L’Alia A250 de BETA Technologies peut désormais embarquer des clients potentiels lors de vols de démonstration aux Etats-Unis, une première pour un eVTOL. © Beta
La FAA autorise désormais BETA Technologies à embarquer des clients potentiels dans son eVTOL ALIA A250. Une première réglementaire aux États-Unis, mais pas encore un feu vert pour transporter des passagers contre rémunération.
La nuance est importante. BETA a obtenu un Special Airworthiness Certificate for market surveys, une autorisation qui permet à des opérateurs, clients potentiels et partenaires de découvrir l’Alia A250 en vol. Elle ne vaut ni certification de type, ni autorisation d’exploitation commerciale : inutile donc de chercher un billet Burlington-New York en eVTOL.
Le premier vol sous ce régime a eu lieu le 20 octobre 2026 entre Plattsburgh (État de New York), et Burlington (Vermont). L’A250 a parcouru 34 NM en 20 minutes, avec décollage vertical, transition vers le vol porté par l’aile puis atterrissage vertical.
La FAA présente cette autorisation comme la première du genre accordée à un eVTOL électrique. BETA, de son côté, y voit une étape vers l’adoption commerciale. L’appareil, prévu pour deux pilotes et jusqu’à cinq passagers ou plus de 500 kg de fret, reste toutefois en phase de certification.

BETA suit une stratégie progressive : faire d’abord certifier le CX300, version électrique à décollage conventionnel de l’Alia, puis l’A250 à décollage et atterrissage verticaux, environ un an plus tard. Les deux partagent près de 80 % de leurs systèmes. Une manière pragmatique de préparer le marché avant exploitation.