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Les aéroports français dénoncent la « fuite en avant fiscale » du gouvernement

Les aéroports parisiens et les grands aéroports régionaux sont directement concernés par le triplement de la taxe sur sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance envisagé par le gouvernement. © Guillaume Serpault : Aéroport Toulouse-Blagnac

Comme cela était prévisible, l’Union des Aéroports Français (UAF) alerte sur les conséquences du triplement de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD) envisagé par le gouvernement dans le projet de budget 2027. C’est un nouveau coup de massue pour les aéroports français déjà la traine de l’Europe.

« L’Union des Aéroports Français (UAF) dénonce la décision, révélée par voie de presse et prise sans concertation, de tripler la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD). Cette nouvelle ponction frapperait directement la compétitivité des aéroports français et leur capacité d’investissement. », déclare l’UAF dans un communiqué de presse diffusé 24 heures après l’annonce par la presse du triplement d’une des nombreuses taxes qui pèsent sur les aéroports français.

« Cette décision intervient alors que le transport aérien français subit de plein fouet le choc fiscal de 2025 et les effets de la crise géopolitique dans le Golfe. Elle accélérerait le décrochage de la France et irait directement à rebours des alertes formulées quelques jours plus tôt par la Commission des finances de l’Assemblée nationale ».

En conséquence, l’UAF réclame le retrait du triplement de la TEITLD. Elle demande l’ouverture immédiate d’une concertation fondée sur les conclusions du rapport Juvin, en vue d’alléger et de remettre à plat la fiscalité du transport aérien. Et enfin, l’UAF en appel au respect des engagements de l’État et des équilibres économiques des concessions aéroportuaires. Pas sûr que l’UAF soit entendue. « L’État ne peut, dans le même temps, imposer des baisses de tarifs et ponctionner davantage les résultats qui financent les investissements aéroportuaires. ». Il semblerait pourtant que si.

« Cette fuite en avant fiscale affaiblit nos aéroports, sacrifie leurs investissements et aggrave le décrochage de la France, au risque d’un point de bascule pour notre connectivité et de nombreuses suppressions de lignes dès cet hiver. », déplore Thomas Juin, président de l’UAF. « Les aéroports ne doivent plus être la variable d’ajustement budgétaire de l’État. » Ils ne sont malheureusement pas les seuls à être considérés comme « variable d’ajustement budgétaire ».

Gil Roy

Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable est reconnue. Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

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