Lors d’une conférence de presse organisée en Floride, le NTSB a indiqué qu’une vingtaine d’enquêteurs travaillaient sur l’accident du Learjet 60 N722BD et qu’une possible désintégration en vol faisait désormais partie des hypothèses examinées. © NTSB
L’enquête sur le crash du Learjet 60 N722BD, qui a fait neuf morts le 1er novembre en Floride, prend une nouvelle tournure. Le NTSB évoque une possible désintégration en vol, tandis que le rôle de la météo reste à déterminer.
Suite à l’accident du Learjet 60 qui a fait perdre la vie à ses neufs occupants, le 1er novembre en Floride, le NTSB examine l’hypothèse d’une désintégration d’un ou plusieurs éléments de l’appareil avant l’impact. Des éléments auraient été retrouvés hors de la zone d’impact, constituant un champ de débris d’environ 800 sur 640 m. L’avion a frappé le sol presque verticalement, creusant un important cratère dont la profondeur est estimée à environ 2,4 m, sans confirmation officielle à ce stade.
Rempli d’eau après les pluies, il complique la récupération de l’épave pour la vingtaine d’enquêteurs qui travaillent sur place.
Par ailleurs, contrairement aux premières informations, une personne au sol a été blessée : un automobiliste qui se situait à proximité immédiate de l’impact a subi une blessure à la jambe.
La météo reste enfin une question centrale. L’équipage avait signalé du givre jugé « gérable », de la turbulence et des précipitations. Le NTSB cherche encore à savoir si le jet a réellement pénétré un orage actif et quel rôle ces conditions ont joué dans la perte de contrôle du Learjet 60.
L’appareil devait réglementairement être équipé d’un CVR (enregistreur des voix du cockpit), mais le NTSB n’a pas encore confirmé qu’il ait été récupéré ni que ses données soient exploitables.