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Germanwings : le BEA apporte une nouvelle preuve de la détermination du copilote

Le rapport préliminaire du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) sur l’accident de l’A320 de Germanwings, survenu le 24 mars 2015 dans les Alpes-de-Haute-Provence, apporte une information inédite sur la volonté du copilote allemand à provoquer une catastrophe aérienne.

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a rendu public, le 6 mai 2015 en fin de matinée, son rapport préliminaire sur l’accident de l’A320 de Germanwings, le 24 mars 2015, à Prads-Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence). Le document de 30 pages est téléchargeable sur le site du BEA. Il détaille le scénario connu qui a entrainé la mort de 150 personnes. D’une certaine manière, ce document officiel ne fait que confirmer les nombreuses fuites qui ont caractérisé l’enquête. Toutefois, il apporte une information nouvelle qui met en lumière la détermination du copilote, à l’origine du crash.

Lors du vol aller, entre Düsseldorf et Barcelone, effectué le matin même par le même équipage, le copilote s’est déjà retrouvé seul dans le cockpit, alors que l’avion était en croisière au niveau de vol FL370 (37.000 ft). Quand il reçoit l’instruction du centre de contrôle de descendre au niveau FL350, il met normalement l’avion en descente vers le niveau FL350. Puis quelques secondes plus tard, il affiche 100 ft, c’est-à-dire l’altitude minimale que le pilote puisse sélectionner. C’est cette altitude qu’il sélectionnera sur le trajet retour. Mais, à ce moment du vol aller, il va, semble-t-il, se raviser, puisque trois secondes après avoir sélecté 100 ft, l’altitude sélectée augmente jusqu’à la valeur maximale de 49.000 ft et se stabilise de nouveau à 35.000 ft.

Le centre de contrôle de Bordeaux qui n’a pas conscience de ce qui se passe dans le poste de pilotage, donne à l’équipage l’instruction de poursuivre la descente vers le niveau de vol FL210. L’altitude sélectée est 21.000 ft. Alors que la descente est entamée depuis un peu plus d’une minute, de nouvelles variations de l’altitude sélectée apparaissent. Elle est de 100 ft la majeure partie du temps 
et change à plusieurs reprises jusqu’à se stabiliser à 25.000 ft. Le commandant de bord qui lui non plus n’a pas pu se rendre compte de ce qui se passait, sonne pour entrer dans le cockpit. 
Dans son rapport préliminaire, le BEA publie les courbes extraites du FDR (Flight Data Recorder) qui illustrent les variations d’altitude sélectée.

Le BEA précise qu’il tentera notamment d’expliquer, dans son rapport final, comment et pourquoi des pilotes peuvent se retrouver dans un poste de pilotage avec l’intention d’entraîner la perte de l’aéronef avec ses occupants, malgré l’existence d’une réglementation imposant des critères médicaux pour le personnel navigant technique, notamment en matière de psychiatrie, de psychologie et de troubles comportementaux, et en dépit de politiques de recrutement ainsi que des processus de formations initiale et continue au sein des exploitants aériens. 
C’est effectivement la question centrale de ce drame.

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  • patrouille

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