quelques heures de transport est acceptable par les populations de nombre de pays : à court terme l’Europe, le Canada, la Californie … et bientôt de nombreux autres.

    Je tente alors une affirmation qui devrait faire réagir :
    L’AVIATION SERA FRUGALE ET MOINS RAPIDE QU’AUJOURD’HUI OU ELLE NE SERA PAS.
    (désolé pour Potez … mais un marché pour un tel démonstrateur c’est déjà une belle reconnaissance technique ainsi qu’un beau vecteur de communication)

    • stanloc

      Je ne vous rétorquerai qu’une chose : qu’avez-vous à dire de l’artisanat et pire de l’industrie du luxe ? Beaucoup de gens tirent leurs revenus voire leur fortune de cette activité. Vous n’empêcherez pas avec vos propos que des gens dépenseront leur argent de façon « déraisonnable pour vous ».
      Que des gens aux intentions idéalistes voire « fumeuses » veuillent que notre Société fasse un virement de bord dans sa façon de consommer, passe, mais ne vous faites pas d’illusion aucune démarche, locale donc, des pays riches ne parviendra à changer quoique ce soit dans le changement de climat si celui-ci existe vraiment.
      Allez faire des réunions de sensibilisation à vos théories dans les pays qui ne connaissent pratiquement pas les avantages du confort occidental, pour voir.

      • Gilles ROSENBERGER

        @ STANLOC
        Si vous lisez dans mes propos un jugement de valeur sur ce que l’on pourrait qualifier d’avion de luxe supersonique, c’est que je me suis mal exprimé.
        Je n’ai rien contre une économie du luxe, rien contre les bizjets en général, … j’ai eu une fois l’opportunité de voler sur Concorde, je n’ai pas saisi cette opportunité et je vais longtemps le regretter !

        J’essaye de faire une analyse de la situation et de me projeter dans l’avenir. Exercice périlleux !
        Je connais assez bien le monde du financement de l’aviation et de l’innovation et « j’ose prédire » (…) que ces avions ne trouverons pas leur financement.
        Pour des raisons économiques : le retour sur investissement n’y est pas ! En ne vous méprenez pas, l’industrie du luxe affiche un excellent rendement financier. Les quelques exceptions trouvent des sponsors (pas des investisseurs, la différence réside dans l’attente de rendement financier) pour des montants significativement inférieurs au besoin de l’Aerion.
        Et aussi pour des raisons sociales. Quelque soit mon avis (et le votre bien sur) sur le changement climatique, le principe de réalité nous oblige à constater que le monde a changé et que les principaux marchés de ce type d’avion vont se fermer aux « tueurs de climat » (expression outrancière à lire « entre guillemets »).

        Quant à votre observation sur les populations qui aspirent au développement économique, je la trouve très juste. Il va être très difficile de leur demander de réduire cette aspiration qui va de paire avec la consommation énergétique et donc les émissions de CO2.
        Et c’est là un très gros frein à la lutte contre le changement climatique.

    • Louis Ferdinand

      Tout ce beurre (… Grand DIEU !) étalé ici en cet interminable mais tellement prévisible commentaire qu’on pourrait raccourcir humblement en juste en 5 petits points :
      – coût du développement
      – impact écologique
      – rentabilité
      – investisseurs…
      -> Pfff, comme si les Hommes devaient attendre de savoir nager avant d’aller à l’eau…

  • Xav520

    Pour rappel, c’était Potez (enfin Nord-Aviation) qui fabriquait les portes du Concorde…

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