L'appareil a parcouru 3.199 milles (5,145 km) sans aucune intervention du pilote de sécurité à bord, y compris le roulage autonome, le décollage, le vol de croisière et l'atterrissage, supervisé à jusqu'à 3.730 kilomètres de distance. © Joby Aviation
Joby Aviation a annoncé qu’un Cessna Caravan équipé de sa technologie de vol autonome a effectué le tout premier vol autonome transcontinental aux États-Unis. L’appareil a parcouru 5.145 kilomètres (3.199 miles) sans aucune intervention du pilote de sécurité à bord.
L’avion, un Cessna Caravan converti, a effectué des manœuvres de roulage, de décollage, de navigation et d’atterrissage autonomes sous la supervision à distance du siège social de Joby en Californie et de la base aérienne de Shaw en Caroline du Sud, jusqu’à une distance de 3.730 kilomètres. Ce vol avait pour objectif de démontrer les capacités opérationnelles de la technologie d’autonomie de Joby dans divers environnements, avec des applications possibles dans le transport de marchandises, le...
3 commentaires
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Arnaque ! Il y a beaucoup plus de com que de nouvelle technique ici : il y a des années que l’on sait faire voler un avion, et même un hélicoptère de façon totalement autonome – (même un simple Cabri). La seule vraie difficulté c’est de sortir le « pilote de sécurité », c’est à dire d’apprendre à la machine à gérer les pannes et dégradations.
C’est aussi et surtout qu’il faut prouver aux autorités de surveillance de l’espace aérien public (l’EASA et la DGAC ici) que le niveau de fiabilité est atteint.
C’est un autre monde en termes de systèmes ! Le prix, le poids et la complexité sont multipliés par 10 à 100. Il faut des systèmes quadruples, sur deux circuits électriques complètement indépendants, avec tous les capteurs redondés et dupliqués : GPS, inertiel, anémobaro, etc.
Apparemment Joby n’y est pas.
Garmin, pour certifier leur remarquable « Home Safe », se sont appuyés sur le fait qu’un automatisme de niveau de sécurité inférieur (100 à 1000 fois inférieur) vaut mieux que plus de pilote du tout. C’est habile.
C’est quand on veut s’en passer qu’on s’aperçoit qu’à côté de causer 90 % des accidents par ses erreurs, le pilote en évite aussi 95 % qui n’arrivent jamais…
Parole d’ingénieur ! (et un tout petit peu pilote aussi)
100% d’accord. On balaye un peu vite les compétences des être humains. Dans le discours sur l’IA c’est le comble 🥵
Je pensais naïvement que si on laissait voler un avion ou un hélico sans pilote, c’était parce qu’on jugeait l’IA au moins aussi capable que l’humain de gérer les pannes.
Or vous nous expliquez que les autorités de certification exigent qu’un appareil avec l’ordinateur seul aux commandes doit être plus fiable.
Donc les organismes certificateurs estiment que l’IA traite moins bien les pannes qu’un pilote.
C’est intéressant. A défaut de pouvoir compter sur l’IA on est contraint de redoubler de prudence au niveau de l’aéronef.
Ce n’ est pas tout à fait le naratif qui nous est servi habituellement.