Le désaccord entre les partenaires du programme était déjà flagrant au Salon du Bourget : la maquette du FCAS restait à l’abandon, sans aucune information supplémentaire, telle une enfant délaissée dans un coin de l’exposition statique. © VK Thomalla
La décision de ne pas intégrer le chasseur NGF au futur système de défense aérienne FCAS était attendue. Elle n'en demeure pas moins problématique et soulève la question fondamentale de la capacité de l'Europe à exercer une plus grande souveraineté en matière d'armement.
Le salon international de l’aérospatiale ILA (10-14 juin 2026), qui débute demain à l’aéroport de Berlin-Brandebourg (BER), a désormais son sujet principal : le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont décidé de ne pas poursuivre le projet en difficulté d’un avion de chasse de sixième génération à développer conjointement avec l’Espagne.
L’avion de combat NGF (Next Generation Fighter) était destiné à assurer la composante pilotée du futur Système...
3 commentaires
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Il est intéressant d’avoir sur ce sujet l’avis d’un journaliste allemand.
La différence entre les besoins Allemands et français concernant les caractéristiques de l’appareil (besoin d’être navalisé et de porter la bombe atomique côté français) est souvent évoquée par nos voisins d’outre Rhin, comme étant l’une des divergences qui a fait capoter le projet. Mais ces caractéristiques techniques différentes étaient connus dès le départ. Pourquoi les Allemands se sont-ils engagés dans ce programme, s’ils jugeaient ces divergences techniques redibitoirs ?
Concernant l’Eurodrone, Friedrich Merz avait fait part lui même en février 2026 de ses doutes concernant l’utilité de l’appareil.
Au moins le chancelier allemand a profité du salon de Berlin, pour déclarer officiellement, clairement et nêtement l’abandon du programme. Ce ne fut pas l’attitude allemande pour le programme de patrouille maritime, MAWS, où nos amis ont affirmé jusqu’au bout, que le projet était encore d’actualité, tout en achetant des P8 Poséidon de Boeing. Ils ont laissé mourir le projet sans pratiquement jamais en être sortis officiellement. Il serait intéressant d’avoir l’opinion de Volker Thomalla.
Je serai également fort interressé de découvrir l’avis de votre confrère concernant l’absence du SAMP/T franco-italien de l’ESSI ( Européen Sky Shild Initiative) prograramme de mutualisation de systèmes anti-aérien. S’agissant d’un dispositif multicouche, l’ESSI comprends plusieurs effecteurs, dont le Patriot américain, l’IRIS-T allemand, l’AROW 3 israélien, mais pas de SAMP/T franco-italien dont les performances sont pourtannt reconnues, en particulier par les Ukrainiens, qui affirment que le MAMBA étant particulièrement efficace, il ne nécessite le tire que d’un Aster30, alors que le Patriot exige l’envoie systématique de deux missiles. L’absence du SAMPT/T de l’ESSI et d’autant plus incompréhensible qu’il est moins cher et nécessite moins de personnel pour sa mise en œuvre.
Monsieur Thomalla doit sans doute être particulièrement occupé en plein salon de Berlin, mais il est très rare pour un français d’avoir l’opinion d’un journaliste spécialisé allemand sur ces sujets sur lesquels la presse d’outre Rhin me semble moins diserts que ses collègues français.
Bien noté. Nous allons attendre que Volker rentre de Berlin pour lui soumettre votre proposition.
👍