Le Learjet 60 N722BD qui s’est écrasé le 1er novembre 2026 en Floride devait relier Austin, au Texas, à North Eleuthera, aux Bahamas. Les neuf occupants ont perdu la vie. (photo d'archives) © Bombardier
Un Learjet 60 reliant Austin aux Bahamas s’est écrasé dimanche 1er novembre 2026 en Floride, tuant les neuf personnes à bord. Quelques instants avant l’impact, l’équipage avait signalé du givre, de la turbulence puis une descente incontrôlée en survitesse.
Le Learjet 60 immatriculé N722BD, construit en 2004, avait décollé d’Austin-Bergstrom à destination de North Eleuthera. Vers 12h49 locales, il s’est abîmé près de Greenacres, dans le comté de Palm Beach. Malgré l’impact en zone résidentielle, dimanche soir le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a confirmé qu’aucune victime ni même aucun blessé n’était à déplorer au sol.
Les échanges avec le contrôle aérien de Miami font froid dans le dos… Après avoir indiqué gérer un « givrage léger » et une « turbulence modérée », l’équipage signale des précipitations et demande à remonter au FL370. Peu après l’autorisation, un « Mayday » retentit. La pilote annonce d’abord 10.000 ft/min en descente, puis une survitesse avec plus de 20.000 ft/min en descente.

Quelques secondes plus tard, elle annonce « Nous allons nous s’écraser ! », 60° en piqué et 22.000 ft/min, avant un dernier message : « Nous n’avons plus le temps ! ». Quelques secondes avant l’impact, les données Flightradar24 indiquent une descente ayant dépassé 32.000 ft/min, mais cette valeur, issue des données ADS-B, devra encore être confirmée par les enquêteurs du NTSB.

Des cellules orageuses actives étaient présentes dans la région et l’appareil aurait traversé l’une d’elles. Mais à ce stade, rien ne permet d’établir un lien direct avec l’orage. Seuls une analyse approfondie des enregistreurs, des données météo et de l’épave permettra de déterminer si le givrage a joué un rôle déterminant ou simplement accompagné une autre défaillance.