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Dernier catapultage pour le Super Etendard

L’heure de la préretraite a sonné pour les derniers SEM encore en service dans la Marine. Le 16 mars 2016, pour la dernière fois, des Super Etendard Modernisés ont été catapultés du porte-avions Charles de Gaulle. Jusqu’en juillet prochain, date de son retrait définitif du service, le vénérable chasseur embarqué devra se contenter de la terre ferme. Dans le cadre de l’opération Chammal qui marque la fin d’un engagement opérationnel de plus de 40 ans sous les cocardes, les équipages ont effectué 800 heures de vol et frappé 32 objectifs terroristes en Irak et en Syrie.

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Le n°1 sur la catapulte, pour un catapultage historique. Aux commandes du dernier SEM catapulté depuis le Charles de Gaulle, « Prozac », pacha de la 17F.
© Marine Nationale

C’est une page qui se tourne : le 16 mars 2016, les derniers SEM de la flottille 17F ont quitté le pont du Charles de Gaulle de retour de l’opération Chammal. Ils n’y retourneront plus et on ne verra plus jamais de SEM à l’appontage. C’est un prélude au retrait de l’avion qui devrait se faire le 12 juillet prochain, à Landivisiau. Depuis trois ans, pilotes et techniciens de la 17F se forment sur Rafale. Ils sont pour l’instant répartis dans les flottilles 11 et 12F. Le 13 juillet au matin, ils réintègreront la 17F quand la flottille basculera officiellement sur Rafale M. 

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Et voilà ! Fin de déploiement pour le Charles de Gaulle. A quelques encablures de Toulon, tous les oiseaux se sont envolés et le navire va pouvoir rejoindre son quai dans l’arsenal.
© Marine Nationale

Mercredi dernier donc, la Marine avait bien organisé les choses et les adieux au « Charles » se sont faits sous un ciel bas et humide, histoire de bien rappeler que l’avion était avant tout breton et taillé pour la guerre en mer. Les sept derniers SEM embarqués ont été catapultés en succession rapide, le dernier, symboliquement étant le n°1. Deux de ces appareils ont filé vers Hyères. Ils y termineront leur carrière entre les mains des stagiaires de l’Ecole du Personnel du Pont d’Envol (EPPE). Les cinq autres sont rentrés à Landivisiau.

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La meute du groupe aérien embarqué a quitté le bord et va rejoindre son port d’attache de Landivisiau, à l’exception de deux SEM qui iront se poser à Hyères, où ils finiront leurs jours…
© Marine Nationale

Il reste à chacun une centaine d’heures de potentiel technique. Les choses ont apparemment été bien faites ces dernières années, la Marine pilotant au plus juste les courbes de potentiel de ses avions jusqu’à venir tangenter le 0 heure de potentiel la dernière heure du dernier jour… Ces derniers SEM seront utilisés pour faire vieillir les jeunes pilotes et leur permettre de passer des qualifications, avant de basculer sur Rafale M. 

Avec le SEM, la Marine perd un solide tâcheron. « Un couteau suisse » aime dire les pilotes qui ont usé leurs fonds de combinaisons de vol à son bord. Il n’y avait ni postcombustion, ni optronique, ni écrans multifonction à bord du SEM. Mais l’avion avait bénéficié tout au long de sa carrière d’investissements bien sentis pour le maintenir à niveau. De nombreux boitiers avaient été ajoutés, parfois au chausse-pieds, dans la cellule ou dans le poste de pilotage. Radio FM, cryptage, modem Rover, boitier EPAK… bien des équipements avaient même migré sur le SEM avant d’atterrir dans les Mirage de l’armée de l’Air.

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Le SEM, c’était un missile (l’Exocet), un train d’atterrissage costaud, une voilure généreuse et deux beaux aérofreins. Et tout à l’avant un pilote. Tout y est sur cette image…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Le SEM était un descendant direct du Super Etendard bien entendu, qui tenait lui-même du l’Etendard, né « Mystère XXII » en… 1956. Le Super Etendard formait un couple fascinant avec l’Exocet, un peu comme BHL et Arielle Dombasles. Moins connu mais encore plus spectaculaire, le Super Etendard avait depuis sa mise en service une relation vénéneuse avec l’arme atomique. Au temps de l’AN52, le groupe aéronaval décollant du Foch ou du Clemenceau aurait été engagé en masse pour aller vitrifier le flanc sud du Pacte de Varsovie ou une escadre soviétique en Méditerranée. Sans doute un aller simple...

