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L’aéroport Lyon-Saint Exupéry en pointe sur l’hydrogène

Airbus, Air Liquide et Vinci Airports annoncent un partenariat destiné à développer l’usage de l’hydrogène dans les aéroports et constituer le réseau aéroportuaire européen nécessaire à l’accueil du futur avion à hydrogène. L’aéroport pilote de Lyon-Saint Exupéry sera doté des premières installations dès 2023.

21.09.2021

Lyon-Saint Exupéry devient l'aéroport pilote au sein de la filière hydrogène française en gestation. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Dans le réseau Vinci Airports, l’aéroport Lyon-Saint Exupéry est considéré comme le centre d’excellence pour l’innovation. Il a donc, logiquement, été choisi comme aéroport pilote par Airbus, Air Liquide et Vinci Airports qui annoncent « un partenariat pour développer l’usage de l’hydrogène et accélérer la décarbonation du secteur aérien. » La mise en œuvre de ce projet comprend plusieurs étapes.

A partir de 2023, une station de distribution d’hydrogène gazeux sera déployée sur l’aéroport Lyon-Saint Exupéry. Cette station permettra d’alimenter à la fois les véhicules terrestres (bus de piste, camions, engins de manutention…) de l’aéroport et ceux de ses partenaires, mais également les poids lourds qui circulent aux abords. « Cette première étape est indispensable pour tester les installations et la dynamique de l’aéroport en tant que “hub hydrogène” de sa zone d’influence. », précise le communiqué de presse annonçant ce partenariat.

Dans un deuxième temps, entre 2023 et 2030, des infrastructures d’hydrogène liquide seront mises en oeuvre. Elles permettront le chargement d’hydrogène dans les réservoirs des futurs aéronefs. Enfin, au-delà de 2030, l’infrastructure hydrogène allant de la production à la distribution massive d’hydrogène liquide dans l’aéroport, sera déployée.

A horizon 2030, les trois partenaires étudieront la possibilité d’équiper le réseau  aéroportuaire européen de Vinci Airports, avec les installations de production, stockage et fourniture d’hydrogène nécessaires aux usages au sol, ainsi qu’à bord des avions.

Ce partenariat constitue une avancée majeure pour le développement de l’hydrogène au sein de l’écosystème aéroportuaire. « Il s’appuie sur le savoir-faire d’Airbus dans les avions commerciaux, sur l’expertise d’Air Liquide dans la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur hydrogène (production, liquéfaction, stockage et distribution) ainsi que sur la portée mondiale de Vinci Airports, premier opérateur aéroportuaire privé avec 45 aéroports dans 12 pays, ce qui contribuera à créer l’effet réseau recherché. »

 

 

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

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3 commentaires

  • EBERHARD Bertrand

    Un projet similaire a été lancé par d’autres partenaires il y a maintenant plus d’un an sur l’aéroport de Toulouse…..

  • Michael

    Le fameux hydrogene, apres la frenesie des avions electriques, voila un autre os a ronger. Cela fait 60 ans que ce carburant miracle est utilise dans le domaine spatial, mais cela reste une niche. A ce jour il n’existe aucun procede d’extraction du H2 qui soit neutre en carbone. A moins de construire des centrales nucleaires pour envisager l’electrolyse. Mais a l’heure ou certains dingos veulent le retour des voyages en caleche, ce n’est pas gagne.

    • Fbs

      La question n’est pas tant que l’hydrogène est vert ou pas, puisqu’il est clair qu’il ne sera durable que vert. On le produit « pas vert » pour la bonne raison que c’est moins cher de cette façon, en attendant que ce soit interdit.
      Et je mets le doigt ou ça fait mal : le coût de production de l’hydrogène « vert » est d’environ 4/5€ le kilo, ce qui est l’équivalent énergétique de 3 kilos de kero. Or un kilo de bio kérosène , ou biofuel de n’importe quelle sorte est entre 0,5€ et 1€ le kilo (tous les prix cités étant hors taxes). Donc à votre avis qu’est-ce qui va se passer, sachant que le rendement d’une pile à combustible est à peine légèrement supérieur à celui d’une turbine ?…

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