Le SCARA redoute que le triplement de la TEITLD envisagé par le gouvernement en 2027 coûte 300 M€ aux compagnies aériennes. © Aéroports de Paris
Suite à la proposition du gouvernement de tripler la Taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA) affirme qu’au final ce seront les compagnies aériennes qui devront payer.
Le SCARA rappelle que « la Taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), lors de sa mise en place en 2024, était initialement « destinée à capter une partie des « superprofits » des concessionnaires d’autoroutes sans pénaliser leurs clients. Afin de pouvoir être mise en place, elle avait été étendue aux aéroports dans un texte qui ne comportait pas de garde-fou interdisant aux aéroports de la refacturer à leurs clients, compagnies aériennes ».
Le SCARA affirme qu’en 2025, « sur les 140 M€ de TEITLD dont il a dû s’acquitter sur ses superprofits, le groupe Aéroports de Paris (ADP) a ainsi refacturé 100 M€ aux compagnies aériennes dont 60 M€ aux seules compagnies françaises. Si le triplement de cette taxe en 2027 se confirme, elle coûtera 300 M€ aux compagnies aériennes qui sont loin de réaliser des superprofits, voire même de simples profits. »
Les compagnies autonomes redoutent que les 300 M€ s’ajouteront aux 600 M€ de Taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). « Au total, 900 M€ de TEITLD et de TSBA seront prélevés sur les compagnies aériennes pour financer des infrastructures qui ne les concernent pas (ferroviaires, routières, maritimes et fluviales) ou pour renflouer les caisses de l’État, dans un contexte particulièrement difficile pour les compagnies aériennes qui doivent faire face à la flambée du prix du kérosène ».
En conséquence, le SCARA demande que les textes régissant la TEITLD soient amendés dans la loi de finances 2027 pour correspondre à la déclaration du communiqué de presse du ministère des transports qui énonce : « Avec cette mesure, le Gouvernement entend répartir l’effort de redressement des comptes publics, en faisant davantage contribuer les actionnaires de ces sociétés, sans faire peser d’effort sur les usagers.»