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Vidéo – Le Mercure de Marcel Dassault, l’avion des regrets

Un Mercure 100 de Dassault aux couleurs d'Air Inter. © Dassault Aviation - Droits Réservés

Considéré comme l’avion qui aurait pu devancer l’Airbus A320, le Mercure reste l’un des plus grands regrets de l’aviation civile française. Malgré des innovations révolutionnaires (premier avion de ligne avec affichage tête haute, aérodynamisme optimisé, escalier intégré), seuls 10 exemplaires de série ont été construits.

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3 commentaires

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  • Mes collègues pilotes d’Air Inter, ceux qui sont devenus les ex-IT quand ils ont intégré Air France, appelaient cet avion « Le chasseur ». Comme ils venaient presque tous de l’Armée de l’Air, ils se persuadaient d’être toujours dans « la chasse bordel ». C’est pour cela qu’ils descendaient avec leur lot de passagers comme des malades à 380 noeuds à la pendule. Grâce à mon ami Jean-Claude X…, qui habitait comme moi la Cité Verte à Sucy-en-Brie, j’ai fait toute une descente aux commandes d’un Mercure, et à 380 kt bien entendu. Je dois reconnaitre que l’avion était doux aux commandes et facile à piloter. Mais il m’arrivait aussi d’être entre Paris et Toulouse passager GP, ou en jump Seat si vous préférez, mais pas au cockpit… dans les toilettes de l’arrière. (chut : pas répéter !). Et là je rejoins complètement l’avis de l’ingénieur Dassault, cet avion avait bel et bien un « défaut d’amortissement en lacet ». Autrement dit, il frétillait de la queue. Dans mes toilettes du fond durant la descente plein bitard, j’étais secoué de droite à gauche et de gauche à droite, assez violemment parfois. Heureusement qu’il y avait une grosse poignée pour se tenir. Je vais rajouter cette anecdote : en descente sur Toulouse par-dessus les Pyrénées, en provenance d’Afrique avec un 707 Cargo, Toulouse-Contrôle nous avait autorisé à poursuivre en tant que n° 1. Ah ! mais soudain une voix de stentor protesta : « Ici le Mercure d’Air Inter venant d’Orly on est à 380 noeuds, on demande à passer numéro 1″… Gros silence… « Air France, vous êtes à combien de nautiques de Blagnac ? » Nous répondons aussitôt « 35 nautiques et nous sommes à 400 kt »… L’ex-IT reprit aussitôt : « Air Inter, on est à 38 nautiques et c’est pas vrai qu’AF est à 400 kt, car nous sommes les plus rapides en descente ! » Encore un long silence du contrôleur qui finalement finit par dire : « AF est numéro 1″… et « Air Inter vous êtes n° 2, vous êtes maintenant 4 nautiques plus loin que le 707 ». Un fois au sol, le « cocher » d’Air Inter vint nous voir, nous accusant encore d’avoir triché sur notre distance. Nous lui avions montré nos tableaux de marche (c’était encore l’époque bénie où les pilotes connaissaient à fond leurs machines parce il n’y avait rien de numérique). Le pauvre « cocher » était reparti vers son Mercure qui, soudain, n’était plus le plus rapide des avions civils du monde ». L’ingénieur a parlé ici du Mach maxi de 0,9 pour le Mercure. Sur 707 (comme sur 747 d’ailleurs) nous pouvions « aller aux claquettes » (avertisseurs sonores de Mach limite façon flamenco), ce qui à hautes et moyennes altitudes nous donnait des Mach jusqu’à 0,95. Enfin, pour le Mercure, il était bien léger, oui. L’insonorisation de la cabine avait presque carrément été oubliée… C’était aussi bruyant que sur … un chasseur. Merci Jean-Claude pour ce souvenir ému. Je devais te rendre la pareille sur 747, mais ça n’a jamais pu se faire.

    ⮑ Répondre
    • Ça m’aurait étonné qu’il n’y ait pas un gâte-sauce pour dire du mal même plus ou moins justifié de cet avion magnifique ✈️🥵

      ⮑ Répondre
  • Un des deux prototypes est devenu le 11 eme et a volé pour Air Inter. Avion magnifique. J’ai volé avec comme des dizaines de milliers de passagers. Pour son vol inaugural en ligne.

    ⮑ Répondre

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