Helios Horizon en vol : ce Pipistrel Taurus profondément modifié est devenu, selon ses concepteurs, le premier avion électrique piloté à voler avec des batteries à électrolyte solide, dont les cellules affichent une densité énergétique de 410 Wh/kg. © Helios Horizon
Helios Horizon revendique le premier vol piloté d’un avion électrique alimenté par des batteries à électrolyte solide. Réalisée sur un Pipistrel Taurus profondément modifié, l’expérimentation porte la densité énergétique des cellules de 260 à 410 Wh/kg et ouvre de nouvelles perspectives pour l’aviation électrique.
L’info était presque passée inaperçue… Pourtant, elle est de taille et pourrait permettre à l’aviation électrique de franchir un cap majeur ! Helios Horizon n’est manifestement pas champion de la communication. Mais à choisir entre faire savoir et savoir-faire, l’équipe américaine semble avoir choisi son camp. Et ce qu’elle vient de démontrer mérite largement que l’on s’y attarde…
Le 5 juin 2026, à Zephyrhills en Floride, Miguel Iturmendi, fondateur et pilote d’essai d’Helios Horizon, a effectué une série de courts vols à bord d’un motoplaneur Pipistrel Taurus modifié. Aujourd’hui, l’organisation revendique ainsi le premier vol piloté d’un avion électrique alimenté par des batteries à électrolyte solide. Ces essais visaient notamment à valider en vol la masse, le centrage et l’intégration du nouveau système.

Les nouvelles cellules affichent 410 Wh/kg, contre 260 Wh/kg pour les précédentes lithium-ion, soit un gain proche de 60 %. Helios annonce également une recharge à 80 % en moins de 15 minutes et espère augmenter encore de 40 % leur densité énergétique d’ici deux ans.
Le Taurus modifié dispose en outre de cellules photovoltaïques sur les ailes et peut récupérer de l’énergie en descente, son hélice entraînant alors le moteur utilisé comme génératrice. Déjà monté à 24.000 ft (7.315 m), Helios Horizon vise désormais des vols stratosphériques au-delà de 40.000 ft (12.200 m).
La démonstration reste celle d’un appareil expérimental et de vols courts, mais les 410 Wh/kg mesurés au niveau des cellules donnent un aperçu concret de ce que les batteries solides pourraient changer pour une aviation électrique encore lourdement pénalisée par la masse de ses accumulateurs.