Le Kodiak 100 d’Acadian Seaplanes accidenté sur l’East River le 5 juillet 2026. Les huit occupants avaient été évacués sans blessure. © NYPD
Le Conseil municipal de New York demande à la FAA et au NTSB de suspendre les vols d’hydravions du Skyport de Manhattan, le temps d’un examen de sécurité. Une initiative politique qui fait du bruit, mais qui ne cloue encore aucun avion à quai…
Les hydravions de Manhattan peuvent encore décoller. Mais pour combien de temps ? Deux élus du Conseil municipal de New York, Virginia Maloney et Lincoln Restler, demandent à la FAA et au NTSB de suspendre les opérations au Skyport de l’East River jusqu’à la réalisation d’un nouvel examen de sécurité. Pour l’heure, leur résolution n’a toutefois aucune valeur contraignante.
Le texte s’appuie notamment sur l’accident du 5 juillet 2026. Un Kodiak 100 d’Acadian Seaplanes, arrivant d’East Hampton avec huit personnes à bord, avait heurté une grosse vague à l’amerrissage avant de rebondir et de retomber durement. Un montant de flotteur avait cédé et l’appareil avait été sérieusement endommagé.
Problème : la résolution affirme encore que l’enquête est ouverte et évoque deux blessés légers. Des affirmation obsolètes, le NTSB ayant clot le dossier le 27 août : aucun blessé n’a été retenu et la cause probable est l’impact involontaire avec une vague, non détectée par le pilote en raison de conditions de lumière réduisant les contrastes sur la surface de l’eau. Aucun dysfonctionnement mécanique n’a été relevé.
Derrière l’argument sécuritaire se dessine surtout un vieux contentieux autour des hydravions à Manhattan. Bruit, proximité des immeubles et gêne ressentie par certains riverains alimentent depuis longtemps les critiques. Virginia Maloney avait d’ailleurs déposé, deux semaines plus tôt, un texte consacré aux nuisances sonores du Skyport. Dans ce contexte, l’accident de juillet ressemble moins à la révélation d’un risque nouveau qu’à une occasion commode de relancer une opposition déjà bien installée…