Avec le Vortex-S proposé à l’ESA, Dassault Aviation et OHB ambitionnent de renforcer les capacités spatiales de l’Europe. © Dassault Aviation
Dassault Aviation et OHB annoncent qu'ils s'associent pour proposer à l'Agence spatiale européenne (ESA) un avion spatial polyvalent, le Vortex-S, capable d'effectuer des allers-retours vers les stations spatiales et des missions orbitales autonomes (vols libres), en collaboration avec un certain nombre d'autres partenaires européens.
Ensemble, Dassault Aviation, en tant qu’architecte du Vortex-S et intégrateur global de l’avion spatial, et OHB, en tant qu’architecte et intégrateur du module de service, formeront l’équipe centrale du projet proposé à l’ESA. L’avionneur précise que « des discussions sont en cours avec d’autres grandes entreprises spatiales européennes afin d’élargir l’équipe pour ce projet qui fera progresser l’avenir de l’Europe dans le domaine de la mobilité spatiale. »
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Dassault tire sa légitimité dans ce pojet, de par son expérience acquise une première fois lors de sa participation au programme européen Hermes, (abandonné en 1992 suite au refus de financement des Allemands), et acquise une seconde fois lors de sa collaboration au démonstrateur de rentrée dans l’atmosphère IXV, piloté en 2015 par Thalès Aliena Space pour le compte de l’ESA.
Et c’est Thales Aliena Space que l’on retrouve aux commandes du programme Space Rider, proposé à l’ESA en concurrence avec VORTEX, mais beaucoup moins médiatisé que ce dernier.
Le terme « avion spaciale » prête à confusion. L’engin n’atteindra pas son orbite d’évolution avec sa propre propulsion. Il sera placé à l’extrémité d’une fusée à l’image du projet européen Hermes, avorté au début des années 90.
Le retour se fera en planant telle la navette spaciale US.