(AG 2026 AFH. Lac de Vassivière) © Gil Roy / Aerobuzz.fr
C’est un endroit qui ressemble au Canada. Le lac de Vassivière se cache dans l’ouest du Massif central, au cœur d’une forêt dense. C’est sur ce plan d’eau sauvage que l’Association française d’hydraviation (AFH) a organisé son rassemblement annuel 2026.
Une fois l’an, à l’occasion de leur assemblée générale statutaire, les fédérations aéronautiques ont l’habitude de réunir leurs adhérents dans un amphithéâtre, voire un palais des congrès. Pour l’Association française d’hydraviation (AFH), ce passage obligé est l’opportunité de découvrir, chaque fois, un nouveau site. Cette année, les membres de l’AFH se sont retrouvés, le week-end du 8 mai 2026, sur les bords du lac de Vassivière, dans le Limousin. Pour la grande majorité d’entre eux, c’était une découverte.

La pratique de l’hydraviation en France est contrainte. Une occasion comme celle-ci ne se rate pas. Il existe deux hydrobases permanentes dans l’hexagone, l’une sur le lac de Biscarrosse, et l’autre sur l’étang de Berre, le long de l’aéroport de Marseille-Marignane. Mais dans les faits, l’activité de loisirs (formation comprise) se concentre sur la première, la seconde étant plus particulièrement dévolue aux entrainements des Canadair de la Sécurité civile. Toutefois, d’un point de vue réglementaire, une hydrobase est ouverte à la circulation aérienne et accueille indifféremment avions et ULM. La France compte également une poignée d’hydrosurfaces, accessibles sous conditions aux avions et aux ULM. Ce maillage léger limite la pratique. C’est ce qui explique que les pilotes soient à l’affût d’opportunité de découvrir de nouveaux sites.

Monter un dossier pour obtenir la création d’une hydrosurface temporaire, comme c’est le cas à chaque assemblée de l’AFH, est un parcours du combattant. Il arrive que celui qui a en charge cette mission trébuche sur la dernière marche. Comme ce fut le cas en 2025, en Savoie où le préfet s’est déchargé de la responsabilité de l’Etat, sur le membre de l’AFH qui portait de dossier. Une condition inacceptable qui a contraint l’association à abandonner le site du Bourget-du-Lac pour aller se poser en plein centre-ville de Vichy.

En 2026, bien que le lac de Vassivière s’étende sur deux départements (la Creuse et la Haute-Vienne), le double feu vert préfectoral a pu être négocié. Sept hydravions ont convergé vers ce site remarquable. Il y avait trois PA-18 (deux d’Aquitaine Hydravions et un de HMB Aviation). C’étaient les seuls avions. Les quatre autres appareils étaient des ULM, dont deux amphibies modernes, un Flywhale d’Aildor et un Seamax venu d’Espagne où l’hydraviation se développe lentement. Il y avait également un MD03 Transat Aerolac, un autre amphibie historique venu du Périgord. Maurice Delpech, le constructeur de cette machine, était présent. Il y avait enfin, un Savannah sur flotteurs, venu de Suisse.
Pour 2027, l’AFH espère bien pouvoir tenir son assemblée générale, sur le lac du Bourget. Un endroit beaucoup moins sauvage que le lac de Vassivière, mais un environnement alpin qui confèrera au rassemblement annuel un caractère exceptionnel. En septembre 2025, deux hydravions ont été autorisés à évoluer sur ce lac, le plus grand de France. Et tout s’est bien passé. Encourageant.










