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Electro An 1 (5/5) – Le point de vue de l’instructeur avant / après le vol
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Depuis un an, une vingtaine d'aéro-clubs affiliés FFA ont testé pendant trois semaines le Velis Electro de Pipistrel. A Toulouse, l'un des instructeurs récemment lâchés sur l'avion électrique nous livre ses impressions avant et après son premier vol.

25.08.2021

Le premier Velis Electro de la FFA est arrivé à Toussus-le-Noble en octobre 2020. © FFA

En 2019, la Fédération Française Aéronautique (FFA) lançait son programme d'innovation et de test opérationnel grandeur nature de l'avion électrique avec la mise en place du premier Velis Electro à Toussus-le-Noble. Aujourd'hui, la FFA possède cinq avions électriques qu'elle loue aux aéro-clubs français, et aux écoles privées, intéressés par l'expérimentation. 20 aéro-clubs l'ont testé pendant quelques semaines et 90 d'entre eux se sont prononcés pour une expérimentation opérationnelle. C'est ainsi que l'ACAT (Aéroclub Airbus opérations Toulouse) et l'AUATBL (association des usagers...

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A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

18 commentaires

  • Jean-Mi

    J’ai vu voler le Velis électro à la Ferté-Alais samedi, juste après le Rafale… Humour du programme ? En effet, on ne l’entend absolument pas en vol, mais c’est parce que l’on est sourd après la démo RSD de Schuss…
    Contraste également entre le Rafale puissant et hyper dynamique, et le doux et paisible Vélis que l’on ne secoue pas, qui monte et descend doucement.
    Bon, pas de doutes, ça vole très bien vu d’en bas. J’espère bien, vu qu’il dérive directement d’un avion thermique déjà validé.
    Mais cette démo ne nous dis toujours pas comment on va se servir de cet avion.
    Point bonus : on l’a vu en vrai, pas que dans des communiqués de presse ! Bravo !

  • Le moteur électrique est supérieur sur beaucoup de points au moteur thermique. Le ferroviaire l’a bien compris depuis les années 1920 et aujourd’hui 95 % du trafic utilise la traction électrique.

    Ce qui pêche, c’est le stockage de l’énergie électrique pour les avions comme pour les voitures. Il faut actuellement 20 kg de batteries pour remplacer 1 kg d’essence !

    Sans un saut technologique majeur, ce n’est pas utilisable en l’état : trop peu d’autonomie, trop de poids.

    • Fbs

      Et dans votre voiture vous mettez 40 litres d’essence pour faire le plein. Dans un avion (4 places pour que ce soit comparable), on parle de 200 litres….du coup, ça peut passer avec la voiture en réduisant l’autonomie, mais l’avion n’a aucune chance de s’envoler plus que quelques minutes avec autant de lest…

      • totoro

        200 kg + 100kg de moteur = 290 de batt et 10 kg de moteur Elec.

        290 en batterie actuelle « au top » c’est 76 kWh
        de quoi voler un poil plus que « quelques minutes » mais au moins une bonne demie-heure pour un avion designé pour.

        ça deviendra effectivement interessant avec un doublement voir un triplement de la densité énergétique, ce qui est sur le point d’être industrialisé

    • totoro

      En fait c’est plutôt 13 : 1L = 10 kWh, dont 70% (archi minimum dans un cycle otto aéro) sont perdus en chaleur. On va considérer que 1L= 3kWh pratique. En face les meilleures li (kokam) sont à 265 Wh/kg , un moteur élec au top > 90% , donnent 238,5/kg.

      un litre = 12,6 kg de batterie. Moteur plus léger, écart à mettre dans la balance.

      ça c’est pour aujourd’hui, pour demain et après demain les premières cellules à 400/500 Wh/kg sortent des labos, le 1000 est en vue pour plusieurs pistes chimiques concurrentes (mais toujours avec du Li comme base)

