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L’EC120 diesel se pose à St Victoret

Son programme d’essais terminé, l’hélicoptère EC120 développé par Eurocopter puis AIrbus Helicopters dans le cadre du programme Clean Sky entre au musée de Saint-Victoret

10.08.2018

Le dernier vol de l’EC120 diesel. Conséquence d’un partenariat profitable avec Airbus Helicopters, le musée de St Victoret est de plus en plus à l’étroit… © Daniel Liron

Encore une prise de choix pour le musée de St Victoret ! Après l’Ecureuil posé au sommet de l’Everest et le X3, la commune riveraine de Marignane vient de recevoir l’unique EC120 équipé d’un moteur diesel. Chez Airbus Helicopters, on préfère parler de « moteur à fort taux de compression » pour ce démonstrateur technologique développé dans le cadre du programme européen Clean Sky. L’appareil a effectué cinq heures de vol, démontrant au passage la justesse des choix techniques. A ce propos on relira ici l’article de Thierry Dubois.

Fidèle à ses convictions, l’EC120 a fait son dernier voyage le 26 juin 2018 sur un camion… diesel qui l’a délicatement déposé à l’entrée du musée. Il a ensuite été glissé au chausse-pied (faute de place disponible, les pales restent pour l’instant démontées) entre les deux appareils sus-cités, l’Ecureuil de Didier Delsalle et le X3.

Voici une raison supplémentaire de visiter le remarquable musée de St Victoret, porté par une municipalité qui aime les machines volantes et se donne les moyens de les présenter au public. Le musée actuel devrait être prochainement agrandi avec un deuxième hangar et il se dit que le maire voudrait même installer un appareil sur chaque rond point de la commune !

St Victoret, la ville qui va vous faire aimer tourner en rond…

Frédéric Lert

5 commentaires

  • TGVF

    Oui, 5H c’est bien trop peu… Mais les commentaires du Bar de l’Aviation, sans connaissance du sujet et de son contexte, ne peuvent que brouiller les pistes…
    Est-ce que le projet de l’EC120 « High Compression Engine » a atteint ses objectifs techniques, à savoir démontrer une réduction radicale de la consommation de carburant sans compromettre les performances opérationnelles de l’aéronef? Il semble que la réponse est oui, d’après la comm Airbus-H faite après ces vols. OK, on peut toujours enjoliver la réalité mais l’agence Clean Sky dispose des moyens de vérifier et a même distingué le consortium en charge du moteur comme l’un des 3 meilleurs parmi les centaines de projets de recherche qu’ils soutenaient en 2015 (cf. « Best Clean Sky Project Award 2015 », E-news Skyline n°16).
    L’article de T. Dubois de 2012 signalait déjà un problème de difficulté budgétaire, c’est peut être de ce coté qu’il faut chercher le pourquoi du seulement 5H. Personne ne connaissant un peu les mécanismes de soutien à la recherche de Bruxelles ne peut laisser croire que les industriels gagnent de l’argent avec ces subventions qui prennent la forme de participation a posteriori aux coûts réels induits. Les aides publiques ne peuvent en aucun cas excéder 50% du coût total du projet établi au départ (c’est l’OMC qui le stipule); les règles et audits de contrôle de l’UE sont extrêmement stricts et nombreux pour ne pas dire tatillons. Donc si le coût réel a dérapé comme c’est souvent le cas avec les démonstrations en vol, Airbus-H a peut-être écourté le projet pour ne pas supporter sur fonds propres des surcoûts inacceptables.
    D’autre part, quid des perspectives du marché? L’EC120 de série s’est mal vendu, et Airbus-H a annoncé l’arrêt de sa production, dont acte. Ce n’est sûrement pas le bon cheval pour un lancement commercial de motorisation diesel (qui fonctionne au Jet A1 et pas au gasole, soit dit en passant) .
    Et quid du partenariat industriel pour produire un moteur nouveau et spécifique hélico? Faire un beau démonstrateur de moteur est une chose, l’industrialiser en est une autre et demande un business case attractif pour justifier l’investissement. Dans le petit monde global des motoristes aviation générale, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus…

  • Pilotaillon, adepte de philosophie aérienne

    C’est le secret Français : il y a autant de sectionneurs que de spectateurs aux matches.
    Quand il s’agit de s’y mettre, alors -« courage, fuyons ! ». Il reste à celui qui est nommé soit de réussir l’impossible, soit de se faire hacher menu, pour ne pas dire lyncher.
    Alors oui c’est la bonne question : pourquoi 5H ?
    A priori, ex Eurocopter ne sont pas des amateurs, ou alors qui peut expliquer comment on peut devenir ce leader mondial ?
    Il y aurait peut-être à redire sur les productions du service presse Airbus Hélico et la contextualisation des ces 5H, cela éviterait des débats épiques au bar de l’escadrille…
    Ou alors Baptiste, faites-nous rêver en nous disant pourquoi, sans commencer par un jugement !

  • Avant de dire « 5 h, la honte « 
    Je dirais plutôt : 5 h seulement, pourquoi ?
    Qui aurait un début de réponse ?

  • Baptiste

    5h… la honte

  • Cyril Lambiel

    Ah ben on peut dire qu’il est maintenant à sa place!

    Un EC-120 « normal » étant déjà sous-motorisé, de là à lui monter un « plot » tournant au mazout, fallait tout de même pas espérer découvrir le fil à couper le beurre!

    Par contre, comme le citait très bien Mr Dubois dans son article de 2015 « Le projet fait partie du programme européen de recherche technologique Clean Sky, d’un budget total de 1,6 Md€. »

    Voilà peut-être la démonstration de l’efficience de l »EC-120 au mazout: une belle pompe a subventions!
    Après des essais ayant « totalisé » 5 heures de vol (sic!), on peut dire que le partage du « budget de 1.6Md€ a dû rapporter une timbale qu’aucune exploitation d’hélico ne sera jamais à même de générer à l’heure de vol!

    Belle prouesse….administrative, bureaucratique et économique!

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