Yves-Marie Guillaud, président de la Fédération française de parachutisme a été mis en retrait pour deux mois après la polémique née de ses déclarations sur le crash du Pilatus PC-6 de Tomblaine. © FFP
Trois jours après le crash du Pilatus PC-6 de Tomblaine qui a coûté la vie à onze personnes, le conseil d’administration de la Fédération française de parachutisme a décidé la mise en retrait de son président, Yves-Marie Guillaud. En cause : des déclarations jugées prématurées sur les causes possibles de l’accident.
Réuni en session extraordinaire, le conseil d’administration de la Fédération française de parachutisme (FFP) a décidé de mettre son président, Yves-Marie Guillaud, en retrait pour une durée de deux mois, jusqu’au début du mois de septembre.
Cette décision fait suite aux propos tenus lors d’une conférence de presse organisée au lendemain du crash qui a coûté la vie à 11 personnes, à Tomblaine. Alors que les enquêtes technique et judiciaire venaient tout juste de débuter, Yves-Marie Guillaud avait estimé qu’il était « de la pure folie » d’embarquer autant de personnes à bord d’un Pilatus PC-6 Porter. Écartant l’hypothèse d’une défaillance technique, il avait également avancé celle d’une erreur de pilotage liée au réglage des volets au décollage.

A noter que l’accident a impliqué une société privée, indépendante de la FFP. Certains observateurs ont vu dans les propos du président de la FFP des règlements de comptes inopportuns. Les déclarations du président ont suscité de vives réactions dans le milieu du parachutisme. Une pétition réclamant sa suspension avait rapidement recueilli plus de 2.200 signatures.
Dans un communiqué adressé à ses licenciés, la FFP reconnaît que « des erreurs de communication ont malheureusement été commises » et regrette des propos « tenus sous le coup de l’émotion, mais qui n’avaient pas leur place dans un moment où le recueillement se veut prioritaire ». Le conseil d’administration présente également ses excuses aux personnes, professionnels et structures mis en cause, et précise qu’il s’en remet désormais exclusivement aux conclusions des enquêtes techniques et judiciaires en cours. Une nouvelle réunion est prévue début septembre pour décider des suites à donner.