  • Jean-Mi

    J’ai mon avis sur la mobilité électrique à l’instant T. Reste à voir à l’instant T+1 et T+10 et T+100.
    Je ne jette pas l’opprobre sur ceux qui essaient pour autant, j’en ai fait partie en aviation. Et je suis utilisateur de propulsion aéro électrique (planeur).
    Le tout est d’être objectif et d’avoir des éléments probant pour se faire une idée réaliste et factuelle. C’est le but de ce test avec les Velis de la FFA.
    J’ai par exemple essayé très récemment un van utilitaire 100% électrique. Fabuleux, superbe, puissant, confortable, classe… Remplacerait très bien mon van actuel (son ancêtre) si je ne quittais jamais la région parisienne en fait, à portée de prise de la maison si je ne veux pas poireauter une heure toute les 2 heures de route, ou en ne passant que par les autoroutes ou sont les prises de charge rapide (et je ne prend jamais les autoroutes à péage), ou il faudra quand même 45 minutes pour charger 80% de la batterie.
    Ha ben si, il y a un énorme problème : Il est interdit d’y accrocher une remorque ! Fin de l’essai, m’sieur, merci.
    Donc ?
    Ça existe le van 100% électro, ça marche superbement bien, bravo, mais ce n’est absolument pas adapté à mon besoin. Donc j’achète pas.
    Mais la technique progresse, semble au point, donc j’attend quelques années encore.
    Entre temps, l’électrique des voitures se sera développé, bien obligé par les états qui vont nous interdire de rouler « thermique » avant que l’on ait quelque chose se substituant. On saura alors si la technique et la logistique suivent ! Disponibilité des accus, des prises de recharge, des sources d’énergies.
    Ça va être pareil en aviation, et le Velis est un bel outil pour aller voir si tout cela est viable dans la vraie vie.
    Maintenant, si ça marche avec un Velis sur un terrain, est ce que ça marche quand y’en a 10 ?
    A suivre, avec intérêt.

  • jlangeard

    C’est inexploitable, juste un instrument politique, cher et inutile, plutôt que d’attaquer les sujets de front, nos dirigeants, à tort ou à raison, font la courbe du chien.
    Je ne leur jetterai pas la pierre, mais il est certain que l’électrique est une impasse de plus comme l’a été l’ATL et autres prédécesseurs .

    • PlasticPlane

      L’Inquisition était également certaine que la terre était plate. Pauvre Galilée 🙂

    • Joel

      Ben,ouais, et des solutions plus intéressantes ne sont pas envisagées/prises en compte/aidées. On préfère faire les paons devant l’électrique que d’affronter vraiment les problèmes.

    • totoro

      C’est tellement ignorer à la fois les intérêts de la chose dès aujourd’hui, et ce qui sort des labos , dès aujourd’hui aussi.
      ça démontre un tel manque de « vision » ce genre d’avis, et en tant que « nerd » de l’info, des transports, de l’énergie, j’en ai tellement lu et subi de ces tombereaux d’avis périmés.
      Combien de « ça marchera jamais » « ça remplacera jamais (placez ici votre objet/habitus/ tradition de boomer type) » : internet, achats en ligne, smartphone, photo numérique, audio-numérique, péloche, bagnole électrique, et maintenant aviation électrique.
      Quand vous roulez en EV depuis 7 ans en silence, puissance, charge à domicile pour 4 balles le plein et que jean-michel Ricard le voisin vous explique que sa Laguna est meilleure parce qu’il fait Paris-Beyrouth à 150 sans s’arrêter … y’a de la pitié mais aussi un peu d’écœurement.

      Oui, le cout des batt s’est effondré de X moins 10 en 8 ans, la densité réelle est passé de 110 à 265 Wh/kg, le LI-S sort des labos à 450-500 Wh/kg dès aujourd’hui, le li-graphène et silicium arrivent, deux pistes avec Chlore proposent du 1000 Wh/kg.

      Mais on te sort le laïus dirigeants, impasse bla bla bla alors même qu’on constate, de fait, sur la planète ENTIERE l’explosion mondiale du secteur EV en bagnole et bientôt camion.

      C’est plus de l’aveuglement c’est la rage du refus du changement.

