Accueil » Aviation Générale – brèves » Un Cessna 210 perd son moteur au décollage, le pilote sain et sauf

Un Cessna 210 perd son moteur au décollage, le pilote sain et sauf

Le Cessna 210 N1329U sur le dos, sans moteur

Un avion sans son moteur après un accident : une vision relativement courante. Mais ici, le moteur s'est détaché avant la chute… © bureau du shérif de la paroisse d'Ascension

Un Cessna 210 est tombé dans un champ peu après son décollage de Louisiana. La cause de l'accident est inhabituelle : le moteur s'est détaché en vol ! Le pilote, seul à bord, est sorti par ses propres moyens avec des blessures légères.

C’est un accident peu courant qui s’est produit à l’aéroport régional de Louisiana, ce mardi 13 octobre vers 5 h du matin. Le Cessna 210 N1329U est retombé quelques secondes après son décollage. En arrivant dans un champ, il a basculé sur le dos. Cependant, son pilote, âgé de 74 ans, ne souffre que d’une coupure sans gravité à la tête.

Jusqu’ici, rien ne semble extraordinaire. Mais l’élément remarquable, c’est que le moteur pourrait avoir abandonné l’avion avant l’accident. En effet, sur les photos publiées par le bureau du shérif de la paroisse d’Ascension, le groupe motopropulseur est proprement détaché de son support. Il a fini sa course à une trentaine de mètres de la cellule.

Le moteur de N1329U détaché de l'avion
Les agents du shérif de la paroisse d’Ascension ont retrouvé le moteur à une trentaine de mètres de la cellule. © bureau du shérif de la paroisse d’Ascension

Évidemment, il est impossible de tirer la moindre conclusion à ce stade. Toutefois, les premiers témoignages semblent clairs : la séparation du moteur n’est pas une conséquence, mais la cause de l’accident. Le NTSB devra donc déterminer les origines de l’événement : mauvais boulonnage, rupture du bâti, tensions anormales ?

Un autre élément remarquable est que l’avion semble avoir atterri de manière relativement contrôlée. Certes, en l’absence de passagers, il devait être proche de la limite de centrage avant. Mais la disparition des quelque 200 kg du Continental IO-520 a dû faire reculer brutalement le centre de gravité. Conserver le contrôle dans ces conditions n’a pas dû être simple.

Franck Mée

Fasciné par tout ce qui vole, du calopteryx à l'Antonov 225, Franck Mée est pilote privé depuis 2016 et instructeur depuis 2025. Il partage son temps libre entre la photo des buses et milans qui survolent la Charente, le Velis Electro exploité par l'aéroclub d'Angoulême, et les commentaires en direct de la chaîne JumpSeat.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires sont reservés aux Abonnés premium

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.