Envoyer une charge militaire à près de 2000 km, tout le monde ou presque sait faire. La difficulté provient du ciblage, du guidage et des capacités de manoeuvre à cette distance. © USAF
C’est du moins le besoin exprimé par l’US Air Force, qui souhaite reprendre à la main face à la Chine dans le domaine des missiles à très (très) longue portée. L’engin devrait également offrir des capacités air-sol.
Les chasseurs américains disposent actuellement de l’AIM-120D dont la version la plus récente offre, dit-on, une portée dépassant les 200km contre les cibles les moins manoeuvrantes. L’AIM-260 JTAM co-développé par l’US Navy et l’US Air Force et plus encore l’AIM-174 Gunslinger feraient beaucoup mieux. Mais la portée évoquée aujourd’hui dépasse de très loin les capacités de ces missiles. En ligne de mire bien entendu, des des cibles essentielles et relativement peu manoeuvrantes comme les ravitailleurs ou les avions de renseignement et autres avions radar.