L'enquête montre (une fois de plus) l’importance des images prises par les passagers dans les enquêtes aéronautiques. Une caméra, destinée à imprimer un souvenir, devient en cas d'accident un outil permettant de restituer la chronologie des faits, les paroles prononcées à bord, la position des occupants et jusqu’au fonctionnement du moteur. ©BEA
Le BEA vient de publier son rapport préliminaire sur l’accident du Pilatus PC-6 (D-FIPS) de Tendemotion survenu le 28 juin 2026 à Nancy-Essey (11 morts). Si les causes de l’accident restent encore à déterminer, les enquêteurs disposent déjà d’une quantité importante d’informations. Aux données du Garmin GI-275 s’ajoutent notamment les images de téléphones portables prises depuis le sol et surtout les sons enregistrés par cinq caméras GoPro embarquées. De quoi reconstituer avec précision les quelques secondes qui ont précédé la perte de contrôle.
Le 28 juin 2026, peu avant 11 h, le Pilatus PC-6 (D-FIPS) décolle de la piste 21 de l’aérodrome pour une rotation de parachutisme. Il y a un pilote et dix parachutistes à bord. Quelques secondes plus tard, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) explique que « l’avion décroche de façon dissymétrique et entre en collision avec le sol. » Les onze occupants sont tués. Le rapport préliminaire, publié moins d’un mois après l’accident par le BEA, permet...