      • Jean-Mi

        Le problème n’est pas tant un refus du changement qu’une prise de conscience que l’on veut nous interdire le thermique par posture, alors que les solutions alternatives sont encore dans les laboratoires.
        Actuellement, il y a des quantités de domaine du transport ou le thermique n’a pas de solution alternative valable, viable. Je parle de technologie d’abord, mais aussi d’économie (cout).
        Les camions 38T électriques ? Remplacés par le train ? Ha bon ? Et pour le dernier km ? Les bus électriques ? Ha bon ? Les rares tests on remplacés fissa par le gaz naturel.
        Voiture électrique ? Bien pour les bobos, inutilisable tous les jours pour quantités de cas pratiques bien réels.
        A moins de remettre en cause l’organisation de nos vies en profondeur.
        Par exemple en interdisant les VRP, ou les réunions en présentiel à plus de 50km de rayon. Ou en interdisant tout simplement de bosser à plus de 50km de chez soi, ce que font tous les jours des milliers de gens. Ma boite est à 40km de chez moi par la route, ou 1h45 par les transports en commun. Et je suis sur Paris.
        Il faudra alors penser à tripler ou quadrupler toutes les voies de chemins de fer pour absorber le trafic cargo et passager. Quadrupler le métro parisien et banlieusard qui est déjà saturé « avant ». Et reconstruire toutes ces petites lignes ferrées locales.
        Il faudra aussi penser à reconstruire les hôpitaux à moins de 50km des villes pour que les camions de pompier aient l’autonomie d’y aller. Remettre les magasins en centre ville, fermer les méga-complexes et les zones commerciales.
        Remettre aussi les usines proche des villes, autant en province qu’autour des grandes villes, pour qu’elles soient à portée de vélo, etc…
        Bref la mode est de faire tout en électrique très vite, d’interdire d’abord ce qui ne l’est pas, électrique, en refusant de voir les impacts journaliers directs et indirects.
        Prévoir aussi de fournie en énergie « partout » ces accus par milliers.

  • PlasticPlane

    Amis pilotes bonjour,
    Naturellement, on a le droit de penser ce que l’on veut de l’avion électrique. De là à l’écrire et le publier ex abrupto quand on est pilote, il y a me semble t il un pas.
    Si j’étais détracteur de l’aviation, je me ferais grand plaisir à argumenter mon propos avec certaines déclarations, du genre : chers électeurs, comment et pourquoi contester que l’aviation est durablement nuisible, puisque les efforts faits – soi disant – pour améliorer cette situation sont critiqués au sein même de la communauté aéronautique ?!
    Bon, comme on dit aujourd’hui, j’dis ça j’dis rien… Ah, si : j’espère que l’électrique est l’une des pistes qui nous permettra de voleter durablement dans les zazurs.

  • woodplane

    Le sujet du moment est déjà de sauver ce qui existe.

    L’aviation légère est attaquée par les écolos, les promoteurs, les politiques, la taxation sur le carburant, les collectivités, l’administration… et j’en oublie!

    Sans compter sur l’image de notre activité qui n’est pas bien vue par une partie de la population qui porte plainte systématiquement contre les nuisances sonores, par exemple.

    Mais aussi par les difficultés grandissantes pour maintenir en situation de vol nos avions dont les coûts d’exploitation et d’assurance vont vite devenir insupportables pour la majorité des aéro-clubs et des particuliers.

    Alors, l’avion électrique utilisable à l’identique d’un moteur thermique ce n’est pas pour demain, c’est juste un moyen de communication pour endormir les écolo-bobos et tenter de « verdir » notre activité qui ne représente que peu d’utilité aux yeux de nos détracteurs de tous poils.

  • stanloc

    Il faut 10 heures à un INSTRUCTEUR CONFIRME pour être lâché sur un avion électrique ? alors que la conduite moteur est simplifié ?
    C’est encore un repoussoir pour les futures élèves n’ayant pas de la fortune personnelle.

    • Jean-Mi

      Conduite moteur simplifiée certes, pilotage identique à tout avion certes, mais les procédures d’utilisation et surtout de secours doivent différer sur de nombreux point. Je ne suis pas surpris qu’une nouvelle technologie moteur demande un certain temps d’adaptation des instructeurs.

  • popoaviateur

    Attention de ne pas confondre LOUEUR (FFA) et LOCATAIRE ( utilisateur client).
    Cher, bruyant dedans, dangereux car dépourvu d’autonomie, ce (ces) prototype est inexploitable. Mais la démarche est intéressante et utile. Encore quelques années de patience….

    • Jean-Mi

      C’est justement le but de cette expérimentation : voir dans la vraie vie ce qu’il se passe avec des vrais gens sur de vrais aérodromes en circulation ouverte.
      Et donc se faire une idée de l’utilisabilité de ces avions électriques, au même titre que les voitures électriques.
      Je n’ai pas le compte prémium, donc j’ai pas l’article. Je suis surpris que cette série d’article « an 1 » dont on est au dernier épisode n’ai pas donné lieu à plus de commentaires. C’est quand même LE sujet du moment !

      • Rantet jacques

        C’est normal,c’est plus long et plus compliqué qu’une qualif A320.Et quand il y aura hélice à pas variable et train rentrant……Merci les écolos.On n’arrête pas le progrès !,,,,
        J’ai une pensée pour les jeunes qui vivent une période bien difficile.

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