Un Canadair québécois frôlant un drone de loisir au-dessus d'un feu. © Sopfeu
Lors d'un incendie survenu près de Forestville (Québec), sur la côte nord, les bombardiers d'eau ont vu leurs missions interrompues en raison de la présence d'un drone non autorisé. En dépit des avertissements et des sanctions potentiellement lourdes, ces évènements se répètent un peu partout.
Au Québec, la SOPFEU vient de communiquer un nouvel avertissement à la suite de la détection d’un drone près d’un feu à Forestville, sur les bords du Saint-Laurent, à environ 250 km à l’est de la ville de Québec, qui a paralysé les opérations pendant un temps suffisant pour permettre au sinistre de progresser significativement. L’organisme en charge de la lutte contre les feux a rappelé que la législation canadienne interdit la présence de drones à moins de 9 km (5 nautiques) des « zones de sinistres » (ce qui comprend l’ensemble des cas d’interventions des services de secours) sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 25 000 $Can.
Ces évènements font courir des risques aux équipages dont les missions sont déjà naturellement difficiles. De plus, comme on l’a vu début 2025 avec la collision entre un drone de loisir et un Canadair au-dessus des feux de Los Angeles, les interruptions d’interventions qui s’ensuivirent ont eu des conséquences désastreuses.
En France, également, les pilotes de la Sécurité Civile relatent avoir été prévenus parfois de la présence de drones non autorisés, retardant alors leurs interventions, et en dépit de sanctions pouvant être lourdes lors d’agissements intentionnels (75 000 € d’amende et jusqu’à 1 an d’emprisonnement en cas de violation volontaire des zones d’interdiction de survol).