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Sur la catapulte du Charles, quelques secondes avant le tir. L’élingue et le « hold back » sont en place. C’est le bon moment pour que tout le monde s’écarte…
© Marine Nationale

Si l’atome n’a jamais été utilisé, les Super Etendard français ont en revanche souvent fait parler la poudre, sur des théâtres et dans des circonstances souvent bien improbables. Il n’y a guère que sous les couleurs irakiennes ou argentines que l’avion aura été utilisé dans le rôle pour lequel il avait été conçu, l’attaque à la mer.

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Saisi en pleine course, la roulette avant touchant à peine le pont. Le sabot de la catapulte tire les 10,9 tonnes de l’avion (c’est écrit sur l’entrée d’air) pendant que l’Atar 8K50 donne tout ce qu’il a… Accroché en point central sous le fuselage, une nacelle Damocles.
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Pour tous ses utilisateurs, le SEM aura été un avion sûr et sain. « Une mobylette customisée » selon le bon mot d’un de ses pilotes. Son principal point faible touchait à sa motorisation : un ATAR 8K50, réacteur Snecma identique au 9K50 du Mirage F1, mais sans la post-combustion. Tout juste 5.000 kg de poussée… A Kandahar pendant l’été 2008, il fallait décoller tôt le matin et manger toute la piste pour mettre les avions en l’air, avec sous l’aile une pauvre bombe de 250 kg.

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En bout de course, l’élingue tombe d’elle même dans la mer. L’élingue du SEM n’était pas récupérée et quelques milliers d’exemplaires reposent aujourd’hui au fond de la Méditerranée, de l’Atlantique, de l’Océan Indien et du golfe arabo persique…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Les températures observées en Afghanistan dépassaient ce qui était écrit sur les abaques tracées à la mise en service de l’avion. S’il n’était pas bien vigoureux, l’Atar était en revanche fiable et solide. Une véritable chaudière à mazout dans laquelle il suffisait d’ajouter de l’huile (1,5 litre par heure de vol) et du pétrole. Bon d’accord, la régulation moteur tombait parfois en panne et là, c’était le retour cahin caha au bateau, sans trop toucher à la manette des gaz. Mais si tout avait toujours été facile, l’Aéronavale n’aurait plus été l’Aéronavale…

Frédéric Lert

A propos de Frédéric Lert

Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom (...)
Journaliste chez Aerobuzz.fr

22 Commentaires

  • Pierre I.

    Grand plaisir à lire cet article sur cette très belle machine qu’est le SEM. Voir un avion battre en retraite n’est jamais chose facile mais celui-ci sera remplacer par un digne successeur ! Seul regret, ces successeurs, bien que récents et bourrés de nouveautés, n’auront, je crois, jamais l’âme d’un "ancien".

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  • stanislas

    Une anecdote, au passage à propos de ce magnifique avion.
    Je faisais mon service militaire il y a oh ! il y a "à peine" 55 ans et de passage durant 9 mois sur le "Clem" j’ai pu assister au premier appontage de l’Etendard piloté encore par le pilote civil puis au premier passage du mur du son au raz de l’eau et non pas à haute altitude.
    L’événement fut tel que le pacha décida de mettre "l’équipage au poste d’observation par bordée". Une première moitié de l’équipage fut invitée à se placer dehors pour voir l’avion passer en vitesse supersonique au raz de l’eau sur le babord du Clem et l’autre moitié de l’équipage fut invitée à prendre sa place pour un deuxième passage.
    Un double événement à l’époque car c’était pas dans les habitudes dans la Royale de donner du divertissement de la sorte.

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  • VILLETTE

    Très bel article,dommage la fonction RECO na pas été évoquée, le SEM a été un support au développement de techniques utilisées sur d’autres avions d’arme
    Meilleures salutations aéronautiques

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  • Patrick DABAS

    La Marine pensera-t-elle aux Associations compétentes pour la préservation et la restauration afin de pouvoir montrer aux visiteurs quelques exemplaires des glorieux avions et en épargner quelques-un du sinistre découpage qui se profile avec les appels d’offres,350 "victimes" sont annoncées

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  • Gramsch

    Dommage ce rapprochement BHL Dombasle avec le généreux SEM !
    Les premiers ne méritent pas cet éclairage !

