A bord d'un A320 d'Air France à Orly, une ère révolue depuis ce 28 mars 2026. © F. Marsaly
Air France a, ce weekend (28 mars 2026), quitté l'aéroport d'Orly où elle opérait depuis des décennies. Une page d'histoire s'est tournée. Désormais c'est à Transavia d'assurer les vols intérieurs tandis qu'Air France se recentre sur sa plate-forme de correspondaces de Roissy-CDG.
Le commandant de bord du dernier long-courrier Air France, un Boeing 777 à destination de la Réunion, a adressé un message émouvant aux contrôleurs aériens d’Orly alors qu’il effectuait l’ultime décollage d’un long-courrier d’Air France avec LFPO noté sur le plan de vol ce samedi 28 mars 2026 : « au nom de tous les pilotes d’Air France, merci pour toutes ces années de belles trajectoires et de contrôle humain ! »
Ce n’est donc pas sans émotion que...
Un commentaire
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Snif ! Encore une balle tirée dans le pied. À cause de nos chers écolos, verts au dehors, rouges en dedans, on a laissé un boulevard à EasyJet et d’autres. Mais le dimanche à Orly, sur l’aéroport, j’avais débarqué de ma province en 1967. Je découvrais mon école… nationale, logée dans des bidonvilles – demi-tonneaux -, vestiges du passage des Yankees en 1944. Tout était cassé, les sanitaires et le chauffage ! On nous avait donné deux couvertures SNCF par élève pour les nuits d’hiver. Moi je rêvais d’Air France, pas de SNCF ! En outre, cet hiver-là, 1967-68, la piste sud était en réfection. Résultat, les avions au décollage passaient juste au-dessus de la zone de nos bidonvilles… Il y avait encore des Breguet Deux-Ponts qui faisaient l’Algérie, des DC-3 et DC-4 de la Postale de Nuit. Et puis des Lockheed Starliner remisés au milieu du terrain, en face de la vieille aérogare encore debout… Et un jour j’ai décollé d’Orly avec ma Caravelle, cet avion dont mon vélo demi-course et moi rêvions derrière la clôture à Blagnac quelque 15 ans plus tôt. Un jour on m’a fait découvrir Roissy-en-France. J’y avais fait le second vol commercial officiel. Cela m’avait rappelé « Waterloo, ô sombre et morne plaine… » Il n’y avait qu’un gros tas de béton, tout rond, tout con au milieu de cette lande triste, sans arbre. Même les contrôleurs aériens étaient désorientés. Il y avait déjà des taxiways partout et on s’y perdait. Ah ! mais non, pas par là ; c’est sens interdit ! – Ah bon, mais il y a que nous et c’est le deuxième tour qu’on fait autour du camembert. – Mais c’est pas un camembert, c’est votre aérogare ! Break, break ! C’était un temps où les voyages formaient la jeunesse. Snif !