La PT9 inaugure une nouvelle famille de turbopropulseurs chez Pratt & Whitney. Certifiée par Transport Canada, elle couvre une plage de puissance de 1.700 à 2.300 ch. © Pratt & Whitney Canada
Pratt & Whitney Canada a créé la surprise à NBAA-BACE 2026 (Las Vegas, 20-22 octobre 2026) en dévoilant la PT9, sa première turbine entièrement nouvelle depuis plusieurs décennies. Déjà certifiée au Canada, la PT9 vise les monomoteurs et bimoteurs du futur.
Ce n’est ni une PT6 modernisée, ni sa remplaçante. Développée discrètement pendant 5 ans, la PT9 inaugure une famille située entre les plus puissantes PT6 et les PW100 des avions régionaux. Sa plage annoncée, de 1.700 à 2.300 ch, la destine à une nouvelle génération de turbopropulseurs. Néanmoins, aucun avion ni client de lancement n’a encore été annoncé.
Pratt & Whitney Canada revendique 33% de puissance supplémentaire en altitude et 20% de consommation en moins par rapport à la génération précédente. Le programme aurait accumulé plus de 14.000 heures de développement, avec douze moteurs d’essais. Par ailleurs, sa certification par Transports Canada était déjà acquise lors de sa présentation à Las Vegas.

La PT9 mise aussi sur le numérique : plus de 300 paramètres moteur peuvent être surveillés pour anticiper maintenance et baisse de performances. Mieux : son architecture modulaire doit lui permettre de s’adapter à plusieurs cellules et, à terme, à des chaînes propulsives hybrides électriques. La PT9 n’est donc pas elle-même « hybride », mais a été pensée pour pouvoir le devenir.
Produit à Lethbridge (Canada), la PT9 apporte aussi la réponse de Pratt & Whitney à l’arrivée d’une nouvelle génération de turbopropulseurs, à l’image du Catalyst de GE Aerospace, même si ce dernier évolue dans une classe de puissance inférieure. Reste à connaître l’essentiel : quel constructeur sera le premier à bâtir un avion autour de la PT9 ?