Contrairement à ce qu'on pouvait imaginer, ce n'est ni le manteau de cuir, ni le parachute qui ont donné la plus intense des batailles d'enchères de la vente des souvenirs de Mermoz. © F. Marsaly
Les collectionneurs, et certaines institutions, s'étaient donnés rendez-vous au rond-point des Champs-Elysées ce 3 novembre, chez Artcurial, pour la vente aux enchères des trésors de la famille de Jean Mermoz.
Il avaient fournis leurs ordres au commissaire priseur, il étaient aussi actifs par téléphone, sur internet et dans la salle, qui sans être très grande, n’en était pas moins pleine. Si les lots les plus alléchants ont tenus leurs promesses, il y eut une surprise.
Les albums photos ont fait l’objet de belles enchères, ses documents personnels ont également atteint des prix intéressants (7 200 € pour ses papiers militaires). Ses lunettes d’aviateurs sont parties pour 4 500 € et sa valise de vêtements à 3 200 €.
Les lots clairement identifiés comme pièces maîtresses de la vente n’ont pas déçus. L’émouvante carte des recherches de Guillaumet de la Croix du Sud en janvier 1937 est partie à 5500 €. Le parachute personnel de l’aviateur a atteint 10 000 € mais a été immédiatement préempté par le Musée de l’Air qui s’est porté acquéreur d’autres lots intéressants. La lettre signée par Daurat pour convoquer Mermoz à Montaudran, courrier qui a donc changé le cours de la vie du jeune homme, a été adjugée à 12 000 €. La lettre de Guillaumet lui faisant le récit de son célèbre accident dans les Andes a atteint 12 500 €. Le magnifique manteau de cuir porté par Mermoz, notamment dans les Andes, s’est vendu 20 000 € mais c’est sur le lot 198 que la lutte entre les acheteurs a été la plus acharnée.

Ce portrait de l’écrivain dédicacé à l’aviateur, rare trace concrète de leur amitié, estimé initialement de 2 à 3 000 €, a été finalement adjugé à 46 000 € !