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    • frederic Lert

      eh oui mais comment dire… un peu de référence pipole, ça fait jeune ! La marine n’hésite-elle pas elle non plus à transformer les hangars du Charles en plateau télé en priant obligeamment à ses marins de faire la claque ? J’ajoute que le SEM et Arielle ont comme point commun d’avoir connu plusieurs rénovations au cours de leur carrière… Donc j’assume totalement cette comparaison !
      cordialement
      Frédéric

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    • Grisez Ph

      Mais oui ,c’est bien sûr !... Arielle ,elle SEM ,enfin ...s’aime ! (à raison ,d’ailleurs , car bien ...profilée ) ; et pour le son ...(chacun préfère ce qu’il veut )..

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  • Mpascalm

    Merci pour ce bel article ,
    Mais je pense à mon Ami Sébastien (Largo) qui est parti avec son SEM en 2008 !
    Il m’a tellement parlé de cette machine avec passion que j’avais l’impression d’en être le pilote .
    Bonne retraite et j’espère que quelques associations vont être preneuses .
    Mpascalm.

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  • Christian1

    Mécanicien avion , je suis juste surpris par la conso d’huile .....

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    • frederic Lert

      Sauf erreur de ma part, le réservoir faisait un peu moins de 10 litres, ce qui donnait à l’avion la capacité de tenir en l’air guère plus de six heures...
      cordialement

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    • Jean-Loup FROMMER

      Il y a eu des retours de mission, je crois au-dessus de l’Afghanistan, où ce n’était "short pétrole" mais, plutôt "short huile".........

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  • Grisez Ph

    Salut à toi , l’Etendard , qui me laisse des souvenirs inoubliables , de ceux qui décollaient du Clem ( années 60 ! ) , et qu’on voyait disparaître en dessous du bout du pont d’envol ,en espérant ,à chaque fois ,qu’il réapparaitrait ..bien en vol !
    J’espère qu’on te reverra à ..La Ferté , par exemple , ou même ... au défilé du 14 juillet 2016 ?

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  • sauteret

    cet appareil est vraiment beau et à fait son travail jusqu’au bout, les rétrofits ont leurs limites, son pendant le Skyhawk vole encore mais est peu à peu remplacé par les Hornet et Super Hornet !
    Aujourd’hui les avions doivent être multirôles comme le Rafale pour des questions de prix et de simplification ( standardisation )
    Bon vent SEM !

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    • G Lescalup

      Je serais curieux de comparer le prix d’une heure de vol d’Etendard par rapport à celle d’un Rafale (on dit 30.000 euros plus 30 heures de maintenance par heure de vol). OK le multi rôle semble une bonne idée, peut être fausse... surtout aujourd’hui où l’on a besoin d’un camion à bombes façon Jaguar ou SU 25... pour l’essentiel des missions.

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  • Christian D.

    Pas pilote, ni mécano mais ingénieur pas tout à fait aussi vieux que le bel oiseau, j’ai eu l’immense plaisir de travailler à la modernisation du Super-E pour en faire un SEM. Et puis surtout de les voir décoller et apponter du Clem d’abord et du "Charles" à plusieurs reprises.
    Que de beaux souvenirs ! Adieu le SEM et vive le Rafale digne successeur... qui n’a certes pas l’âme des anciens mais la fougue de la jeunesse.
    Bravo pour l’article.

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  • Bernard Bacquié

    C’était un si bel avion, son fuselage aux contours évolutifs, mais tout en douceur et finesse. Je me souviens encore de cette magnifique maquette Heller, la première avec un système de train rentrant et des roues en caoutchouc. C’était il y a près de 60 ans, c’est ça ? je ne peux le croire !
    Aujourd’hui encore, passant souvent devant le CEAT de Balma - oui, je sais, il a changé de nom, mais je n’en ai que faire -, je vois un des premiers Etendard reposant dans l’herbe, sa livrée essuyée par le temps. Alors, oui, soutenons tous les Ailes Anciennes de Toulouse qui méritent bien un des derniers SEM.
    Sinon, Arielle Dombasle, je vois bien qui c’est, surtout quand elle passa au Crazy Horse. Mais BHL, c’est qui ? Buffalo Horse Lier, peut-être ?

