
Sept heures de vol direct entre Bordeaux et Montréal dans une saucisse taillée pour les vols moyen-courrier, c’est l’aventure de l’homme moderne. Seulement voilà, l’âge venant, le plaisir de l’aventure à tendance à se transformer en corvée. Quoi qu’il en soit, si l’on reste dans le domaine aéronautique, le sujet des vols long-courriers dans des monocouloirs reste intéressant à aborder. Quoi de mieux que d’embarquer dans...
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C’est le grand paradoxe d’Airbus qui n’avait pas parié sur le transport point à point, et avait misé sur le système des hubs, en concevant l’A380.
Et voilà que l’avionneur européen se retrouve champion des liaisons directes, aux quelles il n’avait pas cru, grâce à l’A321 et ses variantes LR et XLR, sans rivals dans ce domaine.
Aujourd’hui Airbus prévoit un doublement du trafic passagers d’ici 2045, sans imaginer un quelconque ralentissement infligé par les émmissions de CO2.
Aura-t-il cette fois raison ?
Oui, c’est du vécu, mais il manquait le fantasme nocturne de la complice couverture avec une Emmanuelle comme voisine. Dommage ! De mon côté je n’avouerai qu’un CDG – Buenos Aires sur la dernière rangée d’un 747, là où la cabine se rétrécissant il n’y avait que deux sièges sur le côté gauche (comme à droite) où je me retrouvais avec un touriste de 2 mètres de long et sûrement près de 200 kg comme voisin… un sumo longiligne ! Ne pouvant loger ses jambes devant lui, il avait mis la droite dans l’allée – ça allait encore ! -, mais la gauche dans mon espace intime (pas d’emballement, c’est une façon de parler). Quant à l’accoudoir central, il avait purement et simplement disparu. Je renonçais à le déclarer objet perdu au steward de l’arrière qui était lui-même assez perdu – il devait venir du moyen-courrier. Je n’eus comme recours que de passer 13 heures de vol collé au hublot. Oui 13 heures… juste de quoi, pour un retraité ayant tout de même payé sa place, de rêver au temps béni du siège de gauche aussi, mais celui tout à l’avant dans la terrasse du haut avec plein de breloques et une fenêtre vers le futur devant lui, quand j’avais du pouvoir, que j’étais fringant et… (bien) payé. Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, que n’ai-je tant volé que pour cette infamie !…