Tous les deux ans, le salon du Bourget est d'une certaine manière le thermomètre de la filière aéronautique et spatiale. Le succès de l'édition 2025, préfigurait une année 2025 exceptionnelle pour les entreprises du GIFAS. © SIAE / A. Guerra
Les résultats 2025 de la filière aéronautique et spatiale affichent, dans tous les secteurs, une forte croissance, tirée par l’export.
Pour les quelques 538 entreprises que regroupe le GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales), l’année écoulée a été au diapason du salon du Bourget dont l’édition 2025 restera dans les mémoires comme l’une des plus impressionnantes. En 2025, tous les feux sont au vert. Tous les paramètres sont en hausse. La filière aéronautique et spatiale française affiche un chiffre d’affaires de 85,6 milliards d’euros (+11,9 %) et des exportations à un niveau record (59,4 Md€, +14,6 %). Les commandes atteignent 88,6 Md€ (+5,5 %), traduisant un niveau d’activité soutenu dans le civil comme dans la défense.
L’activité reste largement portée par l’aéronautique civile, qui représente 63,3 milliards d’euros, soit 74 % du chiffre d’affaires total, en progression de 11,9 %. Le secteur de la défense connaît également une solide progression avec 22,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+11,9 %), tirée notamment par les exportations, où il enregistre une croissance de 21 %. Le spatial, présent à la fois sur le volet civil et défense, affiche un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros en croissance de +10,8 %. Il confirme sa progression dans un contexte de transformation profonde du secteur, marqué par l’accélération de son industrialisation et par une concurrence internationale accrue.

L’année 2025 confirme que la filière aéronautique et spatiale demeure l’un des principaux moteurs économiques et industriels de la France. Elle confirme également sa place de premier contributeur à l’excédent commerciale e la France, avec un excédent commercial de 32,3 milliards d’euros.
Les entreprises du GIFAS ont recruté 21.300 personnes, dont 30% de femmes, l’année dernière. En partie pour compenser les départs, mais aussi pour accompagner la montée en cadence de la production. En conséquences, les effectifs ont progressé de +3,1% (soit 7.000 emplois nets) pour atteindre 230.500 emplois. Ce rythme devrait se maintenir en 2026. Le GIFAS table sur 20.000 recrutements.
En résumé, les entreprises du GIFAS sont armées pour affronter les turbulences générées par le conflit au Moyen-Orient dont il est encore impossible de prévoir les conséquences.