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  • Bernard Bacquié

    Alors, puisque je ne vois ici que des amoureux de l’Etendard, laissez-moi vous raconter une petite histoire. Je ne me souviens plus exactement de la date, mais c’était durant la crise du Liban. La France mitterandienne avait envoyé deux Super Etendard détruire un camp de formation de terroristes (déjà) dans la plaine de la Bekaâ. Or, quelques jours plus tard, j’effectuais un vol COTAM en 747 sur Larnaca, pour ramener 450 militaires français, dont 3 ou 4 généraux. J’étais copilote - c’était donc entre 1982 et 87 - et le commandant de bord s’appelait Balavoine. Or, si moi j’étais volontaire pour les vols à connotation militaire, lui avait carrément demandé ce vol en particulier… parce que parmi les soldats, il y avait son neveu et frère (ou cousin) du chanteur. Ce neveu était chuteur professionnel dans l’armée, chargé des transmissions. Il avait été "parachuté" de nuit - il n’ouvrait le pépin qu’à 2 ou 300 mètres sol - avec un collègue pour guider les 2 Etendard au col de la Bekaâ. Avec ce collègue, le lendemain, ils virent passer les 2 avions au milieu d’un déluge de feu. Mais les systèmes de leurre fonctionnèrent bien, et les Etendard rentrèrent saufs au CLEM. Mais je me souviens de la colère de Balavoine. Il était sûr que le secret de la mission avait été éventée. On sut que seul un âne fut tué. La camp avait été évacué. Et Balavoine savait que la fuite venait d’en haut…

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    • frederic Lert

      Vous faites référence à l’opération Brochet, en 1983, dans laquelle huit SUE étaient engagés. Cette opération a été racontée en détail dans le livre de Jean-Pierre Otelli "Pilotes dans la tourmente" aux éditions Altipresse. Elle figure également, de manière plus concise, dans la monographie sur le Super Etendard publiée aux éditions Histoire et Collections. Triste histoire en vérité...

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  • G Lescalup

    Souvenons nous de François Janique, pilote d’Etendard ayant touché l’eau lors d’une passage basse hauteur façon marine (on prend comme repère le sommet du mat d’un Vaurien et on fonce....) pendant une semaine des réserves à Toulon, embarquées sur le Clemenceau. Le pilote a déclenché son siège éjectable un quart de seconde trop tard...
    C’était un copain-ami du Lycée Carnot à Paris. Il m’avait dit en 1963 : "je veux être pilote de l’Aéronavale, c’est sympa..." Cette petite phrase m’est restée. Il fera Navale puis l’école de chasse embarquée.

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  • BITOUZET

    L’histoire retiendra que le premier avion ayant apponté sur le CDG était un Super étendard, le n°35, un certain jour de 1999, après que l’historique pilote d’essai du programme, Gégé, ait bataillé 3 fois pour maitriser les remous aéro générés par le bateau.

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  • soeur sourire

    Encore un beau papier de mr Lert sur avion qui ne l’est pas moins,
    bien que n’étant pas marin moi même, il m’arrive cependant de faire des longues phrases...

    je tiens à saluer nos camarades maritimes qui ont su faire autant de missions pendant autant de temps avec un avion sous motorisé et doté d’un système d’arme aussi basique spécialisé au départ pour les missions antinavires et nucléaires.
    Il a su s’adapter vaille que vaille aux impératifs de son temps, sans glass cockpits ni CME intégrées qu’on trouve sur F/A 18 par exemple.
    Les marins si je me souviens bien ont conservé le crusader jusqu’à ce qu’il perde ses boulons, un peu comme mme Dombasle avec Mr Levy ?
    mais je m’égare... ils ont la sagesse de retirer le SEM avant qu’il en fasse de même et c’est bien.
    Le Super Etendard est le dernier avion d’homme qu’il nous restait je pense, souhaitons lui une bonne retraite bien méritée. Et souhaitons au Rafale d’avoir une carrière aussi brillante que son devancier.

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