Environ 10 tonnes, 30 heures d’endurance, 45,000 ft de plafond opérationnel, 500 km/h, jusqu’à 2,3 tonnes d’armement, deux turbopropulseurs Catalyst de 1 500 ch… l'Eurodrone peine à convaincre. © Airbus Defence & Space
En réorientant massivement ses investissements vers les drones tactiques, la France acte un virage doctrinal majeur. Sans être abandonné, l’Eurodrone apparaît de plus en plus décalé face aux réalités opérationnelles… et à ses propres limites.
Dévoilée le 8 avril 2026, l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM 2024-2030), ne laisse guère de place au doute. Le ministère des Armées annonce un effort prioritaire sur les drones et munitions télé-opérées, avec 2 milliards d’euros supplémentaires et une enveloppe globale de 8,4 milllards visant à équiper chaque unité. Le message est limpide : place aux systèmes nombreux, déployables rapidement et consommables, loin des plateformes rares et coûteuses.
Dans ce contexte, difficile de ne...
2 commentaires
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L’époque de Macron, « en même temps », on ne sait pas quoi faire, on temporise, on dépense ..
L’Allemagne n’a pas l’air non plus de déborder d’enthousiasme pour l’Eurodrone puisque en janvier elle a commandé pour la Deutsche Marine, le SeaGuardian au près de Général Atomics.